Sep 092017
 

Il y a quelques années, quatre en fait, pour être précise, je m’étais fait ma première bague en argent, lors d’un workshop sur un week-end de mélange entre rave-party, trucs de geek et machins vaguement (il)légaux dans une plaine des Pays-Bas. Le OHM que ça s’appelait [1]
J’en étais très fière. On partait d’un bout d’argent de quelques centimètres de long pour parvenir après un pliage/martelage/soudure/remartelage/nettoyage/ponçage a une bague 100% DIY un truc du genre

Oui, tu seras une bague, ma fille.



Pour arriver à ça

Moh oui, qu’elle est jolie. Bon peut être un peu “Wibbly wobbly, timey wimey … stuff mais c’est moi que je l’ai fait

Pour la petite histoire je l’avais fait trop grande, et elle ne tenait à mon doigt que via une autre bague. Et pas question de la mettre sans, sinon elle disparaissait.

Mes précieuses.

Pouvoir du prisme lun… oups pardon, je m’égare

Bref, quatre ans plus tard, en aout donc, nouvel opus de ce rassemblement de grouilleux hackeurs, amateurs de musique boumboum et autres trucs vachement plus-ou-moins (il)légaux, SHA, de son petit nom [2], je fais une nouvelle bague. Toute aussi personnelle et originale que la première. Je l’aime beaucoup d’amour et en plus celle-ci est à la bonne taille, pour autant que je ne maigrisse pas trop des doigts.

One.. Heuu… pardon Two Rings to rule them all, Two Ring sto find them,
Two Rings to bring them all and in the darkness bind them
In the Land of Mordor where the Shadows lie.”

Me voilà donc propriétaire heureuse de deux bagues en argent, faites avec mes petites mains pleines de doigts. Sauf que.
Il y a quelques jours, en allant aux toilettes, je m’aperçois avec effarement que j’ai perdu l’une de celle-ci, la première que j’ai faite. Ma précieuse, ma plus mieux. Brans-le-bas de combat, je me rhabille fissa et essaye de me rappeler la dernière fois que je l’ai vue. Je suis sure à 100% que je l’avais quand je me suis lavé les mains chez un ami. Je retrace donc le trajet que j’ai fais jusqu’ici. Descendre de chez lui, prendre la voiture, se garer sur le parking, marcher jusqu’a la maison, poser des trucs dans la cuisine, monter et aller aux chiottes. C’est en m’asseillant sur le trône que je me rend compte de la perte

Premièrement je me dhésabille et secoue mes vêtements des fois qu’elle se soit coincée dedans. Que dalle. Je regarde dans le couloir, les escaliers, en bas. Le stress monte, les filles sur mes talons qui veulent aider mais ne font que m’encombrer se prennent une soufflante. L’homme en bas se fait sommer de mettre la marmaille au lit pendant que je fais le trajet jusqu’a la voiture avec une lampe de poche. Des sanglots dans la voix, c’est ma précieuse bague, bordel, je téléphone à l’ami chez qui on a passé la soirée pour voir si c’est pas trop demander de le sortir de son pieu, faire descendre ses deux étages à pied et regarder sur son parking si elle n’y est pas. Il fera chou blanc.

Je rentre à la maison sans bague, super vénère, il me reste un seul endroit ou j’ai pas chercher, DANS le trone en faïance blanc. Je l’ai pas entendue tomber dedans, mais bon, sait-on jamais, je VEUX récuperer ma bague [3].
Ni une ni deux, j’enfile mon gant, gloups et explore la gorge de la bête. Rien. Schnoll.

Las; j’arrête mes recherche là, tandis que l’Homme me demande si j’ai bien fouillé partout. BIen sur que je lui rétorque l’engueulant presque, y a juste un seul endroit ou j’ai pas chercher, mais elle y aurait été je l’aurais senti.

Oui, tu le devines cet endroit? Par acquis de conscience, j’ai vérifié, glissant ma main dedans et effectivement…
Ca faisait une putain de demie-heure que je me baladais avec ma bague DANS MA CULOTTE



Voilà. Imagine l’estime de moi après ça. Et la tête de l’Homme. Et de l’ami; que ça n’étonnait pas trop du reste, ils me connaissent tous les deux.

Voilà voilà.
A ma décharge, ce jour là, je portais une culotte de grand mère super large because cystite de l’enfer et que ça douillait pas mal. Ce qui n’a pas aidé a ma mauvaise humeur. Maintenant coïncidence ou pas, faut croire que l’argent dans la culotte aide contre les cystites…






[1] Pour Observ Hack Made
[2] Pour Still Hacking Anyway
[3] Nan mais j’te rassure, elle était propre la cuvette et l’eau

Jun 032017
 

L’autre jour, en grosse warrior que je suis, je faisais mes courses avec les DEUX filles [1]. Courses alimentaires, rapport au frigo qui était du genre tout vide. [2]. Ca se passait relativement bien d’ailleurs, rapport au fait que je n’étais pas écartelée entre les deux enfants voulant aller dans deux directions différentes. Etant assez grandes, elles font leur vie plus ou moins à la portée de mon oeil. Il y a juste l’un ou l’autre moment crispants. Comme arriver au rayon yaourts, crèmes, caramels, bonbons, chocolats,biscuits, fort bien mis ensemble [3], pour le plus grand bonheur des enfants, buggant devant la profusion de choses interdites à demander et pour les parents devant subir cette avalanche. A peine le non dit au premier objet que la demande suivante arrive avant la fin de l’écho de la négation.

Force est de constater que je maitrise le non en rafale, sans jamais m’énerver mais en utilisant un ton ferme et décidé que ne renierait pas super nanny [4]
Sur ces entrefaits, un vieil homme nous voyant cligne de l’oeil à sa femme disant suffisamment fort et avec cet accent indéfinissable de la région mais pourtant tellement sympa, pour qu’on entende son ton amusé que quand même j’étais vachement sévère avec ces pauvres enfants.

Sur quoi, sa femme l’a toisé de bas en haut, lui et son caddy, disant que j’avais parfaitement raison, que lui d’ailleurs devrait faire plus attention à ce qu’il mettait dans son chariot et que toutes ces crasses là, ca n’allait pas, remet ça dans les rayons TOUT-De-Suite d’un ton parfaitement rieur mais sérieux, rabrouant le pauvre homme qui avait tenté de faire une remarque humoristique,sous un flot de paroles concernant maintenant son tour de taille, tandis qu’au bout de ma vie, rapport a la crise de fou rire que je sentais monter irrépréssiblement, je m’éloignais de la zone minée pour éclater à mon aise.

Les filles ont gagné le droit de prendre un pack de yaourts. Moi une bonne tranche de rire.

[1] Une forme de sado-masochisme parental latent appelé “j’ai mal prévu mon coup”.
[2] Enfin sauf le chicon/endive mutant qui commençait à grogner dans le bac a légumes et que depuis j’élève avec amour, un peu comme un David 8 cultivant amoureusement la vie. D’ailleurs il commence a avoir des petites dents toutes mignonnes, par contre je m’inquiète, il semble ne plus se satisfaire des carottes et loucher de plus en plus sur mes doigts.
[3] Que le concepteur de cet agencement ait des hémorroïdes à vie et les bras trop cours pour se gratter
[4] Les châtiments corporels se passant dans l’ambiance private de la cave aux multiples donjons. Faut pas déconner on a du monde en bas.

Jun 012017
 

J’ai de la chance d’avoir des enfants en bonne santé. Bon mis à part l’une ou l’autre peur [1] généralement tout se passe bien. Peu de visites chez le médecin ou à l’hôpital et les trois quart du temps c’est en urgences parce qu’un accident c’est si vite arrivé [2]. Pour le tout venant: rhume, saignements de nez, blessures ne nécessitant pas de points, on gère nous-même, avec le joker parfois, de la pharmacie à genre 40m de la maison. [3]

Un peu comme hier. Alors que je rangeais tranquillement la vaisselle du repas de midi, Lagluante© arrive en panique: “MAAAAMAAAAAAN JE SAIGNE DU NEZ”.
Pas de quoi fouetter un chat, pensais-je, elle est vite impressionnée; sauf que là, le sang coule a gros bouillon en sortant des DEUX narines, lui donnant l’air d’un zombie en pleine restauration [4].

Après quinze minutes de compression sans succès, c’est la mort dans l’âme que je sors avec Freddy Krugger faire un saut à la pharmacie la plus proche, histoire d’appréender un peu mieux sa future période adolescente émostatique de la ouatte hémostatique.

Bourrage du pif de la gamine. Post d’un statut facebook:

Si vous avez besoin de sang de jeune vierge pour un sacrifice quelconque, faites offre, j’ai tout ce qu’il faut ici…
Aka Lagluante pisse le sang sans que rien ne l’arrête ET a partager amoureusement ses effusions émoglobulaires avec sa mère. On est quitte pour un double change, sous le regard hilare et pif en choufleur orange du zombie

Traduction: rien de grave, Lagluante a juste perdu trouze mille litres de sang lors du claquage d’un vaisseau du nez, trouvant qu’il faisait fort chaud et qu’on était fort a l’étroit dans ce tarin.

Ca a continué de saignoter de ci de là pendant toute l’après-midi et la soirée. Rien à voir avec le geyser précédent mais quand même. En mauvaise mère, je reposte un truc alors que la chair de ma chair est quasi exsangue à mes côtés [5]:

Méthodiquement Lagluante continue à se vider de son sang.
C’est à partir de 4l de perdu qu’on s’inquiète non ? #boucherieSansOs

C’est pas toussa, mais qu’est-ce qu’on s’amuse. Finalement la gamine va au pieu.
Un peu avant 2h30 du matin, la lumière s’allume, la gamine est dans le couloir, j’ai la tête dans le cul, mais pressentant un drame, je me lève au radar, progresse dans le long couloir, sentant un truc visqueux sous mes pieds. Le temps que mes tympans se raccordent à mon neurone, je me rend compte que Lagluante© vomis à grand bruit.
A vrai dire, elle a déjà BEAUCOUP vomis. Dans le couloir, la toilette et sinistrer bien comme il faut la cuvette. Option odeur de digestion comprise. Et y a en partout. Y compris sur elle.

Ca a été une vraie galère, rien de grave, mais rien d’agréable non plus. Peut-être a part les moments calinous avec la remise au pieu de la bestiole propre encore éveillée puis sombrant gentiellement dans le sommeil. Avec option “ne parvient pas a se rendormir pour toi. Mais Je l’ai décris de façon ultra-lyrique pour toi ici
:

Catégorie expulsion violente de fluides corporels, Lagluante, sept ans, reste au taquet: après l’exsanguination nasale de la veille, tu ne te douterais jamais de la contenance stomacale d’une gamine de sept ans, avant qu’a 2h30 du matin, elle ne disperse l’intégralité de celui-ci dans le couloir et sur les toilettes, te laissant la douce charge de toute nettoyer derrière lui (après avoir nettoyer la gamine, rapport a ce qu’elle s’était pas ratée elle non plus et la laisser mariner propre et pas encore tout a fait sèche dans la salle de bain parce qu’il fait trop chaud.

Rester avec elle jusque 3h du mat qu’elle se rendorme (elle a pas mal non qu’elle te dit, mais elle voudrait ‘kanmem’ que tu reste près d’elle. Répondre aux questions absonces de la gamine du style ‘et le vomis, il va dans le cerveau parfois? Et il peut sortir par les yeux? Et si je ferme pas mes levres alors le vomis il peut sortir par le trou de mes dents?. #LaDrogueJeVoisQueCa )

Ne pas parvenir a te rendormir après et garder les yeux ouverts dans le noir de la chambre.
Tenter le réveillage de cadavre à 7h30, y a un peu école tout de même, sans aucun succès. Laisser le zombie drogué dormir. Quand vers 11h quand la gamine guillerette et totalement remise, vienne te voir, vous êtes a peu près toutes les deux dans cet état là…

Dessin avec coupidroit intégré et citation de la source: Nathalie Jomard D’ailleurs si tu connais pas j’te la conseille, c’est de la bonne.
(Poke Ragnagna, tavu, je fais de la pub a la pique-à-chignon-c’te-classe. Bon ok, tu dessines mieux qu’elle mais entre rousse y a un code tu vois. /me fuis. Et laisse cet Alien là, il t’a rien fait.)

[1] Infection urinaire carabinée pour la grande, problème de hanche bénin, et au long cours une dyspraxie plus ou moins bien gerée par la concerné. Et une immaturité du système nerveux avec le syndrome du bébé tout gris qui a oublier que pour vivre il fallait respirer pour la petite
[2] Ou une appendicite. Ou un nez qui pisse le sang des heures durant après la rencontre avec un meuble. Ou des vomissements incoercibles après s’être ouvert le crane en tombant a la bibliothèque et en pissant le sang partout. On oublie vite en fait.
[3] Enfin sauf quand c’est la pharmacienne qui est phobique du sang. Là c’est plus difficile. Heureusement, c’était pas elle qui était en post hier.
[4] La génétique cette grosse farceuse qui parvient a te faire une blonde aux yeux bleus à la peau pale, te faisant passer pour l’assistante maternelle de ta progéniture, plutot que pour sa génitrice. Pardon d’avoir les yeux bruns et la peau pâle tendance rousse, MAIS qui parfois, entre deux coups de soleil peut bronzer.
[5] Oui, je suis TOUJOURS dans l’exagération

Jan 032017
 

Ca fait longtemps que je ne suis pas passée par ici. Par manque de temps certainement, mais aussi parce que je me suis concentrée sur mes chroniques. Que les bêtises des filles passent et se ressemblent. Que je me sentais étouffée dans mon rôle de maman, chercheuse d’emploi qui ne veut pas se pointer.

Mes des choses ont changés. J’ai testé pour vous l’opération des yeux. Le combo myopie, astigmatisme. Mon seul regret: ne pas l’avoir fait plus tôt. Ca a complètement changé ma vie, je me casse moins la gueule dans mes propres pieds, je touche la balle quand je joue au tennis, je ne dois plus constamment ajusté mes pas. Bon je balisais convenablement pour cette opération, après tout on a que deux yeux, eu très peur avec le bug de la machine: “ah ben non madame, va falloir refaire les mesures, le laser ne les a pas prise”, tout ca alors que tu es déjà sanglée sur la table, le champs stérile sur la tronche et désinfection faite. Bon ben il a fallu se relever, toujours aussi myope, se prendre les murs, refaire les tests. Attendre. Attendre encore. Voir le chirurgien s’impatienter et finalement mettre tout sur une clef usb pour l’injecter sur la machine. A ce moment là, même avec le calmant, j’étais prête a me couler par terre et m’enfuir discrètement façon Kaa dans le livre de la jungle.

Mais fort heureusement, tout c’est bien passé, j’ai deux yeux qui voient merveilleusement bien et qui sont juste un peu secs et sensibles a la poussière. Bref, le lasik, j’te le conseille +++

Pour le reste, Laglue© a eu ses douzes ans et est entré de plein pied dans le monde ingrat de l’adolescence. La faute aussi certainement a l’entrée au collège qui n’a pas du arranger les choses.

La gamine, tu lui dit avant les vacances “c’est soit les trous dans les oreilles, soit les cours de plongées qui en plus coute un rein” et qui te tape une crise monstrueuse parce qu’elle a choisi le second et que “OUIIII MAIIIIIS TU AVAIIIIIIIIS PROMMMMMIIISSSS”, et qu’elle a piscine + gym a l’école et que j’ai moyen envie qu’elle se chope une infection monstrueuse pour avoir faire les trou genre 48H avant, mais ca tu vois, ca n’a pas l’air de la déranger plus que ca. Je crois que je vais me faire le genre de crise quant à l’industriel dont je rêve depuis trois ans mais que j’ai toujours pas fait justement a cause du délicat problème de la cicatrisation [1]

Lagluante© se conforte dans l’idée de la gamine de presque sept ans infectes qui est presque aussi tête a claques qu’une ado, mais qui en plus tiens tête et ne veut faire ce qu’elle veut. Et qui n’en a jamais assez. Tu lui as fait son gouter préféré, vous êtes passées a la patinoire, mais ca va pas, tu avais promis une promenade de nuit et elle la veut kanmem’ rien a faire que tu te sois peter le dos a l’empêcher de se tuer sur la glace. Et que tu te sois gelée convenablement dehors dans la neige en lui ayant en plus prêter tes gants, pour lui faire plaisir.

Bref, l’année qui commence ressemble furieusement a celle qui s’est terminée. Elle me donne juste envie de fuir très vite et très loin.

[1] Qui ne sera pas lunaire du coup.

Dec 012016
 

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, ce ne sera pas un post déconne ou test quelconque. Mais plutôt un coup de gueule. J’ai longuement hésité avant de le mettre sur mon blog, parce qu’on est loin de sa ligne éditoriale, parce que quelque part c’est un texte très personnel. Je me rend juste compte de la chance que j’ai, que nous avons. Tous. Et qu’il serait peut-être bien temps qu’on s’en rende compte, avant de basculer dans les extrêmes…

Ce soir, je suis en colère. En colère et triste. Triste de ce que le monde est devenu. Triste de l’indécence de nos hommes politiques, qu’ils soient belges ou français, qui osent dire que chez nous, dans un pays où le plus gros risque est de se faire piquer son sac ou son téléphone, où le taux d’homicide s’élève à 1,7 pour cent mille habitants en France et 1,2 pour cent mille habitants en Belgique, soit respectivement 840 et 180 personnes mortes par homicide en 2013. En comparaison en Syrie, en 2013, ce sont plus de 73600 personnes qui sont mortes

Et ils osent dire que“Nous sommes en guerre”. Que nous avons peur?! Mais déjà, qui ça nous? Chaque français? Chaque belge? Ou les masses rêvées par nos politiques?
Peur des attentats? Peut-être. D’un autre côté si les médias ne se montraient pas si anxiogènes, on n’en serait peut-être pas là.

C’est totalement indécent, c’est une insulte pour les pays où réellement il y a la guerre.
Alors oui, il y a eu des attentats, et oui, il y a toujours un risque, mais je ne pense pas qu’on guette tous le ciel au dessus de nous, à l’affût des sirènes pour savoir quand LES prochaines bombes tomberont et si ce ne sera pas sur notre maison, ou ce qu’il en reste.

C’est indécent et honteux. Nous avons pour la plupart un toit sur la tête, de quoi manger et ne tremblons pas pour la vie de nos proches, ou la nôtre.

Mais bordel, la guerre, la vraie, elle se passe en Syrie. Ce sont des familles sous les bombes. Des familles parfois décimées par des tirs. Ce sont des enfants qui tentent tant bien que mal de survivre, la peur au ventre. Des parents qui tremblent pour leurs filles, leurs fils.
Des tas d’anonymes dont le monde se fiche. Des gens qui viennent “pour profiter de l’Europe”, parce que c’est sur, c’est plus fun d’aller risquer de se noyer dans la Méditerranée plutôt que de finir écrasé dans les décombres de sa propre maison.
Et puis parfois, magie d’internet, des visages apparaissent. Des histoires, des récits de vie. Des enfants, comme la petite Bana Alabed, elle a sept ans. L’âge de ma fille. Elle est Fan d’Harry Potter. Elle veut devenir prof et auteur. Elle a deux jeunes frères.

Sa maman tient un compte twitter pour elle: https://twitter.com/AlabedBana. Elle y parle de leur vie. De la dureté et de la mocheté de la guerre. Parce que c’est ça la réalité: des gens qui meurent, et pas comme dans les films, il y a du sang, de la douleur, des morceaux de corps. La mort fauche sans distinction d’âge, de sexe ou d’innocence. Pas que des inconnus non plus. Des amis, de la famille. Tu ne me crois pas? Tu veux faire du voyeurisme? Remonte son fil. Tu y verras des horreurs. Celles de la guerre. Des enfants morts. Des images qui montrent la réalité, crue.

Des hôpitaux et des écoles bombardés détruits, des vies fauchées. Des gens qui luttent pour essayer de maintenir un minimum de cohésion, de cohérence à leur vie.

Mais elle tweete aussi des tranches de vie, de la joie et du bonheur, la lecture d’un Harry Potter, le visionnage d’un film.. La joie de savoir que la petite souris va passer parce que Bana a perdu une dent. Des photos où la fratrie est souriante.Des photos d’avant-guerre.

Des images de la vie telle qu’on la vit ici. Les petits bonheurs des parents face à leurs enfants. Mais à la différence près que là-bas, tu ne sais jamais si c’est pas la dernière fois que tu vois ton enfant vivant et en bonne santé. Que ces souvenirs que tu fabriques seront peut-être les derniers. Que peut-être demain, ce seront ton fils, ta fille, qui seront enveloppés dans une couverture.

Et là d’un coup, tes propres malheurs tu les relativises. Et tu te rends compte que tu peux pas faire grand chose. A part t’indigner. Le crier sur les réseaux sociaux. Et écrire pour exorciser cette colère que tu sens au fond de toi, cette peine, ton impuissance devant la folie des hommes.
Et toi qui te dis pourtant athée convaincue, et fière de l’être, tu pries. Tu pries pour que Bana, sa maman, ses frères, les syriens coincés à Alep et ailleurs vivent. Que la guerre cesse.
Tu pries parce que c’est ce que Bana, sa maman et d’autres syriens te demandent. Prier avec eux pour que jour après jour ils restent en vie, que la guerre se termine. Prier parce que finalement il n’y a plus que ça à faire, parce que prier revient à penser à eux. A espérer que tout se finisse bien.

Le partager sur les réseaux sociaux pour espérer que si suffisamment de monde s’indigne, peut-être que ça fera bouger les choses. C’est sûrement naïf et bien peu, mais c’est mieux que rester inactif et indifférent.

Combien devront encore mourir avant que tout cela ne cesse? Dans l’indifférence générale, parce que après tout “nous avons aussi nos problèmes”. Mais nom d’un chien, travailler sur plusieurs fronts en même temps, améliorer nos vies et chercher des solutions pour la Syrie, ça ne doit pas être incompatible non?!

Elle s’appelle Bana, elle a sept ans. De longs cheveux noirs tressés ou en couettes. Une poupée. Et tous les jours, elle a peur de mourir. Pensez-y, la prochaine fois que vous direz “qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde” et que “leurs hommes n’ont qu’à s’armer pour tenir tête à l’ennemi”. Face à des avions? Face à des militaires entraînés? Des hommes qui n’ont probablement jamais tenu une arme dans leurs mains? Autant les faire fusiller directement, ça ira plus vite.

Elle s’appelle Bana, elle a sept ans. Elle adore Harry Potter et dessiner. Et ardemment je prie pour qu’elle n’ait pas sept ans à jamais…

Elle s’appelle Bana, elle a sept ans. Et égoïstement en elle, je vois le reflet de ma fille.

Elles s’appellent Bana, Aména, Yana ou Ola. Ils s’appellent Adnan, Mohammed, Elias ou Sami. Ils ne sont pas encore nés, ont quelques semaines, mois, années.
Et ils ont besoin de moi, de vous, de nous. De notre soutien. Ne les ignorons pas. Ne les laissons pas tomber.

Si nous ne faisons rien,bientôt il ne restera d’eux que des photos ,des petites traces à la surface de notre mémoire,à peine des ronds dans l’eau où ils seront morts,à peine une trace de sang sur les pierres qui les auront recouverts.
#StandWithAleppo

Nov 112016
 

Le réveil est douloureux: comprendre j’ai passé ma nuit et a mourir et mon état de fraicheur au petit matin est de toute décomposition. Résultat: pendant que les autres prennent le métro jusque Shin-Osaka puis le shinkansen jusque Kyoto moi je reste mourir à l’hôtel une bonne partie de la matinée. Puis on prend le taxi jusque la gare. 30 minutes ou le mec a eu l’impression de conduire une momie entre deux musées.

Prise du train, arrivée a Kyoto. On cherche un peu l’hôtel, heureusement il est a quelques centaines de mètres de la gare. On pose les bagages et on profite que je vais mieux pour partir à la découverte de la ville. Heureusement, pour éviter de mourir sous le cagnard, les bus sont climatisés et avec le ticket journalier a 500yens, ca nous permet de nous déplacer facilement et en toute tranquilité. Bonus, y a beaucoup de chance d’avoir une place assise, le maillage des transports en communs est assez impressionnant.

Mais que peut-on faire à Kyoto? Et bien en première place, la visite des temples est une bonne idée. On en trouve quasi à chaque coin de rue. Et le mélange d’ancien et de neuf se marie parfois si parfaitement bien qu’on ne le voit pas au premier coup d’oeil.

Toits de style ancien et magasins modernes

Toits de style ancien et magasins modernes

Comme dans toutes villes, il y a des magasins. La spécificité du coin, c’est qu’il y a pas mal de loueurs/habilleurs de kimonos, permettant de parer les femmes (et les hommes) puis de les prendre en photo. Seuls bémols, c’est cher et ça prend du temps.

Tu veux voir mon gros kimono?

Tu veux voir mon gros kimono?

Nous avions décidé en ce premier jour de faire le temple de Kiyomizu-dera, l’un des plus célèbres temple de la ville, connu pour sa terrasse a pilotis sur flanc de colline, décidément très impressionnante. Et prisée par pas mal de monde

Il fait chaud, il fait beau, il a fallu mérité d'arriver la et les places sont chères....

Il fait chaud, il fait beau, il a fallu mérité d’arriver la et les places sont chères….

Mais pour arriver jusque là, il faut monter les petites ruelles tortueuses de Kyoto, avec ses magasins aussi bien de bouffe que d’articles et surtout, surtout, le magasin Totoro, caché au fond d’un café. [1]. Et l’afflux de touristes, en plus des voitures. Ce qu’en ex-citadins, on fait les doigts dans le nez.

En plus, tu as le charme des gens en yukatas, voir kimono pour certaines

En plus, tu as le charme des gens en yukatas, voir kimono pour certaines

Une fois arrivé en haut, c’est le dragon qui nous salue.

Encore des touristes? Mais y a que ça ma parole

Encore des touristes? Mais y a que ça ma parole

Une fois les tickets achetés, on déambule dans les différents étages du temple et de ses jardins. Il y a pas mal de monde et pas mal de petites choses a acheter, allant des prédictions aux charmes protecteurs. Vu qu’il n’y a pas de petits profits, les offrandes sont aussi les bienvenues et si tu veux tenter ta chance avec les rochers de l’amour, il t’en coutera aussi quelques yens.

Mais késakos ces rochers? Ce sont deux pierres séparées de quelques dizaines de mètres qu’il faut rejoindre les yeux fermés. Si on y parvient, après avoir donné son obole, on devrait savoir qui sera notre grand amour de la vie.

Inutile de dire que c’est un jeu fort prisé et que les groupes de jeunes se suivent, en aidant leur poulain du mieux qu’ils peuvent => “a gauche, a droite, avance, stooooooop.” Avec forces rires et commentaires

Nous on visite tranquilous. J’ai le teint verdâtre, mais globalement ça va. Je suis même présentable pour faire une photo avec Merlin. Même que je le demande gentiment en [mauvais] japonais à une jeune fille en yukata, shiashin o toru, onegai shimase? Elle se plie a l’exercice en souriant. Ouf j’ai pas du faire de gros imper.

On croise des statues un peu partout, dont Monsieur Lapin, qui tentaient de s’échapper, sûrement parce qu’il avait voler des tas de carottes au mec qui le poursuit avec un bâton

Ben quoi? Je suis conteuse ou pas?

Ben quoi? Je suis conteuse ou pas?

Il faut avouer que la structure même du temple est impressionnante. Aussi bien a l’interieur, ou les photos ne sont pas permises, que la terrasse ou sont agglutinés de tas de gens. On rajoute a ça les cricris monstrueux des insectes et c’est un calme tout relatif qui nous entoure

Et les jardins et forêts derrière le temple laissent présagés d’une chouette balade. Surtout la pagode rouge, la bas derrière, perdue dans un écrin de verdure.

Mais si, le petit strotch rouge, la plus ou mons au milieu de l'image

Mais si, le petit strotch rouge, la plus ou mons au milieu de l’image

Après la visite on se dirige vers le chemin qui serpente entre les arbres. Directement, la foule se dilue et on peu se promener sans être serrés les uns contre les autres. A un moment le sentier bifurque, soit on revient vers la fontaine et le pied du temple, soit on part en dehors du domaine. C’est cette dernière option qu’on choisi, pour finalement aboutir un a cimetière.

Calme et zenitude

Calme et zenitude

On resdecend vers le temple, divers points de vues s’offrent à nous, dont certains de toute beauté. Tu excuseras mon peu de talent photographique, mais je crois que pour m’améliorer j’aurai besoin de cours

Faut admettre, d'un peu plus loin la vue est splendide et les touristes moins les uns sur les autres

Faut admettre, d’un peu plus loin la vue est splendide et les touristes moins les uns sur les autres

Pour rester sur les détails, il est marrant de voir des japonaises en yukata, geta, les cheveux bien coiffés parés de bijoux et le petit sac kawai d’époque, mais les orteils vernis aux petits oignons, le petit détail qui tue et qui allie jeunesse et ancienneté. Moi ça m’éclate [2]

Chanter avec une voix de mignons:  "Tes doigts de pied , ma cédaient les betailes ,  Y  les doigts, la polaire , tu es jolie et tous  Tes doigts de pieds"

Chanter avec une voix de mignons:
“Tes doigts de pied , ma cédaient les betailes ,
Y les doigts, la polaire , tu es jolie et tous
Tes doigts de pieds”

Et puis c’est le petit chemin serpentant entre les arbres jusqu’à la fontaine qui recueille les eaux de la rivière Otowa-no-taki, qui se divise en trois jets. La coutume veut que le visiteur se purifie et boive [3] à chacune pour obtenir santé, longévité et succès dans les études.


Alors déjà, l’espèce de tasse a long manche (hishaku) pour recueillir l’eau est difficilement maniable dans la foule. Ensuite, la pression du jet qui se jette dans la vasque pourrait te l’arracher des mains si tu ne fais pas attention. Pour finir la foule attends (im)patiement que tu es fini ton tour pour pouvoir passer aussi, parce qu’il faut avouer que c’est une “attraction” très prisée, surtout vu la chaleur.

Amour, gloire et beauté (à quelques détails près mais ne chipotons pas), ça se mérite

Amour, gloire et beauté (à quelques détails près mais ne chipotons pas), ça se mérite

On refait doucement demi-tour, passons par la pagode

Petite pagode toute délicate

Petite pagode toute délicate


Repassons devant la grande cloche à l’entrée du sanctuaire
Celle là quand elle sonne, on doit l'entendre de loin

Celle là quand elle sonne, on doit l’entendre de loin


Repassons un petit sanctuaire, avec son torii si reconnaissable
Impressionné? Non,  mais n'empêché, c'est joli

Impressionné? Non, mais n’empêché, c’est joli


Et doucement nous devons quitter le temple et sa végétation luxuriante pour revenir en ville, non sans un dernier regard sur le point de vue
Ouais, va falloir redescendre tout ça et retrouver la foule citadine

Ouais, va falloir redescendre tout ça et retrouver la foule citadine

Evidement Loup en a profiter pour faire de son nez et causer avec un lointain cousin, menaçant de nous mettre en retard

Wesh, couzin, bien ou bien?

Wesh, couzin, bien ou bien?

On redescend donc, flânons un peu dans les rues, un petit tour dans un parc, ou nous trouvons un peu d’ombre pour nous poser une heure ou deux quelques minutes et discuter de la suite du programme, à savoir que mange-t’on ce soir

A l'ombre de mon arbre, je sieste heureuse

A l’ombre de mon arbre, je sieste heureuse

C’est Setchaya qui nous parle d’un resto du coté de Gion, qui ne sert qu’un plat unique,une sorte d’okonomyaki, rempli de dessins votifs limites érotiques limite porns, où un mannequin en yukata accompagne chaque tablée et dont la statue à l’entrée est un gamin qui va se faire mordre le fondement par un chien. Rien que ça.

Tu nous connais, n’écoutant que notre coté glauque, on s’est précipités, mais avant ça, et pour reposer nos pieds douloureux, un tour à la rivière sur le bord de laquelle on peut enlever ses chaussures et profiter de l’eau fraiche pour se reposer et papoter. Le lieu est prisé, vu la difficulté a se faire une place, mais on y parvient

Rooooh oui, c'était bon. Pieds trempés quelques longues minutes et tu es prêt a refaire 10km sans aucun soucis.

Rooooh oui, c’était bon. Pieds trempés quelques longues minutes et tu es prêt a refaire 10km sans aucun soucis.


En plus il faut avouer que la vue sur la rivière quand tu tournes la tête n’est pas dégueux
Ca se laisse voir

Ca se laisse voir

Ensuite on se traîne jusqu’au restaurant, Issen Yoshoku

Je t'ai pas menti, c'est la réalité vraie :p

Je t’ai pas menti, c’est la réalité vraie :p


Bon alors clairement, y a du monde, le personnel est pas super sympa et il faut payer a la réception de la commande. Le plat n’est pas a se taper le cul par terre, mais d’après les autres ça se laisse manger. En ce qui me concerne, mon estomac était parti faire un tour loin de moi
Bonjour, vous marinez chez vos harengs?

Bonjour, vous marinez chez vos harengs?


Hey, mais la littérature est sympa dans le coin

Hey, mais la littérature est sympa dans le coin


Bon c'pas toussa, mais bon appétit hein, vu que mon humaine de compagnie ne peut rien manger

Bon c’pas toussa, mais bon appétit hein, vu que mon humaine de compagnie ne peut rien manger

Et puis c’est l’heure de rentrer, jusqu’à l’hôtel dans le noir. Je me sentais KO en me couchant, ca sera la pire nuit/Journée de ma vie ou quasi. Le jour d’après je suis restée couchée jusque 16h, sans rien pouvoir faire qu’avoir mal, vomir et dormir, demandant qu’on m’achève charitablement, après avoir pousser Merlin à aller visiter la ville sans moi, histoire que la journée ne soit pas perdue pour tout le monde. Quand je me suis remise, vers 18h, après un repas de boulettes de riz, on a été quand même un peu marcher dans le quartier, découvert les petites rues étroites et tortueuses de Kyoto, les sanctuaires et temples popant un peu partout, et notre premier chat.

Après ça, c’était fini et j’étais sur pied pour visiter le sanctuaire d’Inari et pour toute la suite du séjour. Et heureusement, parce que la suite a envoyer du lourd.

[1] Cherche pas, c’est normal au Japon
[2] Oui je sais, je suis bonne à enfermer. Mais j’assume totalement ma folie
[3] Reccueillir l’eau de la main droite, verser sur la main gauche, changer de main verser sur la main droite, rechanger de main verser de l’eau dans la main gauche et l’amener à sa bouche, remouiller sa main gauche puis laisser l’eau s’écouler a la verticale. Gare a toi si tu te trompes de sens. C’est très sérieux et c’est le rituel de purification shinto

Oct 252016
 

Oula, c’est poussérieux par ici. Un peu plus de deux mois sans écrire. Et personne pour me demander si je n’étais pas morte électrocutée par mon ordinateur ou étouffée par les filles ou le Rotisha.

Ce n’est pas parce que je n’ai rien publié que je n’ai rien fait. Encore que, diront les mauvaises langues la bas dans le fond. J’ai des tas d’histoires à te raconter. Sur les bêtises des filles. Le fait que Lagluante© soit rentrée au CP [1] et sa grande soeur au collège [2].

Je pourrais te raconter comment j’ai manqué me fracasser le crâne au boulot et mis du sang partout, comment je doute de tout pour le moment et que l’envie d’écrire pour le blog n’est plus là.

En même temps, vu comment t’es nombreux, je ne m’attends pas à beaucoup de commentaires ou de tristesse. Si j’arrêtais d’écrire le blog mourrait comme il a vécu. En silence. Mais on n’en est pas encore là. Si je n’ai pas écris, c’est surtout que je me suis consacrée depuis début septembre a mon nouveau baybay. Non pas un être de chair et de sang, [3] mais une jolie chaîne de podcast sur Youtube, des chroniques décalées sur l’actualité, avec humour, reflexion et parfois un peu d’explication. J’y tiens beaucoup. Elle est encore toute jeune, inconnue, mais qui sait, peut-être qu’un jour, elle aura plus que trois abonnés et dix vues. Peut-être qu’un jour des gens l’écouteront et rigoleront ou seront atterrés par mes jeux de mots. Ou peut-être qu’un jour, je serai célèbre et Maitre des Multivers. Ou peut-être pas.

Mais en attendant elle est là. S’agrandissant semaine après semaine d’une nouvelle chronique. Cherchant son public. Alors je sais très bien que je ne suis pas super talentueuse, preuve en est de ce blog qui est au point mort depuis une dizaine d’années par rapport a son audience. Mais si quelqu’un passe par ici par hasard ou via un flux rss oublié, pensez à moi siouplé. Pour écouter. Partager si vous avez aimé, me donner des retours que je puisse l’améliorer.

Ca me tiens vraiment à coeur, c’est quelque chose que je fais pour moi, par moi. Je n’y parle pas des filles. Ni de moi en général, mais juste d’un point de vue sur l’actualité. En essayant de la rendre moins lourde.

Fort bien, me diras-tu, mais par ou ca se passe? Et bien écoute tu as le choix. Directement la chaine Youtube, ou alors la page Facebook, voire même la page Google plus

Comme tu peux le voir, c’est plutôt désert. Peut-être parce que c’est nul, peut-être parce que je n’ai pas le réseautage pour me faire connaitre. A toi de te faire une opinion. En cliquant et en écoutant. Puis en partageant. Ou pas.

Bon j’arrête la mes jérémiades et mon pavé dans la marre [4] et te laisse avec la dernière chronique en date. Et la première, que tu te fasses une idée du petit bout de chemin parcouru. Pour le reste, ben je compte sur toi…

[1] Sniff mon baybay
[2] Paye ton coup de vieux
[3] Encore que j’ai sué sang et eau pour le créer
[4] Oui il y a un jeu de mot halacon© dans cette phrase

Aug 212016
 

Une petite pause dans le compte rendu du Japon, pour bien montrer que malgré ces trois semaines, je sais encore gérer les filles à peu près seule. Ou pas.

Aaaaah, les vacances, c’est bien, y a pas d’horaires, on peut faire ce qu’on veut et les enfants pètent la forme, mais quelque chose de grave. Alors cette semaine, je leur avais préparé un combo hardcore: le mardi journée sportive au Blocry, le mercredi, journée à la mer avec départ a potron-minet, aka 6h

Mardi:
Donc le mardi, c’était rendez-vous en enfer avec mon frère à 11h sur le parking malin.

Le programme de la journée? On commencerait par un peu de tennis, puis certainement du ping-pong. Pour la suite, on savait pas trop, peut-être piscine ou escalade.

Sauf que du sport, avec deux gamines de 11 ans et 6 ans 1/2, c’est sportif un peu justement. Surtout quand ton frangin a oublié les balles de tennis dans la voiture; c’est moyen pratique pour jouer. Du coup, il est parti les chercher avec Laglue© tandis que je restais sur le cours avec Lagluante© et une balle qui trainait dans mon sac [1], pour lui apprendre les rudiments du tennis, principalement taper dans la balle. Chose qu’elle fait plutôt bien en fait. Après renvoyer la balle lui est plus difficile.

Quand le frangin est revenu avec les quatre balles en bout de vie qui restaient dans sa bagnole, on a bien compris que l’heure allait être assez compliquée. Surtout quand Laglue© forte de ses deux semaines de stage de tennis a voulu jouer aussi. Et que Lagluante© aussi. Et que bizarrement on avait que trois raquettes pour quatre.

Quand on a finalement pu rejouer entre adulte, le match a été assez tendu, rempli de balle renvoyées très fort pour faire taire la colère et la frustration que tu peux avoir a essayer de jouer avec deux punaises qui passent leur temps a essayer de s’entre-tuer.

Bon après, on en a raté aussi pas mal des balles. Dont parfois dans de jolis mouvements de j’ai-ah-ben-non-finalement-pas-mais-tu-as-vu-l’énorme-guêpe-que-j’ai-chassé-avec-ma-raquette? Et beaucoup couru aussi. Heureusement, contrairement à la dernière fois, on était dans une bulle semie-ouverte et pas dans la bulle four-à-pizza-sans-aucune-aération.

Quand on est revenu vers l’accueil bien crevés, on a aviser la table de ping-pong, vide. Et on est partis pour une heure de pong-épique, a savoir no rules, on renvoit la balle coute que coute et on tente les plus mauvais coups possibles; avec Lagluante© en ramasseuse de balles officielle. On a bien sûr joué aussi avec les filles et terminé par un défi: jouer avec deux balles. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est difficile en fait.

Un petit tour au décathlon [2], ou je craque finalement pour des chaussons d’escalade, et on est reparti. Pour de l’escalade cette fois. Si le frangin et moi sommes équipés (baudrier+chaussons+grigri et/ou 8) ce n’est pas le cas des filles. Du coup on loue un baudrier pour la grande et un ouistiti pour la petite. Qui n’est plus si petite vu que le harnais commence a devenir vachement serré pour le coup. [3]

L’année dernière Lagluante© l’escalade, elle avait vachement bien géré:grimper jusqu’au sommet fingers in ze nose, grimper sans être assurée (!) sur un module. Puis après elle avait eu un peu peur. Ensuite l’année s’était écoulée et on avait repris maintenant.

Vu que ca faisait un certain temps qu’on avait plus pratiqué, on a préféré faire la première voie, ou en tout cas l’arnachement et la vérification des noeuds avec la nana de la permanence. Puis Lagluante© s’est élancée.

♫  plus hauuuuuuut, alller plus hauuuuuhauuuuhauuut♫

♫ plus hauuuuuuut, alller plus hauuuuuhauuuuhauuut♫

Sauf que. Elle a commencé a grimper. Genre sept ou huit mètres. Puis elle a dit qu’elle avait peur. Et elle a pas voulu redescendre. Elle était un peu tétanisée sur sa corniche. On a envoyé Laglue© sur la voie d’a coté pour la rassurer et lui montrer comment descendre. Mais ça n’a pas changé grand chose. La nana de la perm a commencé à s’équiper pour aller la récuperer, quand finalement, la demoiselle a daigné descendre, cahin-caho.

Sur les deux derniers mètres, la responsable lui a montré comment bien se placer pour descendre. Puis après ça, il n’a plus été question pour la petite de monter sur ces grands murs.

Du coup, elle a été sur le module en haut, légèrement incliné, qui fait trois mètres et a un gros tapis moelleux en dessus et s’est entraînée dessus. A grimper d’abord timidement, avec mon aide puis de plus en plus facilement, jusqu’a le faire très facilement et en sautant de plus en plus haut.


Du coup quand je lui ai reproposé, genre une heure plus tard de regrimper sur le grand mur, elle l’a fait. Sans rechigner. D’abord deux trois mètres, puis redescendre pour qu’elle voit qu’elle maitrisait la descente, puis jusque tout en haut. Et de redescendre, fière comme Artaban. Pendant ce temps, sa soeur grimpait une autre voie, assurée par son tonton.

La petite bête qui monte, qui monte,...

La petite bête qui monte, qui monte,…

Puis on les a envoyée toutes les deux sur le module pour pouvoir grimper une voie entre nous. Il faut savoir que depuis quasi dix ans, je suis handicapée d’un bras (enfin techniquement le nerf grand dentelé est mort, me privant d’une bonne partie de mes forces et de la mobilité de mon bras gauche) et que mes derniers essais d’escalade s’étaient soldés par des échecs lamentables. Du coup, c’est un poil stressée que je me suis mise devant la paroi.

Mais forte de mes séances de kinés et des trois semaines au Japon qui m’ont développé des muscles inconnus, c’est avec fierté que je suis arrivée en haut d’une 3B [4]. Bon après j’avais le malus filles qui se disputent quinze mètres en dessous de toi. Grimper en essayant de mettre de l’ordre la-dedans est un petit peu beaucoup compliqué et stressant. Heureusement on était seuls à ce moment là, mais j’avoue avoir eu des idées si pas de meurtres, de baillons et de shibari pour gouter la quiétude de l’escalade.

J'ai un bonus si en atterrissant j'écrase une (ou les deux) filles? Non parce que si oui, je tente hein.

J’ai un bonus si en atterrissant j’écrase une (ou les deux) filles? Non parce que si oui, je tente hein.

Encore une ou deux voies pour les filles, pareil pour le frangin et on remballe les affaires. C’est passablement cassés qu’on s’est entassés dans nos voitures respectives pour repartir à la maison.

Bilan du nombre de pas de la journée: 13093, soit 10km. Plus le sport. Pourtant à 22h elles étaient encore en pleine forme. Nettement moins quand je les ai réveillées a 6h le lendemain…

Mercredi:

Rendez-vous chez Setchaya et Koochie a 7h30, pour prendre le petit déj, puis partir vers Ostende à une seule voiture. Puis trajet comateux vers la plage. Arrivée vers 9h30. Il fait encore un peu frisquet, surtout à cause du vent, mais le soleil est bien présent et il y a peu de gens à cette heure encore matinale.

Le sable, le soleil, et la mer

Le sable, le soleil, et la mer


Quand tu voyages avec des enfants, le plus embêtant c’est les “MAAAAMMMAAAAANNNNN PIPPPPIIIIIIIII” intempestifs de ta progéniture, t’obligeant à te rabattre sur un café, ou des toilettes publiques pas trop sales quand tu as de la chance, pour soulager la vessie trop petite de l’enfant. Quand celui-ci ne te dira pas simplement “j’ai plus envie” après avoir payé un café cinq euros pour pouvoir utiliser les toilettes de l’établissement. Les joies parentales donc. Que tu imposes aux potes assez fous pour partir avec toi et tes nemesis.

Non tu ne feras pas pipi au pied de la sculpture

Non tu ne feras pas pipi au pied de la sculpture


On se fait la digue en long, large et travers, en profitant pour chasser le pokemon. D’ailleurs, curieusement, ou pas, il semblerait qu’Ostende soit la ville des Lipoutou et Soporifik. Y a t’il un lien avec le nombre assez hallucinant de retraités du coin, il y a un pas que je n’oserais franchir. Celà dit, il serait interressant de voir si les Tadmorv et autres Grotadmorv prédominent à Anvers.

Pas de pokemons, mais une bien jolie vue

Pas de pokemons, mais une bien jolie vue

Pause de midi. On se rabat sur un resto sur la place, proposant un menu pas trop cher comprenant croquette de crevette et plat au choix, comme vol-au-vent ou sole meunière. N’écoutant que mon estomac, je me suis rabatue sur celle ci. Hélas, trois fois hélas, grosse deception. En guise de sol c’était plutôt une solette, le beurre de la sauce n’a jamais été clarifié et la purée a failli ne jamais arriver. Bilan, je ne remettrai pas les pieds dans ce bistro. Même si la croquette n’était pas mauvaise.

Je suis crevette

Je suis crevette

Puis c’est l’après-midi, après encore l’une ou l’autre capture de pokemon, nous voici enfin sur la plage. Les serviettes sont installées, les jeux de plage déballés et les filles jouent plus ou moins tranquillement pendant qu’on profite. Du soleil. Du ressac. De la caresse du vent.

Setchaya va faire un premier tour dans l’eau, moi qui comme une andouille ai oublié mon maillot, fait ce que je peux en short et t-shirt, a savoir le regarder et temporiser les filles “non on ira pas dans l’eau tout de suite d’abord faut que la crème solaire agisse, que vous digériez et que je trouve le courage d’y aller”.

On en profite pour regarder le balais d’un hélico qui soit tente de sauver quelqu’un de la noyade, soit s’entraine à balancer/repêcher des gens dans la flotte.

Tu connais la blague du fou qui tient l'hélico?

Tu connais la blague du fou qui tient l’hélico?

Quand enfin je leur dit oui pour aller dans l’eau, avec l’aide mille fois bénite de Setchaya, c’est une eau à la températue proche du zéro absolu et avec un ressac de malade qu’il nous faut affronter. Avec option repêchage de Lagluante© qui malgré le fait qu’elle me tienne des deux mains se fait balayer par les plus grosses vagues. En soit c’est pas grave, sauf que vu qu’elle rigole et qu’elle a la bouche grande ouverte, elle boit la tasse.

Pendant ce temps, j’essaye de maintenir désespérément mes bagues qui tente de se faire la malle. Faut croire que j’ai maigris des doigts pendant ces vacances. Ou alors les 15kgs perdus depuis quelques mois étaient en fait rassemblés dans mon annulaire gauche.

En plus, j’avais pas du tout prévu l’effet miss T-shirt mouillé quand je suis rentrée complètement dans la flotte, me donnant envie d’avoir la tout de suite maintenant un burkini ou au moins une combi pour ne pas mourir de pneumonie la maintenant tout de suite.

Quand on est remontés sur les serviettes, Lagluante© avait le teint délicatement bleuté, les lèvres mauves, mais pas froid du tout maman, on y retourne ?

Puis le temps a avancé, le soleil nous à sechés, on s’est rhabillé et direction glaaaaace pour le gouter, puis promenade dans un parc, avant un retour sur la plage, après avoir laissé Setchaya et Koochie sur le parking

Couché de soleil sur plage

Couché de soleil sur plage

Non parce que masochisme parental poussé à l’extrême, le Merlinou allait nous rejoindre deux grosses heures plus tard, direction Dunkerke pour y passer deux nuits et profiter de la plage une journée de plus. Enfin nous surtout, lui nous rejoindrait plus tard.

En l’attendant, les filles ont continué a augmenter leur skill “construction de château de sable”

Mais si c'est beau

Mais si c’est beau

Laglue© s’en est vite lassée et a repris la lecture de son livre tandis que je goutais au plaisir simple de la liseuse sur la plage. Avec un moment extrêmement appréciable de silence, tellement rare quand elles sont deux.

Puis Merlin nous a récuperées, on a filé a Dunkerke et joie et bonheur pour les filles, fait un Buffalo Grill. Qui donnait un petit jeu des chevaux pour patienter. Repas engloutis par les filles, au comble du ravissement pour la petite qui a pu manger une énorme barbe à papa. Quand elles se sont couchées, curieusement, en quelques secondes, elles s’étaient endormies…

Bilan du nombre de pas de la journée: 16917 pas, soit un peu plus de 12km.

Mercredi:
Réveil au petit matin, le temps de prendre un déjeuné copieux [5], de faire le sac avec les maillots, serviettes, de quoi boire, un anker et ma liseuse et c’est parti. On est a environ deux kilomètres de la plage, avec une foule de possibilité pour la rejoindre. Après concertation avec les filles [6], mon scanner pokemon , moi-même, on se décide par un passage par le port, longer le bras de mer, puis passer la passerelle en bois qui ralie Malo Plage.

Bien sûr, ça a pris un peu de temps, vu qu’on chassait le pokemon en même temps [7], prenait quelques arènes photos, puis discuter. Chose curieuse, pour une fois elles ne se sont pas DU TOUT disputées. A un tel point que je me suis demandé si on m’avait échangé mes enfants pendant la nuit.

On traverse la passerelle et là, c’est la première vu sur Malo Plage, parait-il la plus belle du nord. J’avoue, le nom n’est pas usurpé. Plage de sable fin, à perte de vue, eau vert-turquoise et très peu de gens.

Sable fin sur mer

Sable fin sur mer

On avance sur la digue. J’ai récuperé a l’hotel environ 3m3 de documentation que faire à Dunkerke avec des enfants, et classé celle-ci en fonction de son cout: vends un rein, tu devrais t’en sortir avec un oeil, possible si on mange des pates jusqu’a la fin du mois, gratos. Un plan me permet de pouvoir placer tout celà judicieusement sur une carte.

Vous êtes ici. << Les nouvelles vont vite  ©Le chat

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Les nouvelles vont vite
©Le chat

Et puis on tombe sur le Graal de tout parent radin et fauché qui se respecte. Une plaine de jeux. Dans le sable, au bord de la mer. Le rêve. Je lâche les filles la dedans et profite de mon strabisme divergent pour les surveiller d’un oeil, l’autre vissé a ma liseuse.

Et vu qu’on est en France, la chance, les autres enfants parlent aussi français, communiquant plus aisément du coup, vu que le niveau de néérlandais des filles n’est pas vraiment bon.

Le temps passe et il est temps d’aller manger. Que veulent-elles? Une crêpe. Quand? Maintenant. Du coup on se refait la jetée en direction d’une crêperie. Le temps de commander à boire et a manger, sur une terrasse ou il y a peu de monde et avec une vue imprenable sur la mer, on discute et on joue.

Vue sur mer depuis la crêperie. On a vu pire

Vue sur mer depuis la crêperie. On a vu pire

Et puis c’est le moment de manger et boire, de préférence vachement dététique, comme au chocolat pour Lagluante© a la saucisse et oignons pour Laglue© et carrément indécente pour moi avec son fromage puant et ses lardons, option ail anti vampire. Et pour faire glisser le tout? Du cidre pardis

Un conseil? Evite de trop ouvrir la bouche après m'avoir mangée. Surtout si tu comptes draguer apres.

Un conseil? Evite de trop ouvrir la bouche après m’avoir mangée. Surtout si tu comptes draguer apres.


J'ai toujours manqué de bol ET chercher le doux. (ouais, frappe moi si tuv eux, j'ai pris une bolée de cidre doux et j'ai aimé ça)

J’ai toujours manqué de bol ET chercher le doux.
(ouais, frappe moi si tuv eux, j’ai pris une bolée de cidre doux et j’ai aimé ça)

Et puis c’est le moment tant redouté: j’ai oublié le matériel de plage a l’hotel, du coup le challenge est de trouver une pelle pas trop chère, qu’elles puissent l’utiliser. A la limite même deux, histoire qu’elles ne s’entretuent pas pour l’item.

Ben j’ai été vachement surprise en fait. Déjà que la bouffe n’était pas chère, je m’en suis tiré avec 2,50€ pour une pelle et un rateau, et un set de raquettes et balles de plage pour 6€. Du coup quand on a été s’installées sur la plage, après avoir mis les serviettes, les maillots et mon t-shirt + short au dessus du maillot parce que ça caillait quand même, on s’est lancées Laglue© et moi dans une partie endiablée tandis que Lagluante© creusait consciencieusement un trou pour enterrer mon cadavre [8]

Et puis vu qu’il faisait bon et que la nuit à été courte, j’ai sombré une grosse demie-heure, pendant que les filles essayent de creuser pour arriver en Chine. Sans se disputer ni se battre. Parce que j’avais joué la carte “laissez moi dormir un peu, et on ira dans l’eau. Enfin y mettre les pieds juste, pour se baigner, faudra attendre papa”.

Alors elles l’ont fait. On a été dans l’eau, qui descendait doucement. Jusqu’aux genoux pour moi, un peu plus pour elles. Et comme il n’y avait quasi pas de vagues, on y est restées pas mal de temps, tandis qu’elles essayaient imperceptiblement de gagner quelques centimètres encore. Seulement vu la température de l’eau, elles m’ont pas eue.

Remontées sur la plage, on a joué toutes les trois. Puis le vent s’est levé, leur père est arrivé et ensembles, ils ont été dans l’eau. Moi j’avais remis mon t-shirt, rapport que je caillais. Et ils ont joués longtemps. Et pendant que je les regardais se lancer de l’eau, courir et nager, je remetais ma robe par dessus tout, parce que j’avais froid.

Puis ils ont couru bien loin, rattraper la marée, trempés comme des soupes et heureux. Moi je passais mon pull au dessus de ma robe parce que j’étais frigorifiée.

Non parce que ces fous furieux sont restés deux heures dans une eau a 18° quand dehors il faisait à peine 20° et qu’il y avait pas mal de vent. Tu m’étonnes que la plage était quasi vide.

Quand ils sont remontés, ils se sont emballés dans les serviettes, et Lagluante© s’est couchée sur mon estomac. Deux minutes après, elle ronflait. On l’a laissé un peu faire, histoire de ne pas se retrouver avec un gremlins, puis une fois tout le monde rhabillé on est parti se promener. Et regarder ce qu’on pourrait bien manger le soir.

Notre choix s’est porté sur une taverne qui faisait moules/crêpes et steack tartare, avec un serveur peu avenant à franchement pas sympa, mais à la nourriture délicieuse. Sauf que de crêpes il n’y avait plus. Pour éviter un incident diplomatique avec Lagluante© on s’est rabattu sur la gaufre, valeur sûre s’il en est.

Et après on a fait ripaille. Sur une terrasse en bord de mer.
Moules frites et bières, en vrai touristes.

Et bon appétit bien sûr. Buuurps

Et bon appétit bien sûr. Buuurps

Et je te parle même pas de l’indécence des desserts, qu’à ma grande honte j’ai oublié de photographier. Mais pour te faire baver, sache qu’il y avait sur mon assiette: une gaufre de Liège, un morceau de tarte aux pommes, une boule de glace vanille bourbon, un morceau de brownie, un macaron, un chocolat chaud et un pot de chocolat fondu. Heureusement que Lagluante© était là pour m’aider a tout manger.

Et puis bien sûr, on a continué a se promener. Le téléphone à la main, tête a l’envers, pour le cas ou un pokémon se pointerait. Et c’est sur la superbe digue de Malo Plage que mon niveau 22 est apparu tout seul…

Grace a l'éclosion d'un oeuf dis donc

Grace a l’éclosion d’un oeuf dis donc

Comme il se faisait tard, il a fallu rentré. A l’hôtel qui du coup se trouvait plus a quatre kilomètres de notre point de départ. Mais c’est pas grave. Il faisait beau, le couché du soleil était magnifique et les filles pouvaient chasser le pokémon.

La jolie passerelle dont je te parlais plus haut

La jolie passerelle dont je te parlais plus haut

Pour le retour, on a explorer un parc, le LAAC, bondé de joueurs pokémons, limite on aurait dit que toute la ville s’était donné rendez-vous là, rapport au peu de personnes croisées jusque là. Vu qu’on partageait le temps entre chasse aux pokémons et photos de familles ou plus débiles, je n’ai pas pu m’empêcher de me faire fusiller du regard après avoir sorti bien fort aux gens qui nous dévisageaient “Ah non hein, arrête de prendre des photos, on ne va pas gâcher une sortie Pokemon avec une sortie de famille”. Sourires crispés en face, j’avoue c’était rigolo

Quand on est finalement arrivés a l’hôtel, les enfants tenaient plus du cadavre que du vivant. Et je te raconte pas le lendemain matin, quand il a fallu se lever bien tot pour rentrer…

Bilan du nombre de pas de la journée: 12472 soit un peu plus de 9km, soit beaucoup trop pour les filles.

Sur ces trois jours elles auront donc marché 33km, fait de l’escalade, du tennis et du ping-pong, plongé deux fois dans une eau a 16-18°, bu la tasse environ quatre fois, terrassé 30m3 de sable et eu les meilleurs jours de vacances de cet été.

Et nous? Ben écoute, perso j’en ai bien profité, le Merlinou moins, d’ailleurs il ralait un peu à ce sujet. Je crois qu’il a une revanche d’activité a faire avec les filles à prendre…

[1] Cherche pas, mon sac est un mélange de TARDIS et du sac de Marie Poppins,avec un coté poirier savant, il te bouffe la main quand tu essayes d’y retrouver ton portefeuille, en plus d’être multi-dimensionnel et de devoir demander un rendez-vous pour pouvoir y récuperer un item.
[2] Si c’est du sport aussi. Les filles veulent à chaque fois parcourir tous les rayons et essayer les skates et autres trottinettes en plus des vélos elliptiques et des trucs d’escalade.
[3] Et non le cou, ou alors ce que tu l’as vraiment très mal harnachée
[4] Oui je sais, c’est le niveau le plus bas quasi, mais j’m’en fiche. Je suis arrivée en haut. Sans me vautrer, quasi sans douleur et avec l’assurance qu’en m’entrainant, je pourrai faire mieux. Et c’est, c’est vraiment beaucoup et très important pour moi
[5] Enfin l’homme et les filles, moi je suis pas capable de manger le matin. Même avant de partir en rando en haute montagne #TrueStory
[6] Tu rigoles ou quoi? Leur demander leur avis, c’est partir pour au moins deux heures de négociations
[7] D’ailleurs si tu aimes marcher mais que tu as des enfants relous qui passent leur temps à chouiner et à ne pas vouloir avancer, installe pokemon go. Promenades longues et sympa garanti, pour autant que tu laisses l’enfant tourner les pokestops et attraper l’une ou l’autre bestiole. Mon conseil cependant: évite de le laisser faire quand c’est un rare qui pop, tu t’en mordrais les doigts #JaiTestéPourVous.
[8] La gentillesse et serviabilité de cette enfant me tuera…

En plus sur la plage y avait quasi pas de témoins, tu parles d'une chance

En plus sur la plage y avait quasi pas de témoins, tu parles d’une chance

Aug 112016
 

Il était prévu qu’on reste deux nuits à Osaka avant de partir vers Kyoto.
Après avoir bien profité de la soirée, la première nuit s’est déroulée d’une traite et le lendemain, trois d’entre nous partait vers Himeji et son château.

Motivés. Sauf que j’avais pas prévu DU TOUT que les filles m’avaient laissé un petit cadeau de départ, histoire que je me souvienne bien d’elles, sous la forme d’une énorme gastro fulgurante, qui m’a laissée en plan pendant trois jours, me laissant penser que j’allais claquer et me faisant demander si mon assurance couvrait le rapatriement [1]

Gastro qui s’est déclarée évidement un peu avant de prendre le train, après s’être tapé une demie heure de métro et qu’on était partis pour facile 1h30 de tchouktchouk.
Alors que mon estomac tentait de divorcer de moi de façon totalement horrible: mix d’alien et de la remontée des saumons lors du fray. Heureusement pour moi, les désordres n’ont été que d’ordre stomacal. Je peux donc te dire que j’ai testé pour toi vomir discretos [2] dans un sac plastique au milieu de la gare de Shin-Osaka, sans rien laisser soupçonner aux gens autours de nous, pendant que la pauvre, pour préserver son anonymat, nous l’appelleront Babadouk, essayait de se pousser pour qu’on ne voit pas qu’on était ensemble.

Arrivée du train, un superbe Shinkansen, au nez effilé, aux sièges confortables et inclinables, a l’airco réglable et je comate jusqu’a l’arrivée, un sac à vomis près de moi, ocazou.

Il faut dire que dehors il fait particulièrement chaud, genre 33° et que le taux d’humidité est aux alentours de 95%. Un vrai sauna, et quand on a l’estomac qui tente de reprendre sa liberté, ça n’aide pas.

On sort de la gare, devant nous, à deux kilomètres, le château, visible dans la brume. On se dirige vers lui, à petits pas de bigotes

Un bus pourrait nous y amener, mais c’est payant, puis ça nous permet un peu de découvrir la ville.

Pour le chateau? Ben il suffit de lever la tête en fait

Pour le chateau? Ben il suffit de lever la tête en fait

On arrive dans l’enceinte du château. Les douves, le pont, et le bâtiment qui nous surplombent sont vraiment impressionnants.

Du monde? Non je ne vois pas de quoi tu parles. Arrête de raler, il fait beau en plus

Du monde? Non je ne vois pas de quoi tu parles. Arrête de raler, il fait beau en plus

On se promène dans les jardins et arrive la première partie de la visite ou il faut se déchausser. Les planchers étant antiques et vénérables, les lieux de déchausse, tels les temples et autres maisons sont légions. On nous fourni donc un sac ou mettre nos chaussures et c’est partie pour la découverte du long couloir, bâtiment d’époque, extrêmement long. Des enfilades de pièces avec vue sur le parc du château et moultes objets exposés. Il fait aux environs mourir. Près des fenêtres ouvertes des groupes de gens se posent pour capter un peu de l’air moins chaud de dehors.

Le parquet est glissant en chaussettes,en cause certainement le vernissage du bois fait par un psychopathe du brillant et vu que je suis a deux doigts de tourner de l’oeil, je me traine de pièce en pièce en regardant et puis en m’accroupissant dès que je peux.
J’avoue avoir végété bien dix minutes devant une maquette dépeignant l’évolution des environs depuis avant l’avènement du château jusqu’à nos jours.
Quand on ressort de là, une nana me voyant a l’état de loque post-humaine me file une bouteille de pocari sweat, boisson qui deviendra ma compagne de route pour tout le voyage; pour éviter que je ne meurs là, sur la dalle ou on remet ses chaussures.

On continue a monter, vu que le château se trouve au sommet d’une colline.
C’est là qu’avisant un banc, le seul qu’on aura croisé, je m’affale et leurs dit de me laisser mourir là, j’attendrai qu’ils reviennent de leur visite.
L’endroit est plaisant et calme, j’ai vu sur le château et une brise régulière vient me susurrer à l’oreille que je ne mourrai pas tout de suite.

Le cadavre sur le banc? Oui c'est moi, non je ne suis pas encore morte, veuillez ne pas m'incinerer

Le cadavre sur le banc? Oui c’est moi, non je ne suis pas encore morte, veuillez ne pas m’incinerer

Sur les quasi deux heures que dureront leur visite, je comate, assise sur mon banc, passant par des phases d’endormissements avec pour compagnie les cris des oiseaux et le bruit de la foule, silencieuse, mais pas trop qui monte a l’assaut du château. Ah, et de quelques personnes venues s’assoir près de moi, le temps se de reposer.

Quand finalement, ils reviennent me chercher, une guide, voyant ma figure verte et en vrac, nous raccompagnera a contre sens vers la sortie, avec moultes courbettes et “genki desuka?” espérant que je ne lui claque pas entre les doigts.

A la sortie des figurants en costumes d’époques se prêtent au jeu des photos

Greuha, You shall not pass. Ou à peu près

Greuha, You shall not pass. Ou à peu près


Même qu’ils sont un peu insistant pour prendre des photos avec les enfants et les touristes. Je suis gentille, je t’épargne celles avec moi
Roger, nous avons un groupe de gaijins devant nous, je répète, gajins à deux heures

Roger, nous avons un groupe de gaijins devant nous, je répète, gajins à deux heures

Grace à ce petit intermède je me sens un peu mieux, et peut donner à Loup toute latitude pour faire ses photos

Bwahahaha, cest moi le maitre du chateau, tremblez pauvres mortels

Bwahahaha, cest moi le maitre du chateau, tremblez pauvres mortels

C’est intéressant de voir le nombre de statues se dressant sur le chemin entre le château et la gare. Des statues de toutes sortes, hommes, femmes enfants, plus ou moins habillés.
Loup qui n’avait plus vu Lagluante© depuis deux jours s’est mis en tête que l’une d’elle était sa maîtresse, il a été assez difficile de l’en déloger

Mais puisque je vous dis que c'est Lagluante, laissez moi ici bordayl!  >_<

Mais puisque je vous dis que c’est Lagluante, laissez moi ici bordayl! >_< [/caption]

On peut noter aussi que le dépaysement par rapport à la Belgique est moindre et peut se faire attendre, on a la solution pour se sentir malgré tout chez soi [3]
[caption id="attachment_3388" align="aligncenter" width="695"]Une petite gauff' au suc'? Une petite gauff’ au suc’?

Retour par le train et métro, ou j’ai pu remarqué chez certaines le soucis du détail quant à l’accordage de leur chaussures avec les chaussettes

T'as pas de paillettes? Tu peux pas test...

T’as pas de paillettes? Tu peux pas test…

C’est a peu près la que j’ai découvert le hashtag #OnlyInJapan, qui allait me poursuivre tout le long du trajet. Que ça soit les toilettes et leur utilisation disons,… aléatoires aux premiers essais, les statues bizarres, les gens aux comportements bizarres, les situations cocasses à poils dans les onsens [4], les nons sens, enfin toutes des choses dont je te parlerai ultérieurement et un paquet d’anecdotes que je compile.

Pour entrer simplement, et vu qu’on peut en trouver un peu n’importe où, même en Belgique, c’est dire, le mur d’escalade exterieur sur un grand immeuble, que t’as qu’une envie, voire ou est l’entrée et aller tester

Tu as foiré ton jet de résistance, allez, viens à moi maintenant.

Tu as foiré ton jet de résistance, allez, viens à moi maintenant.



Je veux je veux je veux.. je *Baf*  On dit pas "je veux, on dit je voudrais"

Je veux je veux je veux.. je *Baf*
On dit pas “je veux, on dit je voudrais”

Pour la suite et fin de la journée? Retour à Osaka, visite de ses rues et galeries commerçantes, bourrées de monde à tout heure du jour et de la nuit, histoire de te donner un avant-gout de Tokyo
Non mais vraiment, tu me crois pas? Attends, vidéos prises par mes soins, 100% pas retouchées. Quand on parle du bruit qui peut se faire étourdissant, c’est une belle illustration. Que ce soit le brouahaha de la rue, ou les différentes personnes qui beuglent à qui mieux mieux dans leur micro, répandant leur boniments en contrepoint des jeunes voulant faire connaitre leurs talents de chanteurs.


Même que tu dois faire attention en même temps à ne pas foncer dans les gens, ne pas te faire foncer dedans et ne pas perdre un truc par terre, auquel cas il sera lamentablement piétiné jusqu’à ce que mort s’en suive

Et puis c’est le moment dont Muriel Robin ne parle pas dans son sketch. Je pense sincèrement, au vu de nos expériences japonaises, qu’il est plus facile de diviser une addition en six, que de trouver un restaurant ou on puisse tous manger. Particulièrement à Tokyo et sans réservation #Yolo.

Certains restos sont spécialisés, d’autres plus généralistes, c’est dans l’un de ceux là qu’on se dirige ce jour là. Très bon. Il faut savoir qu’au Japon dans à peu près n’importe quel resto, de la gargote de quartier au shabu-shabu prestigieux, en été on te fournit une serviette (chaude ou froide) dès que tu arrives pour te rafraîchir un coup, ce qui au vu des températures n’est pas du luxe. Et que généralement l’eau et/ou le thé te sont fournis gracieusement. En plus du système old school de sonnette pour appeler le serveur une fois que tu es prêt à commander. Que ce soit via les menus en full japonais, avec ou sans dessins, en anglais, ou via la vitrine avec ses répliques de plats plus vrais que nature.

Ce soir là, on s’est divisé entre bouffeurs de ramen/udon et c’était diablement bon. La commande s’est passé sans encombre et personne n’a été là pour vérifier si on mangeait bien tout convenablement, [5] et c’est la panse repue qu’on est reparti affronter la nuit et ses danger

Udon froide et tempura. Un vrai délice

Udon froide et tempura. Un vrai délice


MES ramens au K-nard, bas les pattes ou j'te bouffe.

MES ramens au K-nard, bas les pattes ou j’te bouffe.

Quels dangers me diras-tu. Le Japon est un pays extrêmement sécuritaire ou tu ne risques rien. C’est vrai. TOI tu ne risques que rien. Ton pognon par contre, c’est une autre affaire. Entre les trucs kawaii et pas trop chers [6], les salles d’arcades pleines de jeux et peluches qui ne demandent qu’a se faire attraper par des pinces qui curieusement n’y mettent pas du leur,elles

Atrapay les tous, 100yens l'essai. Tu en dépense 2000 que t'as rien vu venir

Atrapay les tous, 100yens l’essai. Tu en dépense 2000 que t’as rien vu venir


Les jeux style mario Kart, Resident Evil, dans une pièce sombre avec banquette vibrantes et araignées qui te sautent a la gueule; Setchaya a essayé une fois, plus jamais il a dit, on a cru mourir de peur. Et pourtant c’était en 2D. Je l’ai refait plus tard avec Babadouk en 3D, et c’était encore plus flippant.

Puis après c’est Merlinou qui à traumatisé les japonais présents en faisant un high score au tape-taupes en utilisant la méthode dite de la Brute Berserk [7]

Tu ne vas pas crever, VDB? ... En fait si

Tu ne vas pas crever, VDB? … En fait si

Je ne te parlerai pas de la simulation de taiko ou j’me suis amusée comme une petite folle en martyrisant ce pauvre tambour et en faisant un score pas trop dégueux.

La nuit est encore jeune, qui dit ville, dit loisirs branchés, comme le karaoké \o/

On va tout cassay, c'est le karaokayyy \o/

On va tout cassay, c’est le karaokayyy \o/


Nous voici donc à tester notre premier karaoké, avec un gars a l’accueil ne parlant pas du tout anglais. On se débrouille avec nos maigres connaissances en japonais pour savoir s’il y a aussi des chansons anglaises => utau? english?

Apparemment c’est le cas, on prend notre ticket et c’est parti pour une demie-heure, dont on prendra la première partie pour comprendre comment marche la tablette pour envoyer les chansons. Facilement en fait, c’est juste nous qui ne sommes pas doués, et puis c’est parti par la folie, on chante comme des gorets qu’on égorge, dans cette pièce capitonnée a l’odeur de tabac froid et au charme désuet des années 70, avec boissons à volontés et tambourins pour accompagner le chanteur.

Hey Mister Tambourine Man, play a song for me

Hey Mister Tambourine Man, play a song for me

Pour ce premier opus, on n’a pris que des valeurs sûres. Blondie, Madonna, Adèle, …

Note le subtil sous-titre en katakana et le charme désuet du décor

Note le subtil sous-titre en katakana et le charme désuet du décor

Le téléphone de la pièce sonne, il est déjà temps de redescendre. On paye en effet a la fin et à la durée. Du coup on aurait très bien pu prolonger, mais il se fait tard et la fatigue se fait doucement ressentir. D’autant que le jour d’après se révèle chargé [8]

On retraverse les galeries et direction l’hôtel et sa superbe vue pour la nuit.

Il faut avouer que le décor des plafond était vraiment bien sympa, plein de miémières

Il faut avouer que le décor des plafond était vraiment bien sympa, plein de miémières

Et pour terminer sur un wtf, admire le sac là au milieu, oui oui, le felindra, tête de tigre, que mon chéri il a pas voulu que je m’achète [9]

Félindra, tête de tiiiiiiik'

Félindra, tête de tiiiiiiik’

Et je ne pourrai pas te laisser sans te parler du pachinko, sorte de flipper vertical japonais qui fait un bruit de fous, a plein de miémières et fait ressembler ses devantures a un truc pour enfant sage, vu comment tellement c’est pire à l’interieur

[1] De cadavre, vu l’état de décomposition avancée dans lequel je me trouvais.
[2] Merci les grossesses et leurs lots de vomissements multi-journaliers qui m’ont appris à vomir sans faire de bruits. Je me demande a quel niveau de compétence ça se place.
[3] En vrai on a pas essayé, on venait d’arriver au Japon. On l’aurait vu genre au quinzième jour, on se serait bien laissé tenter, pour voir.
[4] Qui peuvent être un chouya traumatisant quand tu fais ton 90C minimum ^^;
[5] Cela te sera raconté plus tard dans un post “anecdotes japonaises”
[6] Coucou Hello Kitty, Coucou Sailor Moon, coucou Capsule Corps, coucou Pokemon
[7] Comment ça “j’exagère” et ce n’est qu’une rentabilisation des coups?
[8] Je te mentirai pas, tous les “jours suivants” le seront en fait.
[9] On se demande bien pourquoi

Aug 082016
 

Depuis toute petite, un peu grâce ou à cause du Club Dorothée puis de Glénat, Dargaux et les autres, j’ai envie de partir au Japon. D’ailleurs je m’y étais préparée: découverte de la culture, apprentissage de la langue avec Setchaya et Watanabe Sensei [1], prévu des choses à voir, imaginé le voyage, bref, je trépignais d’impatience à l’idée de partir depuis au moins 20 ans.

Du coup, quand finalement s’est profilé l’occasion de partir, j’ai sauté dessus, et c’est à six qu’on s’est envolé le vendredi 15 juillet vers la capitale du pays du soleil levant; avant de prendre directement après un autre avion vers Osaka.

Alors inutile de dire que ça va parler Japon pendant quelques posts. Du coup si ca ne te dis pas, ne lis pas, regarde juste les photos (ou pas). Du reste, ça serait quand même dommage de ne pas lire parce qu’il va y avoir du lourd niveau anecdote.

Niveau pratique, on s’est adressé à une agence pour nous faire les réservations d’hôtels, d’avions et le railpass, petit ticket bien pratique nous permettant de prendre quasi tous les train de la JR et de réserver nos places gratuitement (sans ça, il y a un supplément de 5€ et le train au Japon, c’est pas donné)

Pour les filles, on les avait casées chacune chez une paire de grand-parents histoire que tout le monde survive et que personne ne s’étripe.

L’avion était à 21h. Quand on est arrivé a l’aéroport, déposés vite fait sur le parking, Lagluante© telle la grande de sizans&demie qu’elle était a retenu ses larmes en nous voyant partir.

Passer la sécurité, les bagages et les controles s’est fait sans soucis, et pour une fois, mon nom n’est pas sorti de la machine en annonçant une grande criminelle, pour changer.

Vu qu’on avait plein de temps, on s’est posé pour un ptit Starbuck en parlant de ce qu’on allait faire une fois là bas. C’est là que Loup et Ketsu en on profiter pour se faire la malle et prendre le contrôle de mon appareil photo.

C'est à bouarre à bouarre à bouarreuuuuh. C'est à bouarre kilmefooooo  (oui il est un peu stressé en avion)

C’est à bouarre à bouarre à bouarreuuuuh. C’est à bouarre kilmefooooo
(oui il est un peu stressé en avion)

Casse toi de là, le sucre,c'est pas pour les K-Nart

Casse toi de là, le sucre,c’est pas pour les K-Nart

Une fois installés dans l’avion c’est parti pour 12h de vol. Heureusement on avait les places à coté de l’issue de secours, donc plein d’espace pour les jambes. Bon après, 12h de vol c’est long, très long. Alors quand tu dois t’enquiller encore 2h pour arriver a destination, c’est un tantinet rebutant.

Oh mais quelle jolie vue, vraiment. Mais c'est bon maintenant, vire moi de ce  pu*** de hublot.

Oh mais quelle jolie vue, vraiment. Mais c’est bon maintenant, vire moi de ce pu*** de hublot.

Heureusement, on avait un peu de battement entre les deux vols et une charmante hôtesse pour nous guider dans le dédale de Narita pour prendre le second vol. D’autant qu’il fallait récuperer les bagages, passer la sécurité, redonner les bagages et être a l’embarquement à temps. Epreuve réalisée avec succès [2]

Une fois à Osaka, trouvé le bon bus qui nous ammenerait vers l’hotel, prendre les tickets et pour ça comprendre la machine qui les vends.

Alors si mon japonais ne me trompe pas, ce serait plutôt par là...

Alors si mon japonais ne me trompe pas, ce serait plutôt par là…


Se diriger vers le bon bus limousine qui devraient nous ammener a quelques centaines de mètres de l’hôtel
Facile je te dis, bus JR pour Nanba.

Facile je te dis, bus JR pour Nanba.


Et enfin trouver l’hôtel qui se trouvait au sommet d’une tour de magasins, lui même un dédale complet. Le tout sans internet, mais avec une carte japonaise tagguée [3].
Ce fut sportif, stressant, mais j’avoue, la vue de la chambre valait bien tout ces désagréments, et avant de descendre manger, on s’en est mis plein les mirettes.
De toute beauté, vraiment

De toute beauté, vraiment


Je suis le maitre du monde MOUAHAHAHAHAHA (bon maintenant repose moi, j'ai le vertige)

Je suis le maitre du monde MOUAHAHAHAHAHA
(bon maintenant repose moi, j’ai le vertige)

Pour manger, on s’est laissés guidés par nos pas dans les ruelles d’Osaka, remplies de monde, de crabes,

Bienvenue au crabe croustillant

Bienvenue au crabe croustillant


de poulpes

Vous avez demandé Chtulhu? Ne quittez pas.

Vous avez demandé Chtulhu? Ne quittez pas.


pour finalement se laisser tenter par de délicieuses okonmiyakis dont on a fait qu’une bouchée. Et qui était vraiment très très très très bonne, j’en salive encore rien que d’y penser.
Bon on a du attendre longtemps pour les avoir, ce qui nous a encore permis de rire et dire des tas de conneries
Bon alors, ça vient?  J'ai faim.

Bon alors, ça vient? J’ai faim.


De saliver quand les premières sont arrivées mais que nous on devait encore attendre les notres
On salive

On salive


Laissez moi manger, j'ai faim moi >_<

Laissez moi manger, j’ai faim moi >_< [/caption]
Avant de finalement se jeter sur les notres et de se remplir la panse avec satisfaction.
[caption id="attachment_3378" align="aligncenter" width="597"]On coupe sur la plaque et on met dans l'assiette, Itadaikimasu On coupe sur la plaque et on met dans l’assiette, Itadaikimasu

Pour finalement retourner à l’hôtel, fatigués et heureux, le ventre rempli et rêver à nos aventures japonaises…

[1] Qui ne s’est jamais remise du fait que j’ai pu avoir un enfant et encore moins une petite blonde aux yeux bleus, totemo kawaii en kimono
[2] Contraiement à ceux sur le retour qui devaient partir sur Manchester ou Geneve depuis Zaventem et qui ont loupé leur correspondance à cause du retard pris a Narita
[3] Mon conseil? Ne crois pas leurs cartes. Jamais. Non seulement elles sont orientées n’importe comment avec le nord aléatoirement en bas, a gauche, à droite, en haut parfois, rarement, mais en plus, elles sont pas toujours précises ou a l’échelle.