Sep 042011
 

Je suis une fille qui a le coeur sur la main [1], tu me connais, du coup quand j’ai pu épargner au MeuFeuCeu [3] la location d’un studio pour un tournage, ayant la hauteur de mur suffisante et une configuration pas trop moche, on leur a proposé de “prêter” la maison.

On est un peu des fous oui, on ose faire des choses que le commun des mortels il oserait pas. Du coup on s’est retrouvé avec six personnes qui ont débarqué un vendredi soir pour préparer un peu le terrain: installer des projos, faire sauter les plombs pendant l’installation, tester les lumières, manger du poulet curry [4] et causer image visuelle

Burn, baby burn
Si tu allumes la dernière mandarine, avec un peu de chance tu (re)feras sauter les plombs...

Dans la théorie, on devait aller se coucher relativement tôt histoire de commencer le tournage a 8h petante (ou en tout cas être déjà debout et au moins en train de manger), dans la pratique, après s’être couchés a 3h30 passées, ce fut genre une heure plus tard que les gens étaient levés)[5]

Après une nuit tranquille Emile, brans-le bas de combat, on se met des allumettes dans les yeux, du café dans les veines et c’est parti mon kiki, on répète une première dernière fois, passage obligé au maquillage pour les acteurs, option 3 tonnes de make up pour camoufler les conteneurs sous-orbitaires [6], test de résistance des câbles a la traction pour l’équipe technique (bah oué, trop facile de se prendre les pieds dans un câble de mandarine), surtout dans une équipe ou il y a quand même au moins 3 SASIens, un qui s’y refuse mais se qualifie quand même de boulay, et un SASien honoraire découvert sur le tard.

Fin des répétitions donc, on commence le tournage. Trois comédiens sur la plateau (ouééé comment j’me la pète a utiliser des termes techniques), le son est ok, les caméras tournent.
Premières prises, l’un d’eux sorts du champ assez souvent, pendant qu’une autre se fait tabasser consciencieusement par l’équipe des barbus [7].
Poursuite, on fait avec les moyens du bords pour empêcher les gens de sortir du cadre, même si pour celà je dois payer de ma personne et manquer me faire écraser (mais non pas avec joie. Nan j’ai pas vu de prunelles pétiller à l’idée de me shooter (ahaha, elle est bien bonne celle la [8]) dedans. Nan pas même Rosy qui parlait comme point de repère de mes hanches voluptueuses.
Sur les pavés, le dragon, sur le dragon votre serviteuse.
Aux croix noires, les acteurs

Et on continue, les premières séquences sont dans la boîte, après des prises plus pro les unes que les autres (ahem), ou les fous rires sont légions et les piquages de textes entre acteurs courant.
Rush suivants, il ne reste que deux acteurs, causant dans un langage incompréhensible pour le commun des mortels, imaginant les effets spéciaux qui arriveront en post-prod, plus vrai que nature, transformant le salon en lupanar pour dés

[C’est trop choquant désolée, je n’ai pas de photo illustrant celà]

Et c’est la suite, dans mon esprit brumeux, il ne se passe plus grand chose… Je me rappelle vaguement d’une pause bouffe sandwich faits par un nain, de raccord maquillage, de réglages de derniers détails technique (et le poulet, on le cuit sous les blondes ou les mandarines, ou carrément au barbec?)[9], depuis le début il y a eu quelques pauses histoire de laisser refroidir un peu la pièce, toute cette chaleur humaine et spotorale [10], faisant couler trop rapidement les maquillages

Et les séquences s’enchaînent, avec plus ou moins de bonheur, des prises de sécurité qui parfois s’éternisent, mais on atteint la perfection ou presque, entre les sautages de plombs aléatoires
Tu es content de me voir, ou c’est juste ta groooosssse pelle que je vois?
Quoi ma pelle, qu’est-ce qu’elle a ma pelle?

Pendant que certains tournent, d’autres s’occupe de la cellule animation et en profite pour taper sur plus petit qu’eux, parce que bon, au mfc c’est sérieux, s’il y a moyen de s’entraîner a se mettre sur la gueule pendant un tournage, il y aura toujours des volontaires pour payer de leur personne.

Tu vas voir ta gueule toi, une fois que j’en aurai fini avec toi
Huhuhu, même pas peur d’abord

[1] Oui, l’expression, en réalité non, je n’ouvre pas la poitrine des gens pour leur prendre le coeur et le mettre sur ma main.
Je sais, tu es déçu tu m’imaginais violente et tout mais en fait non, pas a ce point la. [2]
[2] Parce que de toute façon, même si c’était le cas, j’irais pas crier sur tous les toits que je joue a Dexter hein.
[3] Le MFC donc, ASBL sympa qui fait des tas de choses comme des animations pour grands,petits et moyen, pour mariage anniversaire, enterrement et team building. Service de qualité et pas cher. Moyennant gros financement possibilité d’enterrer les ennuis dans les bois
[4] Celui-là même que j’ai mis deux heures a préparé et dont j’ai mis/mettrai la recette sur le blog.
[5] Ouais, même qu’on pouvait jouer a celui qui aurait la tête qui fait le plus peur
[6] Communément appelés cernes, mais bon directement c’est moins classe
[7] Ah ouais, pour comprendre, fallait être là hein
[8] Nan mais si, tu peux pas test, tu sais la différence entre shooter (en photo, par exemple) et shooter (dans un ballon)
[9] Huhuhu, oui j’insiste, mais pas au point de me faire taper merci
[10] Venant de l’éclairage donc

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