Pour acceder au podcast

Et oui, on dit toujours que les cordonniers sont les plus mal chaussés, ça marche aussi pour ceux qui font leurs sites eux-même.

Donc si vous êtes tombés ici pour écouter le podcast d’histoires je conte jusqu’à toi, c’est sur l’image qui faut cliquer 🙂

https://lendewell.com/histoires/

Sinon vous pouvez aussi lire le blog, même s’il n’est plus nourrit depuis longtemps, y a pas mal de rigolades dedans 🙂

L’escape game “Ecole de la Mort”

Aujourd’hui dans les pitoyables aventures de Tata Lolly, j’ai testé pour vous “L’escape Room de l’école de la mort”.

Ingredients:
– une école de 400 élèves environ , réparti sur deux étages et dans deux bâtiments bien distincts mais néanmoins communicants
– Une dizans a aller chercher à 11h pour un rendez-vous chez l’ortho à 12h15 (oui faut aller jusqu’à Liège pour ça, c’est loin un peu m’voyez)
– Des chaussures a la semelle glissante, c’est important pour la suite.

Etape 1:
– Sonner à la Porte des Bannis (aka, la porte de la honte par ouske tu passes quand t’es en retard ou en dehors des heures d’ouverture de la grille)

– Attendre…
– Attendre encore en te trémoussant en rythme parce que ca caille
– et puis: Parlez
Parlez dans l’hygiaphone
T’as pas besoin d’sonner
Demande à l’interphone
(de rien pour la pourriture de ton mood) Heureusement que la personne en face qui répond est loin et connait Téléphone

– Répondre qu’on vient chercher la dizans, puis comme en prison la porte s’ouvre avec son bzzzz caractéristique

Etape 2:
– Rentrer et attendre… Ah ben y a personne pour venir me chercher… Ah ben merde, c’est laquelle déjà la classe de ma gamine? (oui, une réunion de parents c’est pas suffisant pour s’en souvenir)

– Après avoir fait tout le tour des bâtiments (just kidding, une semaine ou deux au paravant, j’avais apporter ses gatals d’annif dans sa classe ET je me souvenais que c’était au 2e à l’autre bout du monde)

Etape 3:
– Récupérer la gamine, descendre les escaliers, vouloir sortir par la Porte des Bannis
– Se rendre compte qu’elle est verrouillée et que y a un code
– Passer de la poudre sur le digicode pour tenter de trouver le dis code et se faire taper sur l’épaule par un éducateur qui nous demande ce qu’on est en train de faire
– Ah nan, remonter et demander au directeur le code pour quitter cette escape room.

Etape 4:
Se faire escorter jusqu’à la sortie, par le dit directeur et glisser sur la première des trois marches de l’escalier de la Porte des Bannis.
– Se tauler bien comme il faut devant le directeur et sa progéniture en mode ‘nan mais je gère vous inquiétez pas’ (aïe, aoutch, I’m ok)
– Ramasser sa dignité en miettes, vu qu’on sera connue dans la partie primaire de l’école en tant que Catastrophe Ambulante alors que coté humanité, on est connu comme la Serpillère Egarée Humaine (rapport à la fois ou il y a avait pluie diluvienne et réunion de parents le même jour)
– Arriver a 12h13 chez l’orthodontiste parce que quand même, je gère la fougère \o/

(Mainan comptez plus sur moi pour rien, parce que j’ai bobo très fort, c’est tout pour moi)

Moi, après avoir ramassé mes morceaux et ma dignité, rapport a mon équilibre de brouette bourée…

Voir Séville et mourir lyophilisés 1/2

On a donc passé deux nuits a Séville. Dans un hotel bien sympa à environ ¾ d’heure du centre, que ce soit a pieds ou en transport en commun. Pratique. Du coup, on aura jamais mis le pied dans un bus ou un tram, mais tout fais à pied, ou en taxi pour la partie rejoindre l’aéroport le dernier jour.

Le programme était chargé mais pas trop: le premier jour: la cathédrale et ses environs, le deuxième jour: l’Alcazar et ses environs.

Avec visite prévue vers 11H les deux jours, histoire de ne pas trop cuire. Alors oui, il faisait vachement bon dans la cathédrale. Cathédrale qui a réussi a faire ce que je n’ai jamais réussi sans aide de chaterton ou de calmants: faire taire les filles.

Déjà de l’exterieur elle est impressionnante, de l’interieur, c’est encore pire. De hautes voutes, de beaux vitraux, des orgues a couper le soufle, c’est clair, on est en plein dans le gothique.

Et un nombre impressionnant de sculptures et de peintures. Pour passionner la petite, rien de plus simple: faire des jeux. Compter le nombres d’angelots sur un tableau/sculpture. Lui faire trouver un petit détails dans ceux-ci. Raconter ce qu’on voit dans les tableaux.

Faire une longue pose devant les orgues et lui raconter l’histoire de ré bémol et de mi dièse [1], faire une escapade du coté de Fifaro l’Organiste et de sa fée maléfique [2], alors que le compteur accuse déjà 7km de déplacements depuis qu’on a quitté l’hotel.

Pendant ce temps, Laglue© et son père visite aussi de leur coté. On regarde toutes les salles accessibles, le tombeau de Christophe Colomb, les autres gisants.

Puis prenant notre courage a deux mains, l’ascension par la face nord de la tour de la cathédrale, ancien minaret qui du haut de ses beaucoup de mètres domine là ville.

Pour grimper la haut, c’est un peu comme un cauchemar: pas d’escaliers mais une pente pentue qui fait le tour de la tour. Une dizaine de mètres, un angle à 90°, une dizaine de mètres, un autre coude. Ainsi de suite. Pendant de longues minutes.

Des meurtrières a distances régulières, de temps en temps une terrasse permettent de voir qu’effectivement, ça grimpe. Sans ça, ce serait la même montée monotone avec juste les numéros qui augmentent tous les 4 palliers. Si tu as tendance a la claustrophobie, ca doit être un bon avant-gout de l’enfer.

Et quand enfin se pas de vis se termine, c’est pour déboucher sur un escalier de quelques dizaines de marches et enfin, son clocher. Et sa vue fabuleuses sur la ville et la vingtaine de cloches qui l’occupent. [3] Dont 4 bourdons

Une petite recherche internet pour connaitre le nom des cloches, une histoire inventée à la va-vit, une vision panoramique de la ville, et hop, on redescent. Lagluante© cavalant comme une damnée avec le diable aux trousses, qui me dira plus tard, une fois rattrapée et copieusement engueulée “mais maman, c’était trop pentu, je savais pas m’arrêter; mais j’ai essayé j’te jure” [4]

Non parce que descendre ce truc rapidement, mais pas assez pour la récuperer à chaque tournant, c’est quand même un peu stressant à force. Elle a eu le temps de tout redescendre puis de remonter a ma hauteur sur le temps ou moi je me faisais un tier de la tour. Et pas lentement. N’ayant pas entendu de cris, je suppose qu’elle n’est rentrée dans personne durant ce laps de temps ou je ne l’avais pas sous les yeux.

Une dernière visite des salles pas encore vues, un remplissage des bouteilles déjà vidées et remplies un grand nombre de fois; c’est qu’il fait chaud malgré tout; et nous voilà dehors.

Il est quelque chose comme 14h30. Le moment parfait pour se chercher à manger. Un bar à tapas plus loin, nous voilà repus.

Pour la suite on voulait visiter le pavillon nautique. Le temps de se faire les 5kms a pieds et sous un soleil de plomb avec plus de 40° [5]jusque là, pour finalement arriver devant le batiment, fermé. Que évidement le site uniquement en espagnol indiquait pourtant ouvert. Youpidou.

C’est un peu vénère qu’on est revenu vers le centre ville, avec Lagluante© passemblement éreintée. Tellement éreintée qu’elle s’est fendue d’une petite sièste improvisée dans un parc tandis que son père allait chercher des boissons fraiches.

Pour finir, on s’est trainés vers le Champignon, sculpture bizarre s’il en est, mais bien à l’ombre et confortable pour se reposer un peu. Et surtout superbe point de vue sur la ville une fois que passé par ses entrailles on arrive au sommet. Ou se trouve un petit bar pas trop cher et rafraichissant.

Le temps d’attendre gentiment le couché du soleil, de prendre quelques photos et d’écouter enfin les cloches de la cathédrale. Avant de se trainer vers le carrefour express près de l’hotel et de se prendre de quoi manger et boire pour le soir, avant de s’endormir rapidement, abattus par les plus de 15kms fait ce jour là.

[1] Un superbe conte de Maupassant. Fantastique juste ce qu’il faut mais qui fait trembler dans les chaumières grâce à sa légère odeur souffrée.
[2] Y a pas, c’est pratique d’être conteur, ça ouvre la porte a un pannel d’histoires déjà écrites par des auteurs talentueux ou ses propres créations faites a partir de détails entrevus dans les visites ou a l’inspiration du moment.
[3] Et qui heureusment ne sonnent pas pendant les heures de visites, parce que crois moi, ca fait un boucant de dieu le père (LoL)
[4] Ben voyons, et si je crois celle là, tu m’en raconte une autre?
[5] Ce qui n’est pas totalement vrai, il y avait pas mal de parties ombragées, mais il faisait quand même très chaud…

Voir Séville et mourir lyophilisés 2/2

Deuxième jour. Le réveil est un peu plus difficile. Heureusement la promesse de churros pour petit déjeuner permet de faire sortir les plus récalcitrants du lit [1]

Et c’est reparti vers le centre ville. En taxi cette fois. Bah oui, a 4, c’est moins cher de prendre un taxi que le bus. D’autant que la course nous aura couté moins de cinq euros. Une affaire.

Au programme: visite nom pas de L’Alcatraz, d’Azakbam ou de L’Alcantara mais de l’Alcazar et de ses superbes jardins. On y est rentrés à 11h, on en est sorti a 15h passées. Il y aurait tellement a dire au sujet de ces batiments.

D’abord une architecture pleine de de détails, des sols au plafond. Et on ne peut nier la forte influence mauresque qu’il y a eu a Séville durant l’occupation.

Le jeu préféré de Lagluante© ? Chercher les étoiles, ou qu’elles soient. Et y en a. Dans les plafonds. Sur le sol, les murs. Dans les fontaines. Et si dehors en plein soleil, on a l’impression d’etre dans un four, à l’interieur des batiments et à l’ombre des jardins, il fait vraiment bon. Et il y a moyen de s’assoir régulièrement pour soit détaillé une partie architecturale ou végétale, soit pour simplement se lyophiliser, parce que quand meme, il fait drolement chaud.

Heureusement il y a des fontaines d’eau potable disposées un peu partout dans les immenses jardins, permettant de boire et de se rafraichir. Et les jardins, ils sont splendides. S’étendant à perte de vue, avec diverses essences et pas mal de citronniers. Mais avant d’y descendre on peut en profiter visuellement en suivant le petit chemin de garde du dernier batiment.

Et puis admirer les immenses carpes dans l’étang, sa fontaine aussi. Et avant de se perdre dans les jardins, passer par les thermes en sous-sol, ou il fait sombre, frais pour admirer le jeu de l’eau du bassin dans le peu de clarté.

Après? A toi les nombreuses heures de plaisir à flaner dans les jardins, au milieu des fontaines, des paons et des canards. Tu peux aussi tenter de perdre ta progéniture dans le labyrinthe. Malheureusement y perdre ton conjoint est à peu près impossible, les murs végéteaux ont beau etre épais, il dépasse d’une bonne tete de cet enfer vert.

Et puis les bancs installés à l’ombre sont une invitation au repos et au farniente. Il y a beau avoir du monde, tout est tellement grand que dans les jardins, on peut se croire seuls au monde pendant quelques minutes. Et voir entre le ciel d’un bleu azur,le vert des feuilles et les pépiements des oiseaux, un petit coin de paradis en pleine ville.

Bon après on a un peu dévié, se demandant si dans un monde post-apo rempli de zombies, l’Alcazar serait viable [2], pour en venir à la conclusion que si effectivement les remparts étaient solides et les jardins vastes, il y aurait un immense travail a faire en amont pour pouvoir faire des potagers et des citernes d’eau, nonobstant le problème d’etre au coeur de la ville et donc particulièrement vulnérable, eut égard à la concentration humaine dans le coin. [3]

La culture c’est bien, mais les contingences terrestrse sont là aussi. C’est après quelques gargouillis borborythmiques qu’on s’est décidé à sortir et aller manger. Puis retour à l’hotel à pied.

Juste à coté de l’hotel, il y avait un super magasin comics/manga/pop en tout genre dans lequel j’escomptais bien aller jeter un oeil avant de partir et y laisser l’équivalent du PIB d’un petit pays en voie de développement.

Las, le taxi était déjà là à nous attendre, je n’ai donc pas pu y mettre un orteil et ai du me contenter de baver devant la vitrine qui pourtant avait l’air super allèchante.

Retour a l’aéroport, location de voiture qui à pris trois heures suite à des problèmes informatiques [4], avant de partir vers le sud du sud, la cote et le royaume des tropius, sur des petites routes à lacets, en épingle à cheveux, qui montent et descendent, avec à l’arrière la complainte du “j’ai mal au ventre mais je dois pas vomir”

Une petite pause a coté d’une arène pokemon sur un superbe arret panoramique le druide , à l’heure ou le ciel s’obscurcit et le soleil se couche, quelques photos et mouvement de jambes et nous voilà reparti, pour la deuxième partie des vacances, celle à famille élargie, chez mon père, qui accueillait aussi sa soeur et la fille de celle ci, dans un appart de 70m2 [5]

[1] Pour votre santé, ne manger pas trop gras, trop sucré, trop…
[2] Je confesse un gout certain pour les histoires de zombies et le post-apo. Un peu moins walking-dead qui est devenu trop humain-centré à mon gout et qui se prend trop au sérieux (mais c’est peut-etre là, la quintessence de l’ame humaine, va savoir) et une passion soudaine pour l’écrivain russe de Metro 2033 qui m’a entrainé dans son mode post-apo que j’ai adoré.
[3] Oui, on s’amuse vachement bien en vacances avec moi, je trouve aussi.
[4] Attente pendant laquelle je n’ai jamais du élever la voix contre les filles. Vive le roaming data, vive les tablettes et les livres
[5] Tu la sens bien mon angouasse des vacances là?

Le retour, les vacances c’est fini

Si déjà l’aller avait été épique, le retour ne le fut pas moins.
L’avion était prévu a 13h10 [1] et le réveil à 6h30, vu qu’il fallait s’enquiller plus de trois heures de route jusque Séville, dont la moitié sur des petites routes de montagnes aux virages en épingles à cheveux interminables [2], avec en bonus le départ d’au niveau de la mer et le passage par un col culminant à quasi 1200m d’altitude.

Comme ca tes oreilles étaient déjà préparées a la pressurisation/dépressurisation qui allait suivre dans l’avion.

On est donc partis vers 8h00, totalement dans notre timing, la voiture [3] chargée jusqu’à la gueule et plus encore [4], et avec le tome 1 de Cherub dans les oreilles [5], le levé de soleil et ses superbes couleurs dans les montagnes, première pose prévue au col de chez plus trop quoi sur la route de Ronda.

Sauf que. En fait, heureusement qu’on avait prévu large. Parce que après meme pas quinze minutes, une petite voix nous faisait de derrière “j’ai maaaaaal au ventre”.
Deux minutes plus tard. “Je sens que je vais vomir”.
Cinq cent mètres plus loin: “bweuuaaarrrgglllll”.

Ouais, t’as tout compris, Lagluante© était en train de remettre son petit-déjeuner dans ses mains en coupe, tapissant au passage le dossier, la portière, son siège et le sol de son coté d’un flan pas encore digéré.

Arret en urgence sur le bord de la route, lui permettant ainsi de terminer de vider son estomac dans les cailloux plutot que dans la voiture-plus-si-flambant-neuve de location [6], au grand dam de son père imaginant déjà les deux cents boules qui nous seraient facturées pour le nettoyage de la voiture.

En bonus, on avait qu’un paquet de mouchoir et une bouteille d’eau de cinquante centilitres pour tenter de nettoyer ca au mieux [7]. Le tout en évitant de se faire faucher par les camions qui remontaient la cote et les bagnoles un peu trop a droite, parce que oui, évidement il fallait qu’on dépasse légèrement particulièrement mon gros cul sur la route, vu qu’on s’était garé en catastrophe et que le bas coté était plutot du genre accotement à pierres plus grosses que ton poing que bande d’arrêt d’urgence.

Heureusement, d’odeur il n’y avait point [8], et la gamine avait plutot bien gérer la chose, en vomissant principalement sur mon sac à dos et dans ses mains. Un nettoyage sommaire plus tard, parce que je tiens un minimum à la vie, nous voilà reparti. Non sans avoir sorti un vieux sac carrefour oublié dans mon sac de portable et utilisé tel une capote géante sur mon sac à dos couvert de vomis.

Tu me dirais, j’aurais pu me rappeler que j’avais ce sac avec moi et lui filer en prévention, je te répondrais que ceut-été une mauvaise idée, eut égard aux deux énormes trous qu’il y avait dans le fond de celui ci.

La suite du trajet montagneux s’est fait par saut de puce, rythmés par les “j’doiiiiiis vomiiiir” de Lagluante© mais cette fois dans un sac plastique qui n’était pas troué au fond, lui; grignottant inexorablement le temps de sécurité qu’on s’était occtroyé

Une fois la partie plus roulante abordée, plus de soucis stomacaux pour personne [9], c’est l’autoroute qui dévoile devant nous son double ruban d’asphalte. Pendant ce temps j’éprouve le double trouble du “j’ai faim ET je dois aller aux toilettes”.
Encore maintenant, je ne sais pas lequel était le plus inconfortable [10], mais au moins nous étions à l’aéroport, encore plus ou moins dans les temps si jamais il n’y avait pas trop de monde aux controles et pas trop de file aux voitures de location.

Vidage de la dite voiture, je file avec Lagluante© et la moitié des bagages aux toilettes. Ou elle restera de longues minutes tandis que je me trémousse à coté des valises [11], hésitant à les abandonné au vigie-pirate local tellement ça urge.

Quand finalement elle en est sorti en me disant que ça avait pris du temps parce qu’elle se refaisait une beauté, j’ai eu très envie de la prendre et de la noyer dans les waters après avoir fini ma petite affaire quand même, parce que les prioritays

Quand finalement on a franchi les contrôles douaniers: valises, sac à dos, laptops et autres téléphone dans les boites adéquates, déshabillage en règle [12], c’est pour que mon sac couvert de vomis et moi même, non couverte de vomis soyons mis de coté pour fouille et contrôle aléatoire de si jamais on transporterait pas d’explosifs [13]

J’ai donc abandonné filles, bagages et matériel électronique au Merlinou pour aller avec Vomisac et moi-même dans un coin avec la douanière qui parlait qu’espagnol. Olé.

J’ai dû donc ouvrir Vomisac à mains nues (beeeeeerk), sortir les différentes choses qu’il y avait dedans sous l’air de plus en plus interrogatif de la nana.
Bah oui c’était principalement les jeux et les peluches des filles qu’il y avait dedans.

Et niveau peluche y avait du challenge. Pour commencer, Monsieur Lapin, doudou treize ans d’age, complètement mité et miteux, sentant le rat crevé et dont le bourrage se réduit a peau de chagrin. Mais sa clochette interieur tient vaille que vaille. Si jamais l’appareil de la douanière venait à la vie, j’incriminerais les colonies de bactéries du dit doudou.

Puis les pokémons: Evoli, mentali, un vieux nounours. La ou ca c’est corsé c’est sur la collection minecraft, avec son enderman, le gasth plus gris que blanc et l’araignée. Elle les a toutes testées.

Puis on est passé aux jeux. Mention spéciale pour le Munchkin Chtulhu qu’elle m’a fait ouvrir. Puis elle a chipoter sur mes mains, mis son adhésif dans la machine et attendu les résultats.

En ce qui me concerne j’aurais tablé sur “nouvelle forme de vie détectée” ou “arme bactériologique” mais nan, il est juste ressorti vert et clean sur l’ordinateur; me laissant le soin de refaire le tétris dit du “faire rentrer 3m3 dans un sac de 50cm3” [14]

Passé ce dernier écueil, on pensait en avoir fini. C’était sans compter sur le Burger King qui trônait fier et bourré juste devant notre porte d’embarquement. Malheureusement pour Lagluante© de surprise avec le menu enfant il n’y avait point, ce qui nous a permis d manger les sandwiches plus ou moins prévu pour le midi.

On en était donc là avec nos quatre valises à main, nos sacs a dos et sacs de portables, et là, la joie ultime: il nous faudrait descendre sur le tarmac et prendre le bus pour aller jusqu’a l’avion. Et monter jusque là.

Voilà, armée de deux valises, je ne suis pas tombée dans le bus, je n’ai pas chu en montant les marches vers l’appareil, nooooon, j’ai fais beaucoup plus insidieux.

On est monté dans les derniers, résultat ca faisait bouchon et l’hotesse à fait rétention me laissant a l’entrée de l’appareil tandis que le Merlinou faisait assoir les filles et tentait de rentrer deux bagages dans les compartiments.

Tout le reste de l’avion était assis et me regardait moi et nos deux bagages restant, debout dans l’entrée de l’appareil. Moi immobile parce que la chef de cabine m’avait demandé d’attendre, eux me fusillant du regard parce que j’étais toujours debout, immobile et de facto empêchant l’avion de faire quoi que ce soit [15]

Et crois moi, ca a été des minutes qui m’ont semblées vachement longues. Quand enfin tout le monde a été assis et attaché depuis dix bonnes minutes, sauf moi (et le personnel de cabine), on s’est rendu compte que de place pour nos deux valises restantes il n’y avait point. Du coup elle les à mise avec les siennes dans le compartiment crew. A ma charge de ne pas oublié de les reprendre en partant.
Avec moultes excuses et remerciments pour le dérangement et d’avoir patienté gentiment [16]

J’ai donc pu rejoindre mon siège, le 5E, sous les jets de pierres de fascicules et de sac à vomi, heureusement vides des passagers mécontents

Et le retour n’est pas fini, il nous reste a traverser tout l’aéroport, se trouver une zipcar et retrouver la voiture qui est dans un garage dont je ne me souviens que vaguement de l’emplacement. Le tout avec l’entièreté de nos bagages. Ca va être épique, je te le dis.

[1] Et est parti pile à l’heure malgré nos dernières aventures
[2] Du genre à mettre a l’épreuve le meilleur estomac
[3] Mais si, la voiture de location dont je t’ai déjà parlée, la toute nouvelle, celle qui avait à peine sept kilomètres au compteur quand on en à reçu la clef carte
[4] Coffre rempli, mon sac de portable à mes pieds, les sacs a dos des filles à l’arrière avec elles et un sac de bouffe pour midi, toujours entre elles. Autant dire que c’était bien pratique, impossible pour elle de se battre entre tous ces sacs.
[5] Merci l’abonnement audible, c’est pratique pour les vacances
[6] Qui du coup a reçu son bapteme à meme pas trois semaines de mise en service et à son premier client.
[7] Bon et aussi une canette de Bitter Kas, un chorizo découpé en tranche, du saucisson de dinde et du pain de mie, mais ca n’aiderait pas au nettoyage
[8] Enfin mis à part celle douceâtre de l’arome de vanilline rajouté aux flancs premiers prix espagnols
[9] On peut avouer le Merlinou et moi avoir aussi un peu souffert de cette brusque entrée en matière sur ce long voyage en voiture
[10] D’ailleurs a l’heure ou j’écris ces lignes, assise confortablement dans l’avion, j’ai TOUJOURS faim. Mais je me vois mal sortir mon reste de chorizo sous le nez de ma voisine qui persiste a dormir contre mon épaule. D’ailleurs j’ai peur qu’elle me bave dessus. En plus d’a chaque fois sursauter quand sa tête arrive sur moi, je crains le coup de boule fortuit. Mais je digresse là
[11] Parce que oui, je devais y aller aussi, et en plus en prenant tout son temps, elle m’a fait rater un Fortress sur PokemonGo alors que je l’ai pas encore et que c’est un pokémon super rare
[12] Oups, j’avais VRAIMENT besoin de ma ceinture et pour l’odeur de pieds c’pas ma faute, c’est mes grolles
[13] Alors que moi-même, vu le début de journée, je tenais plus de la nytro-glycérine que de l’eau tranquille. Heureusement du coup que c’était plus de la poudre qu’ils recherchaient, et que le chorizo était genre triplement emballé
[14] Oui, le Vomisac est aussi un Tardis
[15] Genre le méga pouvoir: clouer au sol tout un vol parce que je ne peux/veux pas m’assoir. Mouahahahaha call me Big Devil.
[16] M’est avis que parfois ils doivent avoir de drôles de zigotos sur leurs vols. Ou alors c’set juste que je lui faisais peur. Va savoir.

Et sinon, on mange quoi en Espagne? Feat Lagluante

Généralement partir en vacances, ça signifie aussi gouter la gastronomie locale. D’essayer des trucs que tu n’as pas chez toi. Gouter des trucs qui ont l’air vivants ou commander des plats dont tu n’as absolument aucune idée de ce que qu’il y a dedans [1]

Ca tombe bien parce qu’en Espagne, a priori, tu prends peu de risques de te retrouver avec de la panse de cochon farci au pied de chèvre [2], meme si au détour d’un bar a tapas tu peux avoir certaines surprises dans la sélection, facilement escamotable dans le pot de la plante verte d’à coté [3]

Sauf que quand tu te balades avec des gamins relous qui n’aiment rien, ça peut virer facilement au cauchemar le bar à tapas [4], quand malgré l’épluchage de la carte, il semblerait que rien ne puisse convenir à la prunelle de tes yeux, alors que toi, tu as déjà bavé au moins 4 litres, rapport à cette carte prometteuse.

Du coup, tu tente de trouver ce qui se rapproche le plus de spaghetti bolo SANS FROMAGE, de boulettes sauce tomate, ou éventuellement de pizza mais avec ANANAS

Et quand y a pas, tu essayes de faire au mieux. Tu prends pour toi cette délicieuse viande de porc saisie au gros sel, et tu partages. Et vu la tendresse et le gout de la viande, ce jour là, je n’ai pas pu manger grand chose de mon plat. L’objectif était atteint, l’infante ne mourrait pas d’inannition ce jour là.

Parce que bon, c’est pas qu’elle veut pas hein, qu’elle nous dit, d’ailleurs la preuve c’est qu’elle goute, c’est bien qu’elle n’est pas de mauvaise volonté. Oui enfin, ce serait vrai, si à la base elle avait pas déjà décidé qu’elle n’aimerait pas l’aliment proposé.

Ce qui est du reste très marrant, quand la moue de dégout affichée avant meme d’avoir gouter se transforme en ravissement après la première bouchée, et que ton assiette disparait dans l’estomac satisfait et passablement rassasié de Lagluante©

Bon, après reste le problème qu’elle n’aime pas le poisson. Ni les coquillages. Ni les calmars ou les crevettes, ce qui est plutot balot quand tu es en bord de plage et que tu en trouves a profusion, pas cher et de qualité au mercadona du coin [6]

Y a juste une chaine de “restaurants” qui passe sans problème pour le moment. Et encore, parce qu’il y a un truc. Valable pour les deux filles du reste. Chaque fois qu’on est dehors, il y a supplications pour aller manger au Burger King. On a déjà cedé deux fois. La première parce qu’il n’y avait plus que ca ouvert à Séville et qui ne coute pas un rein dans le coin ou on était [7] la deuxième parce que perfidement ma tante avait proposer un Burger King avant son départ. Sauf que. On est quatre. Elles sont deux. Tu la vois venir l’entourloupe? Ouais,exactement, la voiture est une cinq places.

Nous voilà donc partis, Merlinou, Laglue© Lagluante© Princhesse© et moi pour une virée BK tandis que ma tante restait manger avec son frère une bonne paella. Inutile de dire que ma vengance sera terrible. Déjà deux enfants c’est terrible à gerer dans ce genre de truc [8], alors quand en plus tu dois gérer le Triangle de l’Infamie, c’est encore pire.

Alors le truc, c’est pas tellement qu’elles soient fans de la nourriture du Burger King, mais bien parce que pour le moment, Ladybug est à l’affiche des jouets et que justement , elles sont fans de Ladybug. Mais que pas de chance, la figurine en avant était Papillon pour la première fois et Chat Noir pour la deuxième. Inutile de dire que depuis les filles nous tannent les cotes, des fois que ce soit Ladybug a l’honneur cette fois ci.

J’ai peur que le message “Ladybug devait etre la première figurine disponible et que nous sommes arrivés trop tard pour l’avoir” ne passent pas les premiers neurones. Tant que y a de la Ladybug à l’affiche, y a de l’espoir.

Depuis les filles sont devenues de super détecteurs a Burger King, dès fois que leur père ou moi cederait à leurs demandes.

A l’heure ou j’écris ces lignes, il reste quelques jours de vacances. Si les filles ne sont pas morte de faim, c’est qu’elles ont su survivre de petits repas à base de sauce tomates, de riz et de boulettes. Et de pas mal de pastèques pour Lagluante© ….

[1] Et que dans certains coins, pour ta sanité d’esprit et le confort de ton estomac, tu ne VEUX pas savoir de quoi était composé ce plat chelou, mais globalement bon qui est arrivé devant toi. Surtout si tu veux garder en toi le contenu du dit estomac
[2] Encore que, je ne jurerais de rien chaque gastronomie ayant ses hmmm disons “particularités horribles à certains palais”
[3] Toute ressemblance avec une situation réellement vécue étant comme de bien entendu parfaitement fortuite, on est bien d’accord
[4] D’autant que le pannel d’aliments ingérables par Lagluante© se compte sur les doigts d’un lépreux non soigné [5]
[5] Oui, je sais, ça fait partie de mes blagues préférées que je ressors assez souvent
[6] Encore plus quand c’est ton père qui se fait un point d’honneur à cuisiner, ne te laissant pas approcher de la cuisine et que les trois quart du temps, tes enfants goutent leur assiette la lapidant d’un beurk lacunaire et définitif, avant de se ruer sur les boulettes sauce tomate préparées pour elle parce que les perles, les pourceaux et la confiture. Paye ta honte parentale quoi.
[7] Séville en pas centre-ville, le dimanche soir c’est mort. Tiens le toi pour dit
[8] Quand après avoir dit trouze mille fois on mange BORDAYL avant d’aller jouer dans les jeux et ses variations “termine ton hamburger et ta glace avant de partir” tu te résouds à aller chercher la troutrouteuse pneumatique et et t’en servir pour les garder sur place

Les mésaventures de Lagluante

Tout ceux qui ont eu l’occasion de cottoyer trois enfants vous le diront [1], tôt ou tard, ca se terminera dans un bain de sang avec l’un des trois qui sera mis de coté. En l’occurence ici la petite.

Posons le décor: il y a mes deux filles: Laglue© presque 14 ans, Lagluante© 8 ans ½ et leur cousine que nous nommeront pour plus de facilité Princhesse© [2], quasi 16 ans.

Donc Princhesse© et Laglue© sont comme cul et chemises, parlent de trucs d’ados, reluquent les mecs [3], parlent des derniers épisodes de Ladybug, admirent Marinette et crushent sur Chat Noir [4], partagent leurs problèmes et leurs interrogations, réellement importantes mais trop souvent moqués par les adultes [5], font leur petits secrets qu’elles se confient en hurlant d’un bout de l’appart a l’autre, puis s’offusquent qu’on puisse les entendre.

Et Lagluante© au milieu de tout ça, comme un chien dans un jeu de quilles, quémendant de l’attention de part et d’autres et ne supportant pas d’être mise de coté.
Lagluante© et son caractère entier qui ne supporte pas trop la contrariété [6]

A tel point que la patience des grandes arrive rapidement à ses limites. Apparait alors la menace ultime: “si tu continue, on va te montrer une photo de Chucky, et Chucky, il fait super peur. C’est une poupée tueuse et si elle vient jouer avec toi, tu vas être morte.” [7]

Et Lagluante© de pleurer que les filles sont méchantes, et qu’elle a peur de Chucky et que ouinnn…
Le temps passe, le soir, avant d’aller se coucher, elle regarde sa marraine et lui dit en chouinant “Marraiiiineeeeuuuuh, tu sais, j’ai peur de la poupée làààà, la poupée qui tue… *intense réflexion*… c’est quoi son nom déjà?”

Fou rire interieur de la marraine, de mon monsieur et de moi même, parce que là, clairement, la demoiselle essaye juste de gagner du temps avant qu’on s’en aille.

C’est une fois la porte fermée qu’on s’est dit; tu imagines si vers les 3h du matin, quand elle se lève pour aller pisser, elle vient te secouer, et attend que tu sois plus ou moins réveillée pour te susurrer: “dis marraine, c’est quoi déjà là ,le nom de la poupée?”
M’est avis que Chucky ressemblerait a la plus mignonne des poupées Corolle face à l’ire de la dite marraine…

Inutile de dire que quand quelques jours plus tard, sa marraine est repartie avec sa fille vers ses pénates, malgré les disputes et les cris, les filles étaient inconsolables de se retrouver à nouveau seules et entourées d’adultes…
Encore plus quand les dits adultes sont de véritables rabats-joie.

[1] Enfin sauf pour ceux équipés d’enfants parfaits, communément appelés “faux nains”.
[2] Oui je suis toujours aussi nulle pour trouver des surnoms, certaines choses ne changent pas, comme ça, et ma maladresse
[3] Ou font semblant de s’y interresser
[4] Ce moment magique de la charnière. Pas encore tout à fait ados, encore un pied dans l’enfance mais s’imaginant tout savoir de la vie et de ses aléas. Note qu’en ce qui me concerne, mon compteur d’âge s’est arrêté a 4 ans et demi et même quelques minutes avant de mourir je resterai cette éternelle et chieuse gamine. Quand tout le monde ne rêvera que de me voir pousser mon dernier soupir pour enfin en finir avec cette emmerdeuse
[5] Qui ont l’air d’avoir oublié qu’un jour aussi eux ont été ados, et que cette transition n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Ok les ados peuvent être tête a claques, mais sous leurs airs de savoir ou ils vont, certains demandent juste un peu de considérations et d’écoute. Et pas de conseils paternalistes halacon© ou de “moi si j’étais toi, …” .
Encore que ça marche aussi pour les adultes. Parfois on aimerait juste pouvoir avoir une oreille sans les conseils.
[6] Et te l’annonce haut et clair avec force décibels.
[7] Au moins ca a le mérite d’être clair. Bon a coté de ça, je lui chante régulièrement la chanson de Fredy (Cruger), du coup y a du level niveau gestion des peurs.

Les jeux avec des nains d’ages disparates

Partir en vacances en famille, quelle joie. Surtout quand de base tes enfants ne s’entendent pas trop, mais qu’en plus vous allez vivre entassés pendant quelques jours dans un appart, [1] avec ton père, ta tante et sa fille.

Dans la canicule, et en sachant pertinament que c’est toi qui va devoir gérer les disputes parce que Laglue© va vouloir rester avec sa cousine alors que la petite soeur aimerait bien jouer avec elles mais que non, elle est trop petite et que c’est vraiment trop injuste.

Sa cousine a 16 ans hein. Le double de son âge. Je peux comprendre qu’elle ne voit pas d’un très bon oeil la gamine s’incruster dans leurs discussions tellement sérieuses.

N’empêche, la gestion de crise c’est pour magle. Et pour mes nerfs c’est tendu du string. Déjà que je ne suis pas la bienveillance incarnée, gerer deux ados en crise qui se liguent contre une petite peste, je sais pas pour toi, mais moi je trouve que ca ressemble un peu à l’antichambre de l’enfer [2]

Et ça ne fait qu’un jour qu’on est tous ensembles. Avant on s’est offert un cititrip lyophilisation à Séville [3], marché 19km le premier jours et a peine 15 le dernier, c’est passablement sur les rotules qu’on a été récuperer la bagnole de location à l’aéroport, attendu 2h pour cause de panne informatique et enfin embarqué vers le grand sud et la mer.

Nan mais en passant, ça en valait vraiment le coup d’attendre, parce qu’à la place de la bagnole toute pourrite on a eu une Moka flambant neuve qui affichait à peine 7km au compteur quand le Merlinou l’a récupérée. Et en plus y avait vachement la place dedans. Suffisamment pour mettre un Pépé et deux gamines dont une équipée d’un siège auto à l’arrière.
Bon par contre niveau place dans le coffre, tu te brosse hein, même la 205 qu’on a eu au retour avait un plus grand coffre…

J’aurais cru que ça allait pioncer a l’arrière de la voiture pendant le trajet, que nenni. Bon faut dire qu’on écoutait en audio-book le premier tome de Cherub. Ca doit aider. [4]

Du coup, en ce premier jour de vacances tous ensembles, on se repose un peu. Et vu qu’il fait quand même un peu chaud dehors, on joue à l’interieur. A des jeux de sociétés. Bon ceux sur place sont pas transcendantaux. Mais y a moyen de.

Genre t’imagine pas tout ce qu’on peut faire avec un scrable [5] et un peu d’imagination.
Et c’est avec les trois filles (8 ans ½, 13 ans presque 14 ans, et 16 ans, aidé par le Merlinou)
C’est donc tout naturellement que sont apparus sur le plateau les mots: pute,pal (rien a voir avec le secam, nan on parle de celui qui suplicie), lèpre et autres joyeusetés [6]

Ca ne fait qu’une demie-journée qu’on est là, et on va être tous ensemble pour encore quelques jours. Mais au moins on a de chouettes moments, on rigole bien et on a une superbe vue et ca fera de chouettes souvenirs aux enfants [7]

Non parce qu’en fait, en ce qui me concerne, je crois que j’aurais préféré être arrêtée aux douanes en fait. Ceut été mieux pour mes nerfs…

[1] certes au bord de la mer, enfin, on voyait la mer de là et même Gibraltar, mais un un appart de 70m2 quand meme
[2] Oui bon on va pas se mentir, y a aussi dse chouettes moments, ou parfois ELLES JOUENT TOUTES LES TROIS, sans se disputer. Va falloir que je regarde dans les almanaches si y avait pas un alignement stellaire ces jours là
[3] Moyenne de température sur les deux jours: 42, => 43° et 41°, et je peux te dire qu’avec la visite de la cathédrale, la réponse à la vie, l’univers et le reste, on l’a bien sentie. Même si tu es un hérétique incroyant, like me, l’architecture et l’art sont tels que tu ne peux que te sentir sans voix face à tant de grandeur. Même les filles n’ont pas moufter, c’est dire. D’ailleurs je te raconterai peut-être cette halte a Séville dans un autre post. Ou alors je te l’ai déjà racontée. Je sais pas. J’écris dans le désordre et hors ligne, du coup c’est un peu le bordel.
[4] D’ailleurs le personnage principal est une véritable tête a claques. Je comprends que ça parle aux ados.
[5] Oui, enfin non. Pas que s’envoyer les pièces a lagle, jouer à la guerre des voyelles et devoir ramper sous le canapé pour récuperer toutes les victimes
[6] Oui on sait s’amuser par chez nous, d’ailleurs pas plus tard qu’hier j’expliquais la différence entre pansexualité et bissexualité, parce que les mots c’est important, même si ça fait encore plus de cases.
[7] En ce qui me concerne, si tu me cherches, je suis soit noyée dans la piscine, soit pendue à une poutre quelconque

Les voyages en famille…

Ce qui est sûr, c’est qu’il ne forme pas ta jeunesse.
Nan mais faut pas croire, voyager en famille c’est sympa. Enfin si tu n’as pas plus d’un enfant et/ou que ta marmaille s’entend bien, et que tu n’as pas prévu d partir en avion ou train.


Nous comme on est des warriors, on a décidé de faire un combo: partir en avion, avec des gamines qui se détestent cordialement [1].
Donc. On part en avion. Avant de partir il faut arriver a l’aéroport. En voiture. Avec les deux gamines en train de se dire des amabilités derrière, je peux te dire que le temps semble long. Très long.

Il faut savoir aussi qu’on part avec que des bagages en cabine. Rien en soute.Donc qu’on va passer les controles avec les bagages. Et qu’accessoirement, on est donc plutot chargé: quatre valises a roulettes, deux sac de laptop et trois sac à dos. Sachant que Lagluante© conduit les valises a peu près aussi bien que moi les poussettes, je me retrouve donc a en guider deux. [2]

Brèfle. Passage par la vérification des billets. Puis les douanes. C’est sympa ce jeu de tétris ultra rapide ou tu dois mettre ta valise/sac à dos/contenu de tes poches/sac de laptop sans son ordi et tablette, et ne pas les quitter des yeux tandis que tu passes le portail de sécurité.

Récuperer tes valises, ton laptop. Facile. Avoir Laglue© qui nous dit d’une toute petite voix que son sac à dos à été retenu. Voire qu’il ne te reste que quelques minutes pour choper ton avion [3] et lui demander si elle a une idée de pourquoi son sac a été retenu.

Je sais pas qu’elle nous dit. Y avait peut-être des ciseaux dans ma trousse j’ai pas vérifié…
Là, t’as juste envie de lui en coller une a la treize ans, parce que c’est pas comme si tu lui avais chanté sur tous les tons de vérifier ses affaires avant de partir, qu’elle n’ai rien d’interdit comme par exemple… UNE PUTAIN DE PAIRE DE CISEAUX….

Heureusement pour elle, a bouts ronds les ciseaux, du coup le douanier dans sa grande bonté les lui laisse.
On se dirige donc vers notre porte d’embarquement, essayant de causer entre adultes de choses du style “tu as bien les cartes d’identités? T’as pas oublié les tickets à la douane? Je peux perdre mon ID la maintenant comme ça vous partez sans moi et Lagluante© babille entre nous, pose des questions halacon:

  • – Et s’il y a une bombe devant nous, tu fais quoi?
  • – Comment on les reconnait les terroristes?
  • – Et c’est comment qu’on fabrique une bombe?
  • – Tu as déjà fait exploser quelque chose?
  • Et si on disait que je voulais mettre une bombe mais que Goupix l’a mangeait et la faisait exploser dans son ventre
  • – Mais maman pourquoi tu me fais les grozyeux et que t’as mis ta main sur ma bouche pour m’empêcher de parler? [4]

Curieusement, pendant ce flot de questions ininterrompu, il y avait un cercle qui allait s’élargissant autour de nous… Je me demande bien pourquoi…
On rentre enfin dans l’avion non sans qu’une hotesse me fasse une remarque “vous avez deux bagages madame”?” Quand elle a vu Lagluante© lui rouler consciencieusement [5] sur les pieds, elle n’a pas eu d’objection a ce que je reprenne la conduite de la valise.

Dans l’avion, elle était coté hublot, sa soeur seule a une autre rangée, enfin tranquille. Nous on a eu droit aux tas de questions, a l’émerveillement face à ce grand oiseau de fer qui vole. Puis après a son incessant blablablas, de jouer avec ses peluches, jouer avec elle, lui dire si elle dessinait bien, répondre encore a trouze mille questions.

Aller avec elle aux toilettes. Atterrir une grosse demie-heuree plus tard et devoir cavaler dans tout l’aéroport a la recherche d’autres toilettes.

Puis pendant qu’avec son père on essayait de se reperer et de voir par ou c’était pour prendre le bus, d’avoir à nouveau les deux gamines en train de se disputer.

C’est parti pour trois semaines de vacances quasi. Dont deux jours à Séville ou les températures prévues sont caniculaire et dépasse la réponse à la vie, l’univers et au reste: 43 degrés. 43 putains de degré et au moins 39 jusque 20H. On va juste mourir.

Mais en attendant, j’ai appris à mes enfants comment on mouchait les avions et qu’ils adoraient être bordés une fois dans leur hangard…

[1] Mais si, sur le principe des ennemis mortels, de l’entropie et du mouvement perpétuel: si l’une est calme, l’autre la cherchera et vice et versa.
[2] Assez mal d’ailleurs sur un sol inégal, je déplore actuellement la mort de mes deux poignets.
[3] Nan mais c’est pour l’effet dramatique, en vrai on avait le temps.
[4] Nan mais faut pas croire, les enfants say fantastique, #OuPas
[5] Ou alors c’est l’impression que ça donnait, elle ne l’a probablement pas fait exprès

La famille 2.0 joue aux jeux de société…

Aaaaaah, les vacances, ce moment ou tu te dis que tu vas pouvoir te ressourcer avec ta progéniture, nier les horaires, faire ce qu’on veut quand on veut, que tout est possible [1], mais qu’en fait passé l’idylle des premiers jours, t’as qu’une envie, faire un double infanticide ou te balancer au bout d’une corde tellement le fruit de tes entrailles putrescentes est relou tendance tête à claque et que la chaleur n’aide pas.

Parce que oui, même si a l’abris des murs de ton bunker il fait bon, dehors c’est le cagnard et la moindre sortie se solde de “ouiiiiin j’ai chaud/soif/suis fatiguée/on rentre quand/on peut acheter une glace” [2] que le consensus actuel est plage urbaine cinéma [3]

Bien que les jeux de sociétés soient pas mal non plus. Le problème, c’est qu’avec des gamines de 13 et 8 ans 1/2, le choix n’est pas bien grand. Pas d’Asylum ou de jeux durants des heures, pas de blanc mangés coco ni de limites. Tu peux éventuellement la version de base d’exploding kittens, mais t’as interêt a trier tes cartes avant et mettre les NSFW hors de portées des petites mains, exit aussi Secret Hitler, lache pas la savonnette ou autre unstable licorns, mais la game de jeux ‘familiaux’ s’ouvre toi. Vive le saboteur, rock and troll et autres jeux.

En l’occurence, on a pu tester Roi et compagnie entre filles.
Je te plante le décor, tout le monde a moitié a poil assises a la table de la cuisine.
Je lis les règles aux gamines.
Demande a Laglue© 13 ans presque 14 de lâcher son téléphone le temps que je termine la lecture des règles.
Continue 3 phrases. Redemande a la gamine de lâcher son téléphone.
Arrive au bas de la page.
Gueule sur la gamine de lâcher son putain de téléphone. Devant le peu de réponse en face, confisque le dit téléphone sous l’oeil goguenard de Lagluante© 8 ans 1/2.
Se servir une deuxième bière parce que merde, quand je suis devenue mère, j’avais pas signer pour ça.

Je termine les explications, met les cartes en place, lance le premier tour [4], ca râle un peu chez la petite quand elle a pas les cartes qu’elle veut, mais la partie se passe cahin-caho, avec un premier clash quand Lagluante© se prend une première carte de pénalité. D’autant que sa soeur en est ravie.Puis ça pinaille sur un dé et ça commence à se frapper. Pour calmer le jeu, je leur balance le cadavre de la bouteille N°1 a la tronche [5] pendant que Lagluante© pleure que c’est trop injuste, elle est en train de perdre. Je promet une deuxième partie si le niveau sonore baisse directement. Le silence se fait instantanément.

Je frappe violemment Laglue© avec son téléphone qu’elle ne veut décidément pas lâcher [5], qui chouine que quand même on pourrait se dépêcher de jouer. Retourne me chercher une autre bière. Vire le chat qui a foutu le boxon dans les cartes le temps que j’aille au frigo. Essuyer les larmes de la petite parce que sa soeur lui a dit “de trop vilaines choses”

Et c’est enfin la fin de la première partie. Pas de bol, c’est la grande qui a gagné, la petite demande sa revanche en reniflant. Est a la limite de pleurer a chaque carte perdue ou pénalité acquise. D’autant que sa soeur en profite pour se moquer à chaque fois. Ce que je fais moi? Je recherche des plaquettes d’anti-dépresseurs et de paracétamol a consommer en une fois dès qu’elles seront au lit. [6]

Et là la partie traine. Et les filles se disputent. Again. And again and again and again. Pendant ce temps, je suis occupée a me tresser une corde a attacher à une poutre solide. Un lancé de dés, de longues tractations. Des réjouissances quand ca perd en face, de la jubilation quand la chance est là.

Pour finir, Lagluante© a gagné la deuxième partie. Sa soeur, 13 ans presque 14 je te rappelle, est partie de la table vexée comme un pou. Moi? J’envisage le divorce et la garde exclusive à leur père.

Nan mais c’est bien les vacances, mangez-en [7] …

[1] Particulièrement avec la carte kiwi
[2] Après les 47 que tu leurs a déjà acheter
[3] Sans surprise les indestructibles 2 et Hotel Transylvanie3 sont tombés au chant d’honneur, et vive la Macarena. Sans blague,le facepalm des adultes présents dans la salle était de bien synchro et de toute beauté
[4] A savoir c’est un jeu mêlant cartes et six dés de six faces, avec 3 couleurs: rouge/vert/bleu sur chaque. Oui, voilà, tu imagines le carnage lors des lancés
[5] Rhooo ça va, si on a plus le droit de fantasmer…
[6] Comment ça, je suis ENCORE dans l’exagération? J’te les prête et on en reparle hein… enfin oui, ok, je suis UN PEU dans l’exagération
[7] En vrai c’est pas si pire hein, on passe quand même de très chouettes moments, mais la chaleur a tendance à énerver tout le monde…