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Kyoto et alentours – Partie un

Le réveil est douloureux: comprendre j’ai passé ma nuit et a mourir et mon état de fraicheur au petit matin est de toute décomposition. Résultat: pendant que les autres prennent le métro jusque Shin-Osaka puis le shinkansen jusque Kyoto moi je reste mourir à l’hôtel une bonne partie de la matinée. Puis on prend le taxi jusque la gare. 30 minutes ou le mec a eu l’impression de conduire une momie entre deux musées.

Prise du train, arrivée a Kyoto. On cherche un peu l’hôtel, heureusement il est a quelques centaines de mètres de la gare. On pose les bagages et on profite que je vais mieux pour partir à la découverte de la ville. Heureusement, pour éviter de mourir sous le cagnard, les bus sont climatisés et avec le ticket journalier a 500yens, ca nous permet de nous déplacer facilement et en toute tranquilité. Bonus, y a beaucoup de chance d’avoir une place assise, le maillage des transports en communs est assez impressionnant.

Mais que peut-on faire à Kyoto? Et bien en première place, la visite des temples est une bonne idée. On en trouve quasi à chaque coin de rue. Et le mélange d’ancien et de neuf se marie parfois si parfaitement bien qu’on ne le voit pas au premier coup d’oeil.

Toits de style ancien et magasins modernes
Toits de style ancien et magasins modernes

Comme dans toutes villes, il y a des magasins. La spécificité du coin, c’est qu’il y a pas mal de loueurs/habilleurs de kimonos, permettant de parer les femmes (et les hommes) puis de les prendre en photo. Seuls bémols, c’est cher et ça prend du temps.

Tu veux voir mon gros kimono?
Tu veux voir mon gros kimono?

Nous avions décidé en ce premier jour de faire le temple de Kiyomizu-dera, l’un des plus célèbres temple de la ville, connu pour sa terrasse a pilotis sur flanc de colline, décidément très impressionnante. Et prisée par pas mal de monde

Il fait chaud, il fait beau, il a fallu mérité d'arriver la et les places sont chères....
Il fait chaud, il fait beau, il a fallu mérité d’arriver la et les places sont chères….

Mais pour arriver jusque là, il faut monter les petites ruelles tortueuses de Kyoto, avec ses magasins aussi bien de bouffe que d’articles et surtout, surtout, le magasin Totoro, caché au fond d’un café. [1]. Et l’afflux de touristes, en plus des voitures. Ce qu’en ex-citadins, on fait les doigts dans le nez.

En plus, tu as le charme des gens en yukatas, voir kimono pour certaines
En plus, tu as le charme des gens en yukatas, voir kimono pour certaines

Une fois arrivé en haut, c’est le dragon qui nous salue.

Encore des touristes? Mais y a que ça ma parole
Encore des touristes? Mais y a que ça ma parole

Une fois les tickets achetés, on déambule dans les différents étages du temple et de ses jardins. Il y a pas mal de monde et pas mal de petites choses a acheter, allant des prédictions aux charmes protecteurs. Vu qu’il n’y a pas de petits profits, les offrandes sont aussi les bienvenues et si tu veux tenter ta chance avec les rochers de l’amour, il t’en coutera aussi quelques yens.

Mais késakos ces rochers? Ce sont deux pierres séparées de quelques dizaines de mètres qu’il faut rejoindre les yeux fermés. Si on y parvient, après avoir donné son obole, on devrait savoir qui sera notre grand amour de la vie.

Inutile de dire que c’est un jeu fort prisé et que les groupes de jeunes se suivent, en aidant leur poulain du mieux qu’ils peuvent => “a gauche, a droite, avance, stooooooop.” Avec forces rires et commentaires

Nous on visite tranquilous. J’ai le teint verdâtre, mais globalement ça va. Je suis même présentable pour faire une photo avec Merlin. Même que je le demande gentiment en [mauvais] japonais à une jeune fille en yukata, shiashin o toru, onegai shimase? Elle se plie a l’exercice en souriant. Ouf j’ai pas du faire de gros imper.

On croise des statues un peu partout, dont Monsieur Lapin, qui tentaient de s’échapper, sûrement parce qu’il avait voler des tas de carottes au mec qui le poursuit avec un bâton

Ben quoi? Je suis conteuse ou pas?
Ben quoi? Je suis conteuse ou pas?

Il faut avouer que la structure même du temple est impressionnante. Aussi bien a l’interieur, ou les photos ne sont pas permises, que la terrasse ou sont agglutinés de tas de gens. On rajoute a ça les cricris monstrueux des insectes et c’est un calme tout relatif qui nous entoure

Et les jardins et forêts derrière le temple laissent présagés d’une chouette balade. Surtout la pagode rouge, la bas derrière, perdue dans un écrin de verdure.

Mais si, le petit strotch rouge, la plus ou mons au milieu de l'image
Mais si, le petit strotch rouge, la plus ou mons au milieu de l’image

Après la visite on se dirige vers le chemin qui serpente entre les arbres. Directement, la foule se dilue et on peu se promener sans être serrés les uns contre les autres. A un moment le sentier bifurque, soit on revient vers la fontaine et le pied du temple, soit on part en dehors du domaine. C’est cette dernière option qu’on choisi, pour finalement aboutir un a cimetière.

Calme et zenitude
Calme et zenitude

On resdecend vers le temple, divers points de vues s’offrent à nous, dont certains de toute beauté. Tu excuseras mon peu de talent photographique, mais je crois que pour m’améliorer j’aurai besoin de cours

Faut admettre, d'un peu plus loin la vue est splendide et les touristes moins les uns sur les autres
Faut admettre, d’un peu plus loin la vue est splendide et les touristes moins les uns sur les autres

Pour rester sur les détails, il est marrant de voir des japonaises en yukata, geta, les cheveux bien coiffés parés de bijoux et le petit sac kawai d’époque, mais les orteils vernis aux petits oignons, le petit détail qui tue et qui allie jeunesse et ancienneté. Moi ça m’éclate [2]

Chanter avec une voix de mignons:  "Tes doigts de pied , ma cédaient les betailes ,  Y  les doigts, la polaire , tu es jolie et tous  Tes doigts de pieds"
Chanter avec une voix de mignons:
“Tes doigts de pied , ma cédaient les betailes ,
Y les doigts, la polaire , tu es jolie et tous
Tes doigts de pieds”

Et puis c’est le petit chemin serpentant entre les arbres jusqu’à la fontaine qui recueille les eaux de la rivière Otowa-no-taki, qui se divise en trois jets. La coutume veut que le visiteur se purifie et boive [3] à chacune pour obtenir santé, longévité et succès dans les études.


Alors déjà, l’espèce de tasse a long manche (hishaku) pour recueillir l’eau est difficilement maniable dans la foule. Ensuite, la pression du jet qui se jette dans la vasque pourrait te l’arracher des mains si tu ne fais pas attention. Pour finir la foule attends (im)patiement que tu es fini ton tour pour pouvoir passer aussi, parce qu’il faut avouer que c’est une “attraction” très prisée, surtout vu la chaleur.

Amour, gloire et beauté (à quelques détails près mais ne chipotons pas), ça se mérite
Amour, gloire et beauté (à quelques détails près mais ne chipotons pas), ça se mérite

On refait doucement demi-tour, passons par la pagode

Petite pagode toute délicate
Petite pagode toute délicate

Repassons devant la grande cloche à l’entrée du sanctuaire
Celle là quand elle sonne, on doit l'entendre de loin
Celle là quand elle sonne, on doit l’entendre de loin

Repassons un petit sanctuaire, avec son torii si reconnaissable
Impressionné? Non,  mais n'empêché, c'est joli
Impressionné? Non, mais n’empêché, c’est joli

Et doucement nous devons quitter le temple et sa végétation luxuriante pour revenir en ville, non sans un dernier regard sur le point de vue
Ouais, va falloir redescendre tout ça et retrouver la foule citadine
Ouais, va falloir redescendre tout ça et retrouver la foule citadine

Evidement Loup en a profiter pour faire de son nez et causer avec un lointain cousin, menaçant de nous mettre en retard

Wesh, couzin, bien ou bien?
Wesh, couzin, bien ou bien?

On redescend donc, flânons un peu dans les rues, un petit tour dans un parc, ou nous trouvons un peu d’ombre pour nous poser une heure ou deux quelques minutes et discuter de la suite du programme, à savoir que mange-t’on ce soir

A l'ombre de mon arbre, je sieste heureuse
A l’ombre de mon arbre, je sieste heureuse

C’est Setchaya qui nous parle d’un resto du coté de Gion, qui ne sert qu’un plat unique,une sorte d’okonomyaki, rempli de dessins votifs limites érotiques limite porns, où un mannequin en yukata accompagne chaque tablée et dont la statue à l’entrée est un gamin qui va se faire mordre le fondement par un chien. Rien que ça.

Tu nous connais, n’écoutant que notre coté glauque, on s’est précipités, mais avant ça, et pour reposer nos pieds douloureux, un tour à la rivière sur le bord de laquelle on peut enlever ses chaussures et profiter de l’eau fraiche pour se reposer et papoter. Le lieu est prisé, vu la difficulté a se faire une place, mais on y parvient

Rooooh oui, c'était bon. Pieds trempés quelques longues minutes et tu es prêt a refaire 10km sans aucun soucis.
Rooooh oui, c’était bon. Pieds trempés quelques longues minutes et tu es prêt a refaire 10km sans aucun soucis.

En plus il faut avouer que la vue sur la rivière quand tu tournes la tête n’est pas dégueux
Ca se laisse voir
Ca se laisse voir

Ensuite on se traîne jusqu’au restaurant, Issen Yoshoku

Je t'ai pas menti, c'est la réalité vraie :p
Je t’ai pas menti, c’est la réalité vraie :p

Bon alors clairement, y a du monde, le personnel est pas super sympa et il faut payer a la réception de la commande. Le plat n’est pas a se taper le cul par terre, mais d’après les autres ça se laisse manger. En ce qui me concerne, mon estomac était parti faire un tour loin de moi
Bonjour, vous marinez chez vos harengs?
Bonjour, vous marinez chez vos harengs?

Hey, mais la littérature est sympa dans le coin
Hey, mais la littérature est sympa dans le coin

Bon c'pas toussa, mais bon appétit hein, vu que mon humaine de compagnie ne peut rien manger
Bon c’pas toussa, mais bon appétit hein, vu que mon humaine de compagnie ne peut rien manger

Et puis c’est l’heure de rentrer, jusqu’à l’hôtel dans le noir. Je me sentais KO en me couchant, ca sera la pire nuit/Journée de ma vie ou quasi. Le jour d’après je suis restée couchée jusque 16h, sans rien pouvoir faire qu’avoir mal, vomir et dormir, demandant qu’on m’achève charitablement, après avoir pousser Merlin à aller visiter la ville sans moi, histoire que la journée ne soit pas perdue pour tout le monde. Quand je me suis remise, vers 18h, après un repas de boulettes de riz, on a été quand même un peu marcher dans le quartier, découvert les petites rues étroites et tortueuses de Kyoto, les sanctuaires et temples popant un peu partout, et notre premier chat.

Après ça, c’était fini et j’étais sur pied pour visiter le sanctuaire d’Inari et pour toute la suite du séjour. Et heureusement, parce que la suite a envoyer du lourd.

[1] Cherche pas, c’est normal au Japon
[2] Oui je sais, je suis bonne à enfermer. Mais j’assume totalement ma folie
[3] Reccueillir l’eau de la main droite, verser sur la main gauche, changer de main verser sur la main droite, rechanger de main verser de l’eau dans la main gauche et l’amener à sa bouche, remouiller sa main gauche puis laisser l’eau s’écouler a la verticale. Gare a toi si tu te trompes de sens. C’est très sérieux et c’est le rituel de purification shinto

Osaka et alentours (J2-J3)

Il était prévu qu’on reste deux nuits à Osaka avant de partir vers Kyoto.
Après avoir bien profité de la soirée, la première nuit s’est déroulée d’une traite et le lendemain, trois d’entre nous partait vers Himeji et son château.

Motivés. Sauf que j’avais pas prévu DU TOUT que les filles m’avaient laissé un petit cadeau de départ, histoire que je me souvienne bien d’elles, sous la forme d’une énorme gastro fulgurante, qui m’a laissée en plan pendant trois jours, me laissant penser que j’allais claquer et me faisant demander si mon assurance couvrait le rapatriement [1]

Gastro qui s’est déclarée évidement un peu avant de prendre le train, après s’être tapé une demie heure de métro et qu’on était partis pour facile 1h30 de tchouktchouk.
Alors que mon estomac tentait de divorcer de moi de façon totalement horrible: mix d’alien et de la remontée des saumons lors du fray. Heureusement pour moi, les désordres n’ont été que d’ordre stomacal. Je peux donc te dire que j’ai testé pour toi vomir discretos [2] dans un sac plastique au milieu de la gare de Shin-Osaka, sans rien laisser soupçonner aux gens autours de nous, pendant que la pauvre, pour préserver son anonymat, nous l’appelleront Babadouk, essayait de se pousser pour qu’on ne voit pas qu’on était ensemble.

Arrivée du train, un superbe Shinkansen, au nez effilé, aux sièges confortables et inclinables, a l’airco réglable et je comate jusqu’a l’arrivée, un sac à vomis près de moi, ocazou.

Il faut dire que dehors il fait particulièrement chaud, genre 33° et que le taux d’humidité est aux alentours de 95%. Un vrai sauna, et quand on a l’estomac qui tente de reprendre sa liberté, ça n’aide pas.

On sort de la gare, devant nous, à deux kilomètres, le château, visible dans la brume. On se dirige vers lui, à petits pas de bigotes

Un bus pourrait nous y amener, mais c’est payant, puis ça nous permet un peu de découvrir la ville.

Pour le chateau? Ben il suffit de lever la tête en fait
Pour le chateau? Ben il suffit de lever la tête en fait

On arrive dans l’enceinte du château. Les douves, le pont, et le bâtiment qui nous surplombent sont vraiment impressionnants.

Du monde? Non je ne vois pas de quoi tu parles. Arrête de raler, il fait beau en plus
Du monde? Non je ne vois pas de quoi tu parles. Arrête de raler, il fait beau en plus

On se promène dans les jardins et arrive la première partie de la visite ou il faut se déchausser. Les planchers étant antiques et vénérables, les lieux de déchausse, tels les temples et autres maisons sont légions. On nous fourni donc un sac ou mettre nos chaussures et c’est partie pour la découverte du long couloir, bâtiment d’époque, extrêmement long. Des enfilades de pièces avec vue sur le parc du château et moultes objets exposés. Il fait aux environs mourir. Près des fenêtres ouvertes des groupes de gens se posent pour capter un peu de l’air moins chaud de dehors.

Le parquet est glissant en chaussettes,en cause certainement le vernissage du bois fait par un psychopathe du brillant et vu que je suis a deux doigts de tourner de l’oeil, je me traine de pièce en pièce en regardant et puis en m’accroupissant dès que je peux.
J’avoue avoir végété bien dix minutes devant une maquette dépeignant l’évolution des environs depuis avant l’avènement du château jusqu’à nos jours.
Quand on ressort de là, une nana me voyant a l’état de loque post-humaine me file une bouteille de pocari sweat, boisson qui deviendra ma compagne de route pour tout le voyage; pour éviter que je ne meurs là, sur la dalle ou on remet ses chaussures.

On continue a monter, vu que le château se trouve au sommet d’une colline.
C’est là qu’avisant un banc, le seul qu’on aura croisé, je m’affale et leurs dit de me laisser mourir là, j’attendrai qu’ils reviennent de leur visite.
L’endroit est plaisant et calme, j’ai vu sur le château et une brise régulière vient me susurrer à l’oreille que je ne mourrai pas tout de suite.

Le cadavre sur le banc? Oui c'est moi, non je ne suis pas encore morte, veuillez ne pas m'incinerer
Le cadavre sur le banc? Oui c’est moi, non je ne suis pas encore morte, veuillez ne pas m’incinerer

Sur les quasi deux heures que dureront leur visite, je comate, assise sur mon banc, passant par des phases d’endormissements avec pour compagnie les cris des oiseaux et le bruit de la foule, silencieuse, mais pas trop qui monte a l’assaut du château. Ah, et de quelques personnes venues s’assoir près de moi, le temps se de reposer.

Quand finalement, ils reviennent me chercher, une guide, voyant ma figure verte et en vrac, nous raccompagnera a contre sens vers la sortie, avec moultes courbettes et “genki desuka?” espérant que je ne lui claque pas entre les doigts.

A la sortie des figurants en costumes d’époques se prêtent au jeu des photos

Greuha, You shall not pass. Ou à peu près
Greuha, You shall not pass. Ou à peu près

Même qu’ils sont un peu insistant pour prendre des photos avec les enfants et les touristes. Je suis gentille, je t’épargne celles avec moi
Roger, nous avons un groupe de gaijins devant nous, je répète, gajins à deux heures
Roger, nous avons un groupe de gaijins devant nous, je répète, gajins à deux heures

Grace à ce petit intermède je me sens un peu mieux, et peut donner à Loup toute latitude pour faire ses photos

Bwahahaha, cest moi le maitre du chateau, tremblez pauvres mortels
Bwahahaha, cest moi le maitre du chateau, tremblez pauvres mortels

C’est intéressant de voir le nombre de statues se dressant sur le chemin entre le château et la gare. Des statues de toutes sortes, hommes, femmes enfants, plus ou moins habillés.
Loup qui n’avait plus vu Lagluante© depuis deux jours s’est mis en tête que l’une d’elle était sa maîtresse, il a été assez difficile de l’en déloger

Mais puisque je vous dis que c'est Lagluante, laissez moi ici bordayl!  >_<
Mais puisque je vous dis que c’est Lagluante, laissez moi ici bordayl! >_< [/caption]

On peut noter aussi que le dépaysement par rapport à la Belgique est moindre et peut se faire attendre, on a la solution pour se sentir malgré tout chez soi [3]
[caption id="attachment_3388" align="aligncenter" width="695"]Une petite gauff' au suc'? Une petite gauff’ au suc’?

Retour par le train et métro, ou j’ai pu remarqué chez certaines le soucis du détail quant à l’accordage de leur chaussures avec les chaussettes

T'as pas de paillettes? Tu peux pas test...
T’as pas de paillettes? Tu peux pas test…

C’est a peu près la que j’ai découvert le hashtag #OnlyInJapan, qui allait me poursuivre tout le long du trajet. Que ça soit les toilettes et leur utilisation disons,… aléatoires aux premiers essais, les statues bizarres, les gens aux comportements bizarres, les situations cocasses à poils dans les onsens [4], les nons sens, enfin toutes des choses dont je te parlerai ultérieurement et un paquet d’anecdotes que je compile.

Pour entrer simplement, et vu qu’on peut en trouver un peu n’importe où, même en Belgique, c’est dire, le mur d’escalade exterieur sur un grand immeuble, que t’as qu’une envie, voire ou est l’entrée et aller tester

Tu as foiré ton jet de résistance, allez, viens à moi maintenant.
Tu as foiré ton jet de résistance, allez, viens à moi maintenant.


Je veux je veux je veux.. je *Baf*  On dit pas "je veux, on dit je voudrais"
Je veux je veux je veux.. je *Baf*
On dit pas “je veux, on dit je voudrais”

Pour la suite et fin de la journée? Retour à Osaka, visite de ses rues et galeries commerçantes, bourrées de monde à tout heure du jour et de la nuit, histoire de te donner un avant-gout de Tokyo
Non mais vraiment, tu me crois pas? Attends, vidéos prises par mes soins, 100% pas retouchées. Quand on parle du bruit qui peut se faire étourdissant, c’est une belle illustration. Que ce soit le brouahaha de la rue, ou les différentes personnes qui beuglent à qui mieux mieux dans leur micro, répandant leur boniments en contrepoint des jeunes voulant faire connaitre leurs talents de chanteurs.


Même que tu dois faire attention en même temps à ne pas foncer dans les gens, ne pas te faire foncer dedans et ne pas perdre un truc par terre, auquel cas il sera lamentablement piétiné jusqu’à ce que mort s’en suive

Et puis c’est le moment dont Muriel Robin ne parle pas dans son sketch. Je pense sincèrement, au vu de nos expériences japonaises, qu’il est plus facile de diviser une addition en six, que de trouver un restaurant ou on puisse tous manger. Particulièrement à Tokyo et sans réservation #Yolo.

Certains restos sont spécialisés, d’autres plus généralistes, c’est dans l’un de ceux là qu’on se dirige ce jour là. Très bon. Il faut savoir qu’au Japon dans à peu près n’importe quel resto, de la gargote de quartier au shabu-shabu prestigieux, en été on te fournit une serviette (chaude ou froide) dès que tu arrives pour te rafraîchir un coup, ce qui au vu des températures n’est pas du luxe. Et que généralement l’eau et/ou le thé te sont fournis gracieusement. En plus du système old school de sonnette pour appeler le serveur une fois que tu es prêt à commander. Que ce soit via les menus en full japonais, avec ou sans dessins, en anglais, ou via la vitrine avec ses répliques de plats plus vrais que nature.

Ce soir là, on s’est divisé entre bouffeurs de ramen/udon et c’était diablement bon. La commande s’est passé sans encombre et personne n’a été là pour vérifier si on mangeait bien tout convenablement, [5] et c’est la panse repue qu’on est reparti affronter la nuit et ses danger

Udon froide et tempura. Un vrai délice
Udon froide et tempura. Un vrai délice

MES ramens au K-nard, bas les pattes ou j'te bouffe.
MES ramens au K-nard, bas les pattes ou j’te bouffe.

Quels dangers me diras-tu. Le Japon est un pays extrêmement sécuritaire ou tu ne risques rien. C’est vrai. TOI tu ne risques que rien. Ton pognon par contre, c’est une autre affaire. Entre les trucs kawaii et pas trop chers [6], les salles d’arcades pleines de jeux et peluches qui ne demandent qu’a se faire attraper par des pinces qui curieusement n’y mettent pas du leur,elles

Atrapay les tous, 100yens l'essai. Tu en dépense 2000 que t'as rien vu venir
Atrapay les tous, 100yens l’essai. Tu en dépense 2000 que t’as rien vu venir

Les jeux style mario Kart, Resident Evil, dans une pièce sombre avec banquette vibrantes et araignées qui te sautent a la gueule; Setchaya a essayé une fois, plus jamais il a dit, on a cru mourir de peur. Et pourtant c’était en 2D. Je l’ai refait plus tard avec Babadouk en 3D, et c’était encore plus flippant.

Puis après c’est Merlinou qui à traumatisé les japonais présents en faisant un high score au tape-taupes en utilisant la méthode dite de la Brute Berserk [7]

Tu ne vas pas crever, VDB? ... En fait si
Tu ne vas pas crever, VDB? … En fait si

Je ne te parlerai pas de la simulation de taiko ou j’me suis amusée comme une petite folle en martyrisant ce pauvre tambour et en faisant un score pas trop dégueux.

La nuit est encore jeune, qui dit ville, dit loisirs branchés, comme le karaoké \o/

On va tout cassay, c'est le karaokayyy \o/
On va tout cassay, c’est le karaokayyy \o/

Nous voici donc à tester notre premier karaoké, avec un gars a l’accueil ne parlant pas du tout anglais. On se débrouille avec nos maigres connaissances en japonais pour savoir s’il y a aussi des chansons anglaises => utau? english?

Apparemment c’est le cas, on prend notre ticket et c’est parti pour une demie-heure, dont on prendra la première partie pour comprendre comment marche la tablette pour envoyer les chansons. Facilement en fait, c’est juste nous qui ne sommes pas doués, et puis c’est parti par la folie, on chante comme des gorets qu’on égorge, dans cette pièce capitonnée a l’odeur de tabac froid et au charme désuet des années 70, avec boissons à volontés et tambourins pour accompagner le chanteur.

Hey Mister Tambourine Man, play a song for me
Hey Mister Tambourine Man, play a song for me

Pour ce premier opus, on n’a pris que des valeurs sûres. Blondie, Madonna, Adèle, …

Note le subtil sous-titre en katakana et le charme désuet du décor
Note le subtil sous-titre en katakana et le charme désuet du décor

Le téléphone de la pièce sonne, il est déjà temps de redescendre. On paye en effet a la fin et à la durée. Du coup on aurait très bien pu prolonger, mais il se fait tard et la fatigue se fait doucement ressentir. D’autant que le jour d’après se révèle chargé [8]

On retraverse les galeries et direction l’hôtel et sa superbe vue pour la nuit.

Il faut avouer que le décor des plafond était vraiment bien sympa, plein de miémières
Il faut avouer que le décor des plafond était vraiment bien sympa, plein de miémières

Et pour terminer sur un wtf, admire le sac là au milieu, oui oui, le felindra, tête de tigre, que mon chéri il a pas voulu que je m’achète [9]

Félindra, tête de tiiiiiiik'
Félindra, tête de tiiiiiiik’

Et je ne pourrai pas te laisser sans te parler du pachinko, sorte de flipper vertical japonais qui fait un bruit de fous, a plein de miémières et fait ressembler ses devantures a un truc pour enfant sage, vu comment tellement c’est pire à l’interieur

[1] De cadavre, vu l’état de décomposition avancée dans lequel je me trouvais.
[2] Merci les grossesses et leurs lots de vomissements multi-journaliers qui m’ont appris à vomir sans faire de bruits. Je me demande a quel niveau de compétence ça se place.
[3] En vrai on a pas essayé, on venait d’arriver au Japon. On l’aurait vu genre au quinzième jour, on se serait bien laissé tenter, pour voir.
[4] Qui peuvent être un chouya traumatisant quand tu fais ton 90C minimum ^^;
[5] Cela te sera raconté plus tard dans un post “anecdotes japonaises”
[6] Coucou Hello Kitty, Coucou Sailor Moon, coucou Capsule Corps, coucou Pokemon
[7] Comment ça “j’exagère” et ce n’est qu’une rentabilisation des coups?
[8] Je te mentirai pas, tous les “jours suivants” le seront en fait.
[9] On se demande bien pourquoi

Intro Japon

Depuis toute petite, un peu grâce ou à cause du Club Dorothée puis de Glénat, Dargaux et les autres, j’ai envie de partir au Japon. D’ailleurs je m’y étais préparée: découverte de la culture, apprentissage de la langue avec Setchaya et Watanabe Sensei [1], prévu des choses à voir, imaginé le voyage, bref, je trépignais d’impatience à l’idée de partir depuis au moins 20 ans.

Du coup, quand finalement s’est profilé l’occasion de partir, j’ai sauté dessus, et c’est à six qu’on s’est envolé le vendredi 15 juillet vers la capitale du pays du soleil levant; avant de prendre directement après un autre avion vers Osaka.

Alors inutile de dire que ça va parler Japon pendant quelques posts. Du coup si ca ne te dis pas, ne lis pas, regarde juste les photos (ou pas). Du reste, ça serait quand même dommage de ne pas lire parce qu’il va y avoir du lourd niveau anecdote.

Niveau pratique, on s’est adressé à une agence pour nous faire les réservations d’hôtels, d’avions et le railpass, petit ticket bien pratique nous permettant de prendre quasi tous les train de la JR et de réserver nos places gratuitement (sans ça, il y a un supplément de 5€ et le train au Japon, c’est pas donné)

Pour les filles, on les avait casées chacune chez une paire de grand-parents histoire que tout le monde survive et que personne ne s’étripe.

L’avion était à 21h. Quand on est arrivé a l’aéroport, déposés vite fait sur le parking, Lagluante© telle la grande de sizans&demie qu’elle était a retenu ses larmes en nous voyant partir.

Passer la sécurité, les bagages et les controles s’est fait sans soucis, et pour une fois, mon nom n’est pas sorti de la machine en annonçant une grande criminelle, pour changer.

Vu qu’on avait plein de temps, on s’est posé pour un ptit Starbuck en parlant de ce qu’on allait faire une fois là bas. C’est là que Loup et Ketsu en on profiter pour se faire la malle et prendre le contrôle de mon appareil photo.

C'est à bouarre à bouarre à bouarreuuuuh. C'est à bouarre kilmefooooo  (oui il est un peu stressé en avion)
C’est à bouarre à bouarre à bouarreuuuuh. C’est à bouarre kilmefooooo
(oui il est un peu stressé en avion)

Casse toi de là, le sucre,c'est pas pour les K-Nart
Casse toi de là, le sucre,c’est pas pour les K-Nart

Une fois installés dans l’avion c’est parti pour 12h de vol. Heureusement on avait les places à coté de l’issue de secours, donc plein d’espace pour les jambes. Bon après, 12h de vol c’est long, très long. Alors quand tu dois t’enquiller encore 2h pour arriver a destination, c’est un tantinet rebutant.

Oh mais quelle jolie vue, vraiment. Mais c'est bon maintenant, vire moi de ce  pu*** de hublot.
Oh mais quelle jolie vue, vraiment. Mais c’est bon maintenant, vire moi de ce pu*** de hublot.

Heureusement, on avait un peu de battement entre les deux vols et une charmante hôtesse pour nous guider dans le dédale de Narita pour prendre le second vol. D’autant qu’il fallait récuperer les bagages, passer la sécurité, redonner les bagages et être a l’embarquement à temps. Epreuve réalisée avec succès [2]

Une fois à Osaka, trouvé le bon bus qui nous ammenerait vers l’hotel, prendre les tickets et pour ça comprendre la machine qui les vends.

Alors si mon japonais ne me trompe pas, ce serait plutôt par là...
Alors si mon japonais ne me trompe pas, ce serait plutôt par là…

Se diriger vers le bon bus limousine qui devraient nous ammener a quelques centaines de mètres de l’hôtel
Facile je te dis, bus JR pour Nanba.
Facile je te dis, bus JR pour Nanba.

Et enfin trouver l’hôtel qui se trouvait au sommet d’une tour de magasins, lui même un dédale complet. Le tout sans internet, mais avec une carte japonaise tagguée [3].
Ce fut sportif, stressant, mais j’avoue, la vue de la chambre valait bien tout ces désagréments, et avant de descendre manger, on s’en est mis plein les mirettes.
De toute beauté, vraiment
De toute beauté, vraiment

Je suis le maitre du monde MOUAHAHAHAHAHA (bon maintenant repose moi, j'ai le vertige)
Je suis le maitre du monde MOUAHAHAHAHAHA
(bon maintenant repose moi, j’ai le vertige)

Pour manger, on s’est laissés guidés par nos pas dans les ruelles d’Osaka, remplies de monde, de crabes,

Bienvenue au crabe croustillant
Bienvenue au crabe croustillant

de poulpes

Vous avez demandé Chtulhu? Ne quittez pas.
Vous avez demandé Chtulhu? Ne quittez pas.

pour finalement se laisser tenter par de délicieuses okonmiyakis dont on a fait qu’une bouchée. Et qui était vraiment très très très très bonne, j’en salive encore rien que d’y penser.
Bon on a du attendre longtemps pour les avoir, ce qui nous a encore permis de rire et dire des tas de conneries
Bon alors, ça vient?  J'ai faim.
Bon alors, ça vient? J’ai faim.

De saliver quand les premières sont arrivées mais que nous on devait encore attendre les notres
On salive
On salive

Laissez moi manger, j'ai faim moi >_<
Laissez moi manger, j’ai faim moi >_< [/caption]
Avant de finalement se jeter sur les notres et de se remplir la panse avec satisfaction.
[caption id="attachment_3378" align="aligncenter" width="597"]On coupe sur la plaque et on met dans l'assiette, Itadaikimasu On coupe sur la plaque et on met dans l’assiette, Itadaikimasu

Pour finalement retourner à l’hôtel, fatigués et heureux, le ventre rempli et rêver à nos aventures japonaises…

[1] Qui ne s’est jamais remise du fait que j’ai pu avoir un enfant et encore moins une petite blonde aux yeux bleus, totemo kawaii en kimono
[2] Contraiement à ceux sur le retour qui devaient partir sur Manchester ou Geneve depuis Zaventem et qui ont loupé leur correspondance à cause du retard pris a Narita
[3] Mon conseil? Ne crois pas leurs cartes. Jamais. Non seulement elles sont orientées n’importe comment avec le nord aléatoirement en bas, a gauche, à droite, en haut parfois, rarement, mais en plus, elles sont pas toujours précises ou a l’échelle.