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Et oui, on dit toujours que les cordonniers sont les plus mal chaussés, ça marche aussi pour ceux qui font leurs sites eux-même.

Donc si vous êtes tombés ici pour écouter le podcast d’histoires je conte jusqu’à toi, c’est sur l’image qui faut cliquer 🙂

https://lendewell.com/histoires/

Sinon vous pouvez aussi lire le blog, même s’il n’est plus nourrit depuis longtemps, y a pas mal de rigolades dedans 🙂

L’escape game “Ecole de la Mort”

Aujourd’hui dans les pitoyables aventures de Tata Lolly, j’ai testé pour vous “L’escape Room de l’école de la mort”.

Ingredients:
– une école de 400 élèves environ , réparti sur deux étages et dans deux bâtiments bien distincts mais néanmoins communicants
– Une dizans a aller chercher à 11h pour un rendez-vous chez l’ortho à 12h15 (oui faut aller jusqu’à Liège pour ça, c’est loin un peu m’voyez)
– Des chaussures a la semelle glissante, c’est important pour la suite.

Etape 1:
– Sonner à la Porte des Bannis (aka, la porte de la honte par ouske tu passes quand t’es en retard ou en dehors des heures d’ouverture de la grille)

– Attendre…
– Attendre encore en te trémoussant en rythme parce que ca caille
– et puis: Parlez
Parlez dans l’hygiaphone
T’as pas besoin d’sonner
Demande à l’interphone
(de rien pour la pourriture de ton mood) Heureusement que la personne en face qui répond est loin et connait Téléphone

– Répondre qu’on vient chercher la dizans, puis comme en prison la porte s’ouvre avec son bzzzz caractéristique

Etape 2:
– Rentrer et attendre… Ah ben y a personne pour venir me chercher… Ah ben merde, c’est laquelle déjà la classe de ma gamine? (oui, une réunion de parents c’est pas suffisant pour s’en souvenir)

– Après avoir fait tout le tour des bâtiments (just kidding, une semaine ou deux au paravant, j’avais apporter ses gatals d’annif dans sa classe ET je me souvenais que c’était au 2e à l’autre bout du monde)

Etape 3:
– Récupérer la gamine, descendre les escaliers, vouloir sortir par la Porte des Bannis
– Se rendre compte qu’elle est verrouillée et que y a un code
– Passer de la poudre sur le digicode pour tenter de trouver le dis code et se faire taper sur l’épaule par un éducateur qui nous demande ce qu’on est en train de faire
– Ah nan, remonter et demander au directeur le code pour quitter cette escape room.

Etape 4:
Se faire escorter jusqu’à la sortie, par le dit directeur et glisser sur la première des trois marches de l’escalier de la Porte des Bannis.
– Se tauler bien comme il faut devant le directeur et sa progéniture en mode ‘nan mais je gère vous inquiétez pas’ (aïe, aoutch, I’m ok)
– Ramasser sa dignité en miettes, vu qu’on sera connue dans la partie primaire de l’école en tant que Catastrophe Ambulante alors que coté humanité, on est connu comme la Serpillère Egarée Humaine (rapport à la fois ou il y a avait pluie diluvienne et réunion de parents le même jour)
– Arriver a 12h13 chez l’orthodontiste parce que quand même, je gère la fougère \o/

(Mainan comptez plus sur moi pour rien, parce que j’ai bobo très fort, c’est tout pour moi)

Moi, après avoir ramassé mes morceaux et ma dignité, rapport a mon équilibre de brouette bourée…

Voir Séville et mourir lyophilisés 1/2

On a donc passé deux nuits a Séville. Dans un hotel bien sympa à environ ¾ d’heure du centre, que ce soit a pieds ou en transport en commun. Pratique. Du coup, on aura jamais mis le pied dans un bus ou un tram, mais tout fais à pied, ou en taxi pour la partie rejoindre l’aéroport le dernier jour.

Le programme était chargé mais pas trop: le premier jour: la cathédrale et ses environs, le deuxième jour: l’Alcazar et ses environs.

Avec visite prévue vers 11H les deux jours, histoire de ne pas trop cuire. Alors oui, il faisait vachement bon dans la cathédrale. Cathédrale qui a réussi a faire ce que je n’ai jamais réussi sans aide de chaterton ou de calmants: faire taire les filles.

Déjà de l’exterieur elle est impressionnante, de l’interieur, c’est encore pire. De hautes voutes, de beaux vitraux, des orgues a couper le soufle, c’est clair, on est en plein dans le gothique.

Et un nombre impressionnant de sculptures et de peintures. Pour passionner la petite, rien de plus simple: faire des jeux. Compter le nombres d’angelots sur un tableau/sculpture. Lui faire trouver un petit détails dans ceux-ci. Raconter ce qu’on voit dans les tableaux.

Faire une longue pose devant les orgues et lui raconter l’histoire de ré bémol et de mi dièse [1], faire une escapade du coté de Fifaro l’Organiste et de sa fée maléfique [2], alors que le compteur accuse déjà 7km de déplacements depuis qu’on a quitté l’hotel.

Pendant ce temps, Laglue© et son père visite aussi de leur coté. On regarde toutes les salles accessibles, le tombeau de Christophe Colomb, les autres gisants.

Puis prenant notre courage a deux mains, l’ascension par la face nord de la tour de la cathédrale, ancien minaret qui du haut de ses beaucoup de mètres domine là ville.

Pour grimper la haut, c’est un peu comme un cauchemar: pas d’escaliers mais une pente pentue qui fait le tour de la tour. Une dizaine de mètres, un angle à 90°, une dizaine de mètres, un autre coude. Ainsi de suite. Pendant de longues minutes.

Des meurtrières a distances régulières, de temps en temps une terrasse permettent de voir qu’effectivement, ça grimpe. Sans ça, ce serait la même montée monotone avec juste les numéros qui augmentent tous les 4 palliers. Si tu as tendance a la claustrophobie, ca doit être un bon avant-gout de l’enfer.

Et quand enfin se pas de vis se termine, c’est pour déboucher sur un escalier de quelques dizaines de marches et enfin, son clocher. Et sa vue fabuleuses sur la ville et la vingtaine de cloches qui l’occupent. [3] Dont 4 bourdons

Une petite recherche internet pour connaitre le nom des cloches, une histoire inventée à la va-vit, une vision panoramique de la ville, et hop, on redescent. Lagluante© cavalant comme une damnée avec le diable aux trousses, qui me dira plus tard, une fois rattrapée et copieusement engueulée “mais maman, c’était trop pentu, je savais pas m’arrêter; mais j’ai essayé j’te jure” [4]

Non parce que descendre ce truc rapidement, mais pas assez pour la récuperer à chaque tournant, c’est quand même un peu stressant à force. Elle a eu le temps de tout redescendre puis de remonter a ma hauteur sur le temps ou moi je me faisais un tier de la tour. Et pas lentement. N’ayant pas entendu de cris, je suppose qu’elle n’est rentrée dans personne durant ce laps de temps ou je ne l’avais pas sous les yeux.

Une dernière visite des salles pas encore vues, un remplissage des bouteilles déjà vidées et remplies un grand nombre de fois; c’est qu’il fait chaud malgré tout; et nous voilà dehors.

Il est quelque chose comme 14h30. Le moment parfait pour se chercher à manger. Un bar à tapas plus loin, nous voilà repus.

Pour la suite on voulait visiter le pavillon nautique. Le temps de se faire les 5kms a pieds et sous un soleil de plomb avec plus de 40° [5]jusque là, pour finalement arriver devant le batiment, fermé. Que évidement le site uniquement en espagnol indiquait pourtant ouvert. Youpidou.

C’est un peu vénère qu’on est revenu vers le centre ville, avec Lagluante© passemblement éreintée. Tellement éreintée qu’elle s’est fendue d’une petite sièste improvisée dans un parc tandis que son père allait chercher des boissons fraiches.

Pour finir, on s’est trainés vers le Champignon, sculpture bizarre s’il en est, mais bien à l’ombre et confortable pour se reposer un peu. Et surtout superbe point de vue sur la ville une fois que passé par ses entrailles on arrive au sommet. Ou se trouve un petit bar pas trop cher et rafraichissant.

Le temps d’attendre gentiment le couché du soleil, de prendre quelques photos et d’écouter enfin les cloches de la cathédrale. Avant de se trainer vers le carrefour express près de l’hotel et de se prendre de quoi manger et boire pour le soir, avant de s’endormir rapidement, abattus par les plus de 15kms fait ce jour là.

[1] Un superbe conte de Maupassant. Fantastique juste ce qu’il faut m