Category Archives: Me, moi et myself

Chérieeeee, ca va tringler

Aaaaaah la vie merveilleuse d’une maison en constante rénovation, mit gros travaux inclus, style casser les murs, le sol et plus si affinité pour pouvoir faire plus mieux et un petit nid d’amour, avec possibilité de mourir trois ou quatre fois en court de route quand on est équiper de deux mains gauches et que l’entourage a des tendances psychopathiquement meurtrières.

Bon pour une fois, c’est pas 30m² de parquet massif que j’dois me trimbaler mais juste trois tringles a rideaux et leur nécéssaire, histoire que plus de quatre ans après notre installation, on ait enfin des rideaux dans le salon [1]

Alors déja on a pas idée d’avoir des fenêtres qui font 2m20 de large, vu que ca sous-entend de trimbaler un barre de 2m50, 28mm de diamètre et en fer. Rapport que vu l’épaisseur rideaux+doublures et la largeur des fenêtres j’ai moyen envie de me prendre le tout sur le coin de la tronche.

Puis le bonus d’aller dans le magasin avec une Lagluante© ra-vie de cavaler partout pendant que je cherche les bonnes barres, les bonnes décos, les bon anneaux, et les bonnes attaches, c’est un peu un penthatlon avec le saut de broyeuse, la course aux ampoules électriques, le tir au taille-haies et la pendaison par cable UTP [2], suivit du sprint contre vigile.

Bref, une fois toute mes barres et stuff rassemblés, passage a la caisse. 160€ et j’ai pas encore les attaches, vu qu’il n’y en avait pas suffisamment. Ah ce prix la, c’est plus du fer forgé mais doré a l’or fin.

Je te laisse imaginer la jouissance de rentrer tout ca non pas dans une C3 [3], mais dans une megane breack, équipée de deux enfants relouses et de routes pas très droites pour rentrer.

Vu qu’il était fort tard et que Lagluante n’était pas vraimetn coopérative, on est passé a deux doigt de tester la barre façon aventurier aux pays des cannibales ou la technique dite du cochon embroché. Mais bon j’ai pas fait, parait que c’est mal vu et comme j’ai déjà mon cota d’assassinat pour l’année, on va y aller mollo, sinon j’vais finir par passer par un monstre

Et il parait que samedi, on ponce, et huile le parquet. J’hésite entre partir aux Seychelles la mainant toussuite on d’utiliser l’excuse 423454 “samedi je peux pas, j’ai suicide…

[1] Non mais c’est vrai, c’est super dur de trouver des chouettes rideaux, et j’te raconte pas comment on a galéré sur le papier peint. Et la j’ai juste des sueurs froides pour la salle de bain
[2] Faut pas déconner non plus on est dans un magasin de bricolage
[3] Quoique ca aurait valu le coup tiens, juste pour voir ce que ca pourrait donner, comme type de voiture brochette

Résurection

Ouéééééé le soleil est de retour, les petits oiseaux chantent, les enfants sont excités par le beau temps et le jardin tire la gueule, rapport que ca fait trois mois qu’on essaye de faire le “nettoyage d’hiver” de celui-ci, mais qu’entre le temps pourrit et la neige ca a été plutôt difficile.

Du coup quoi de mieux que de décréter une journée jardinage et barbecue, histoire de quand même se motiver.
Rendez-vous fixé, on sera toute la journée dehors. Les hommes a tailler/arracher/désherber, les filles a jouer/trampoliner/se battre/pleurer et moi a vom…
Ah ben non tiens, pas vomir. Aujourd’hui, premier jour depuis au moins ca, j’ai pu manger solide, ne pas vomir et être en plus ou moins bonne forme [1] et profiter du beau temps. Même que j’ai bosser.

Sisisi, j’ai pu vibrer de plaisir avec la siuper ponçeuse à Vanyel, a passer mes nerfs sur la table et les chaises de jardin histoire de pouvoir les huiler demain et les refaire comme neuves, rapport a l’hiver tout pourrit et au fait que je l’avais pas fait en fin de saison.

Bref, c’est toujours bien de parler de vibrer de partout, des pieds a la tête, d’avoir l’impression que les yeux font floc-floc dans les orbites et de voir le mobilier se transformer en vieux machin qu’il va falloir huiler là très vite, histoire qu’il ne devienne pas tout moche et bon pour la poubelle.

Bon c’est sur, les autres ont abattu au moins dix fois plus de travail que moi, mais j’ai fais ici plus en une journée que ces deux dernières semaines [2],n a pouvoir sortir des phrases glamours telle “mes urines sont tellement concentrées qu’on pourrait marcher dessus [3], et puis surtout ô joie pouvoir manger solide. De la viande. Genre ca fait plus de deux semaines que j’en avais plus manger. Et du pain. Du fromage. Orgasme dans la bouche c’est bon la nourriture c’est la vie [4], ici aussi en une seule journée j’ai plus manger que sur tout ces derniers jours [5]

Puis surtout j’ai ressorti la piscine coquillage des filles, l’ai nettoyée et remplie d’eau chaude qu’elle puisse en profiter pour la première fois de l’année, moi aussi j’en ai profiter. J’avais oublier a quel point c’était chiant de ramener les seaux d’eau [6]

Je suis sérénité et joie en cette soirée après avoir pris une bonne douche décrassante [7] un peu douleur aussi, rapport a la cheville.
Y a juste que j’évite de penser a l’avenir. Aux décisions à prendre, au stress de la formation qui pourrait commencer dans une semaine, l’aura l’aura pas? j’attends la réponse incessamment sous peu, le coté se sortir les doigts du cul et me remettre aussi en auto-formation passer cette putanerie de certif CCNA, cuisiner, reprendre une vraie vie et ne plus me laisser porter par les événements. C’est ca aussi le printemps

Mais pas maintenant. Maintenant, on est dimanche soir, je suis bien, et j’entends bien profiter de cet état de fait jusqu’à demain.
Demain il sera bien temps de choisir, restresser, pleurer, être malade éventuellement et tirer les plans sur mon avenir proche et lointain.

[1] Aka la forme de la grabataire qui est en déshydratation, hypoglycémie et autres dommages résultants d’un défaut de boisson et de nourriture
[2] Quoi que musculairement parlant, vomir c’est très tonique aussi
[3] Coucou la déshydratation
[4] Bon parlons pas des quantités par contre. Avec une vieille tranche de pain et 30 grammes de fromage, t’as juste l’impression d’avoir fait un menu 7 services
[5] Pas difficile en même temps. Quand la tripaille dit non, généralement l’appétit est parti faire un tour ailleurs
[6] En profitant de la pergola ou il y a facilement 3-5° en plus que dehors et en plus a l’abris du vent
[7] Et mettre refait une putain d’entorse en mettant une PUTAIN DE CULOTTE. Nanmého l’hyperlaxité ca va bien un peu mais faut pas déconner non plus

Kitchen battle: velouté de tomates

Aaaaah les vacances de Pâques, ces deux semaines que tu avais escompté passer en famille, profiter de tes enfants, cuisiner avec elle, bref, s’amuser.


Sauf que en vrai, ca c’est pas exactement passé comme ca.
Il a fallu qu’une chose moche style gastro sur intoxication alimentaire passe par là et me cloue a mon lit/canapé, me faisait passer pour une mourante, n’arrêtant pas de vomir, ne sachant plus manger et encore moins s’occuper de ses enfants.

Une grabataire a tendance geyser quoi. Heureusement le Merlinou a fait du mieux qu’il a pu pour colmater les brêches, s’est foutu de ma propension a manger tout et n’importe quoi a été me dégoter un bac à vomi,travailler de la maison et me préparer à manger quand il était là.

Repas qui se compose de soupe Igloo [1], que je me dois d’avaler rapidement-mais-pas-trop-vite-histoire-de-pas-la-revomir-aussi-sec-mais-assez-rapidemnet-kanmem-sous-peine-de-voir-Lagluante©-me-la-piquer-sous-le-nez. Bref, une soupe challenge quoi.

Déjà pour la préparer quand je suis toute seule et que personne ne peut le faire pour moi [2]. Bref, voici une séquence digne des top chef et autres kitchen emissions, la préparation d’un velouté de tomates par une handicapée de l’estomac, doublée d’apathie, de vomissement et pourvue de deux mains gauches:

  • Etape 1: faire le combo emmener la petite aux chiottes et récupérer le velouté de tomate dans le congélo
  • Etape 2: faire sortir cet ostie de calisse de surgelé dans le bol sans l’exploser a terre et sans marcher sur Lagluante© qui sert ma jambe et qui geint qu’elle a faim [3]
  • Etape 3: verser les deux contenus de flotte sur le surgelé qui baigne tranquillement dans son bol sans l’échapper parce que Lagluante© veut “ouar” ce qu’il y a dedans
  • Etape 4: le taper dans le cro-onde pour sept minutes en évitant de coincer les doigts de la petite dans la porte, et que les 7 minutes se transforme en un autre temps te proposant une soupe sur-cuite ou au contraire toujours aussi congelé
  • Etape 5: aller vomir un coup parce que la station debout en cas de gastro est tout sauf recommandée
  • Etape 6: entendre le “ting” du cro-onde et attendre encore quelques minutes pour aller chercher le bol, histoire qu’il ne paye pas des brûlures du trouze-millième degré à l’épiderme de l’innocente (au mains pleines) que d’office il touchera
  • Etape 7: s’asseoir dans le canapé et enfin commencer a manger la soupe

Bon ca c’est le coté préparation, après y a le coté dégustation, digne d’un remix ko-lantah/fear factor/un repas au pôle-nord.
Il faut profiter du fait que c’est encore trop chaud pour Lagluante© qui fait rien qu’a zieuter sur le bol depuis le début pour en prendre un maximum, mais en faisant attention au ratio entrée/sortie histoire d’éviter de vomir trop rapidement, que sinon c’est l’hôpital pour déshydration et que c’est pas drôle, et que en plus une soupe comme ca, ca se déguste, surtout s’il y a du glutamate de sodium dedans. En gros je suis une droguée des soupes surgelées igloo.

Enfin bref, je commence a laper ma soupe, prenant le soin d’apprécier la chaleur, le gout et l’odeur du breuvage [4], mangeant lentement, cuillère par cuillère, quand Lagluante© se précipite sur moi et m’arrache la cuillère de la bouche pour manger la soupe à son tour. Là ou j’en mange péniblement une, elle m’en arrache trois. Râle quand j’en prends une, et me fais les grozieux parce qu’elle a faim elle.

Que sa mère soit au bord de l’inanition, rienàfout’ c’est sa Majestée d’abord s’il vous plait bien. Que même que ce sera elle qui léchera le bol. Et que les dernières cuillères c’est pour elle aussi. Faut pas déconner.

J’ai quand même réussi grâce a des ruses de ninja et des réflexes de sushis de poulpe vivant à récupérer suffisamment de soupe que pour survivre encore quelques heures dans ce monde de miasme, de microbes et de bacilles. J’espère pouvoir bientôt te raconter d’autres aventures culinaires passionnantes comme “comment confectionner une tartine de brie” ou “la gastro comment la cuisiner quand elle vous pourrit la vie”

[1] Igloo igloo, elle est des notres, elle a bu son bol comme les autres
[2] Aka non, Laglue© est encore trop jeune pour mourir brûlée d’une soupe cro-onde, et que de toute façon je pourrai pas la conduire a l’hosto.
[3] Alors qu’elle s’est enfilé deux bols de corn-flakes juste avant, la charogne
[4] Non parce qu’après plusieurs jours sans pouvoir rien manger ni garder, même un velouté de tomates igloo, ca te semble le ritz

Trolls et légendes

Bon oui, l’article est tardif [1], mais j’ai des circonstances atténuantes: la première, j’ai pas manger franchement équilibré ce we et ca s’est ressenti dans mon petit système digestif à moi, que je ne savais pas trop en courant aux chiottes qui du haut ou du bas aurait la préséance. La seconde c’est que SASienne totale, je me suis un peu péter la gueule dans l’escalier juste avant de partir [2], bref, j’ai mis le temps a me remettre de cette édition 2013.

Alors déjà le coté jouissif de téléphoner au responsable “coucou j’me suis peté la gueule dans l’escalier *décès du responsable au téléphone “merde je perds un anim” mais t’inquiète pas, je prends de quoi me soigner [3] et je tente d’arriver [4]

Une fois arrivée, je met de coté l’idée qu’on va être TOUT LE WEEK END dehors et donc peler sévère, et aide a terminer le montage. Aka mettre les tissus, table et compagnie. Les gens sont tellement prévenant que j’ai l’impression d’être enceinte, alors que j’ai juste une cheville foulée.

Un petit resto pour se réchauffer et c’est partie pour les concerts. Alors directement un concert de Naheulbeuk avec une cheville bousillée, c’est un peu comme lâcher un aveugle dans un pogo. Douloureux et dangereux. Mais ca en valait le coup. Les batteries sont remontées a bloc pour la suite, qui commence le samedi matin crécré tôt.

Du genre que pour te lever, c’est pas des allumettes que tu as besoin pour garder les yeux ouverts, mais carrément le zippo. Et taille XXL.
Le temps de dejeuner, et de réveiller tout les neurones, on est déjà vachement à la bourre, mais vu qu’on est des vrais pros, c’pas grave parce que tout est fait dans les temps et qu’on est prêt avant même l’heure de l’ouverture officielle.

Les taches sont réparties, en ce qui me concerne je serai au même poste tout du long, aka les histoires.
Le temps de me remémorer mon plan de route, de tenter d’allumer le neurone qui n’est de toute façon bon a rien avant au moins midi du matin, c’est parti, les groupes commencent a arriver.

Au menu: histoire de hobbit: les repas d’une journée type, pourquoi ils n’aiment pas voyager, ce qu’est une aventure pour un hobbit et de temps en temps, l’histoire d’amour contrariée entre un hobbit et une araignée.

Apres ils partaient dans les bras de mes petits amis pour continuer leur aventure: test de jeu de paire, jeu de massacre, jeux secrets-qu’il-fallait-être-la-pour-essayer-on-va-pas-tout-vous-dire-non-plus, pour enfin sortir, vainqueurs de ces tests et heureux possesseurs d’un diplôme de citoyenneté hobbit

Et ils se sont beaucoup succedés ces groupes, pour finalement fonctionner en flux tendu. Ca a été dur pour moi, enfin surtout pour ma voix qui en milieu d’après-midi se demandait si par ces températures glaciales mieux ne valait pas prendre congé vers des latitudes plus clémentes. Heureusement le thé bouillant a eu raison de ses velléités d’indépendance

Un quick plus tard, aucun courage pour me rendre aux concerts, d’autant qu’on perd une heure de sommeil sur une nuit déjà fort courte. Si j’ai été me coucher tôt, au final je m’endors super tard, rapport que passer la journée dehors a 2°, c’est un peu comme la passer dans un frigo. Mes pieds sont gelés et n’ont toujours pas repris vie malgré une douche bouillante.
Avec en prime, la douleur de la cheville foulée

Deuxième jour, la motivation est restée loin derrière, il gèle encore quand on arrive sur site et les prévisions météo sont froides, contrairement aux prévisions du nombre d’entrées.

Et c’est reparti pour un tour de conte, curieusement la journée est passé très vite. Quand le temps de midi est arrivé, j’ai eu un choix cornélien a faire: manger ou avoir une dédicace d’Alice Picard. Au final j’ai eu le temps de faire les deux.

Quand il a fallu reprendre, j’étais pas très énergique. Heureusement le mouvement est revenu très vite. Au final c’est presque 400 personnes qui me sont passé entre les mains.

J’aurais pu fuir comme un vilain après, mais j’ai quand même aidé au démontage, avant de partir lâchement vers les 20h, parce que je voulais rentrer a ma maiaon et particulièrement dans la chaleur de mon lit.

Mes impressions générales? C’était génial, on était une bonne équipe, les gens ont eu l’air de s’amuser et c’était cool. A part quelques couacs coté méta-orga, on s’en est plutôt bien sorti.
AH oh et oui, le plus important. Il faisait froid. TRES FROID. TRES TRES FROID. Malgré ce que pourrait en dire Archibald Blondebouc.

[1] Un peu comme mes réveils
[2] Sur des affaires que belle-maman avait fourbement laissé trainer dans l’escalier. Tentative d’assassinat avortée, je ne me suis pété QUE la cheville. Mais bien, parce qu’elle est toujours douloureuse et que ce matin mon toubib m’a engueulée qu’on allait pas faire la mariole avec une entorse allez me faire soigner ca chez le kiné s’il vous plait bien
[3] Aka des cachets de drogues anti-douleurs et anti-inflamatoire, une bande élastique et de la crème
[4] Ho chic, une heure trente de voiture avec la cheville droite petée, j’aime les défis moi

Apprenti conteur c’est aussi

Pfuilalala, il fait poussiéreux par ici. Et j’ai du perdre les deux ou trois lecteurs qui me restaient [1], mais bon, que voulez-vous, c’est la vie ma bonne dame.
Parfois le temps ou l’envie d’écrire font défaut [2], voir des horaires du genre “salut tu pars de chez toi a 7h30 et revient a 23H00, tu vas voir c’est choupinou” font que fatalement la fatigue surmonte tout.

En bref donc, j’ai survécu a Cisco VoIP, aux hélicoptères sèches-cheveux Juniper et à la formation Voix de l’apprenti-conteur acteur. Et si je cause de ce sujet, c’est que justement, j’aimerais bien dire deux trois choses sur ce statut d’apprenti conteur [3]

Brèfle, pour être apprenti-conteur à la Maison du Conte, il faut dabord passer les trois modules de la formation courte. Généralement t’es chaud boulette après ca, et près a prendre à bras le corps les trois années qui suivent parce que c’est clair, tu VEUX deviendre conteur/acteur pro.

Sauf que. Ca c’est dans la théorie. Dans la pratique tu vas en chier. Et probablement en chier comme je le fais actuellement. Limite à tout envoyer bouler parce que “ca va plus, ca ne veut pas“, que la nana pas capable de se trouver un conte a raconter et qui se fait démolir à chaque passage, forcément, ca ne te donne pas envie de continuer.

Parce que buter constamment sur les mêmes écueils c’est décourageant.
Parce que sortir de formation et aller pleurer un coup dans sa bagnole avant de partir, ou de tirer une taffe sur une clope pour se calmer, c’est pas cool.
Parce que être malade a l’idée de passer sur scène, et ne plus ressentir de plaisir à conter, focalisé qu’on est sur ses soucis, c’est démotivant.
Parce que lors de la dernière séance l’ambiance qui s’est installée était vraiment lourde et pesante, que certains en sont sorti totalement déprimés, ca fait peur.

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, j’ai cru que j’allais arrêter. Parce que c’est trop dur. Parce que ca renvoie en pleine figure des choses que l’on veut pas voir, ses propres peurs, doutes, incertitudes, qu’être mis à nu comme ca devant tout le monde, c’est déstabilisant.

Que de s’entendre dire que ce qu’on fait “c’est précis, chirurgical mais sans âme” et que de n’importe quelle façon qu’on le tourne, le résultat est le même ca donne juste envie de crier. Et ca fait se sentir nulle, ca pousse a gueuler ou a se tirer en claquant la porte.

C’est une remise en question constante. Parce qu’il faut être la, présent et qu’au final, parfois ca prend des airs de thérapie de soi à soi lorsque qu’on rumine les remarques qui ont été faites et qu’on tente de s’améliorer.

Malgré tout ca, je vais continuer. La peur au ventre, parce qu’il me reste que deux jours pour travailler le conte que je viens de finalement choisir pour mon examen. Apres m’être plantée deux fois sur des contes trop long. Que je ne sais même pas si celui conviendra. Que je ne sais pas si je saurai le rendre vivant.

Mais je vais quand même essayer mercredi soir. En espérant ne pas avoir les genoux qui vont jouer les castagnettes et retrouver le gout de raconter et de partager.

Heureusement, il y a d’autres modules à coté, du style celui de ce we, où on a bosser sur la voix, les différentes voix et la facon de les faire sortir du corps.
Un we ou on a beaucoup rit, beaucoup appris et qui rebooste, qui m’aide a avoir moins peur et me redonne l’impulsion pour continuer…

[1] Mais qui ne sont ni ma mère, ni ma soeur, ni mon chien.
[2] Bien que là, j’aurais eu des tas d’anecdotes a raconter, mais c’est vraiment le temps qui m’a fait défaut
[3] Coucou Setchaya, évite peut-être de lire ca avant ta formation sinon tu vas mourir de peur

I’m alive[1]

Hé non, je ne suis toujours pas morte, malgré les tentatives répétées des uns et des autres c’est que je suis un peu immortelle vois-tu [2], mais malheureusement pas ralongeuse de journées. Et oui, si j’ai pas poster ces derniers temps, ce n’est pas par flemme [3], mais parce que j’ai été un peu beaucoup occupée. Training conteur-acteur trois jours, on empile directement sur une communication Cisco Voice Over Ip à TrouDuCulDuMonde.
Je pars a 7h30, je reviens pour 17h30, dans le meilleur des cas. Heureusement les filles sont chez Belle-Maman et au final, ca nous fait quand même des vacances.

Bref, cette formation, j’avoue, c’est limite si je la kiffe pas plus que la CCNA [4] et même si j’ai du mal avec les trajet [5], c’est le pied léger [6] que j’y vais chaque jour.

En plus aujourd’hui c’est la Saint Valentin. Etant la seule fille du groupe, j’ai même eu droit a une délicate attention et un superbe bouquet [5]

- Joyeuse St Valentin. - Oh un bouquet de câbles, merci il ne fallait pas

Aujourd’hui, on est a peu près à la moitié de la formation. Au programme, un TP regroupant la partie “basic” de la téléphone ip by Cisco. Je te laisse voir la tronche du truc

Bonjour, je suis le TP VoIP "basique"

Bon alors c’est sur, vu comme ca, c’est pas très parlant. Alors je vais te montrer a quoi ca ressemble concrètement. Beaucoup de téléphones et deux armoires. L’une contenant des routeurs, l’autre des switches que tu vas mettre plus de temps a parvenir à te connecter dessus qu’a les configurer [8]
Nous sommes des téléphones, nés sous les signes des 7942

Et puis le temps passe. La météo avait prévu de la neige pour l’après midi [9]. Avait aussi un peu parlé de pluie verglaçante. Ben on a eu les deux dis donc, chanceux que nous sommes.

Ca a commencé par la pluie. Qui s’est mise à tomber, transformant directement les bagnoles en iceberg que tu as besoin d’un pied de biche pour ouvrir tes portières.
Puis quelques minutes avant de partir, la neige s’est invitée. Quand j’ai ouvert la porte pour rentrer à ma maison, ca ressemblait à ca:

Ho ben ca va, c'est pas encore si pire...

Le temps de ralier Cééé Chaaan sans casser 42 fois la gueule, je mesure l’étendue des dégats:

Ah ho héhéhé... Ou ai-je bien pu mettre mon grattoir?

Je pique le grattoir d’un copain pour nettoyer la voiture. Ah ben si le parebrise n’est déjà pas triste, le coté est encore pire. Et en plus je parviens pas a ouvrir ma portière

Ho la I-ce car, c'est concept tiens

On gratte, on gratte, la neige tombe de plus en plus et ca glisse. Je casse le grattoir sur la dernière vitre, et tente de retrouver une bagnole qui ne sort pas de l’age de glace…

Gniiiiiii c'est pas un racloir qu'il faut, mais un pic à glace

Enfin c’est fini et je peux m’en retourner vers mes pénates, non sans manquer m’encastrer dans le décor au moins tout ça.

Tombe la neige, non tu ne partiras pas ce soir

Ah, au fait, je vous ai dit qu’il pleut encore et qu’il va geler toute la nuit? O’skour, je vais tous mourir…

[1] A dire/chanter façon Céline Dion
[2] Bon doit y avoir aussi que je suis tellement chiante que la mort ne doit pas vouloir de moi
[3] Quoi que… bon aller, on va dire pas Que par flemme…
[4] Bon c’est sûrement rapport que y a pas trop de théorie et pleiiiiiiiinnnn de labos
[5] Presque deux heures en tuture
[6] Et la paupière lourde, parce que faut pas déconner, le sommeil c’est sacré
[7] Comment ca, c’est pas tout à fait comme ca que ca s’est passé?
[8] Haaaa les cisco Catalyst 500 Express, ou l’art démoniaque fait machine. Tu passe plus de temps a le configurer en mode graphique que sur les switches voisins qui sont en ligne de commande…
[9] Bon en même temps, la météo elle prévoit beaucoup de trucs apocalyptiques, rares sont ceux qui se réalisent quand elle les prévoit

Raoups

Il y a des jours comme ça [1], ou franchement, Murphy il peut être super fier de moi.
Non je ne suis pas encore passée au travers du plafond. D’ailleurs y a plus de risques, les planches d’osb ont été posées sur les madriers, nous avons désormais un sol safe, merci beau-papa, merci belle-maman.

Tout comme je ne suis pas contaminée par le tétanos, je ne suis pas encore en phase septicémique aigue de purulence gangrénique du pied noir passé par le fil du clou.

Je ne suis pas non plus [encore] internée ou en prison pour double infanticide, rapport que les filles ont encore décidé de faire du catch dans la litière du chat juste devant le Vaio qui n’est déjà plus très vaillant et qui donc demande a survivre encore un jour de plus dans cette maison de fou.

Bon à coté niveau révision, je vois que mon module 3 s’en est allé bien loin, vu que j’étais infoutue de me rappeler ce qu’était RSTP et PVST+, ni même comment on élit le port root d’un spanning tree. Et je passe ma certif dans genre moins de deux semaines… Hmmm je pense sincèrement a la remettre pour plus tard, genre en mars?

A coté de ca, les travaux continuent bon train, on a à nouveau un plancher.

Il est pas beau mon plancher?

C’est l’extase, plus de risque de passer au travers du plafond donc. Bon ce sont de bêtes plaques de contre-plaqué sur lesquelles viendront se fixer d’autres planche en chêne massif y parait. Même qu’on été les chercher aujourd’hui.
On dirait pas comme ca, mais y en a pour 30m² de planches

D’ailleurs j’en parlerais pas ici s’il n’y avait une anecdote liée à ces planches, qui ont bien failli ne jamais arriver jusqu’ici.

On s’était dit rendez-vous dans dix ans à 9h30 au magasin, un truc pour les professionnels, que si tu sais pas ou c’est, tu ose pas y entrer, tellement le risque de te faire écraser par un bobcat est réel. J’avais prévu de payer le total sur place, avec ma jolie carte de banque, histoire de pas avoir une facture qui court comme la maladie d’amour et que de toute façon s’était mieux comme ca. Justement, ma carte était pour une fois alimentée convenablement et devait donc me permettre de payer la somme indécente de ce nouveau plancher.

Je sors donc mon porte-feuille. Cherche ma carte de banque. Ne la trouve pas. Recherche mieux. Rires nerveux, parce que la réceptioniste/info/caissière et les beaux-parents me regardent. Ahem. Commencer a sortir toutes les cartes du portefeuille. Ne rien trouver. La nana propose d’envoyer la facture à la maison, ce n’est pas grave si je ne paye pas tout de suite. Oui mais moi ca m’embête je VEUX retrouver ma carte et je VEUX payer tout de suite.

Je tente une diversion avec mon autre carte, bien entendu y a pas assez de sous dessus. Retour a la recherche de ma principale.

Je sors mon premier bouquin de mon sac, la brique de Feist, Faërie. Je fais pas attention et sors mon deuxième bouquin, le posant bien en vue

Comment flinguer sa crédibilité au près de Belle-maman en 10 seconde même pas…
avant de m’en rendre compte et de le ranger fissa. Pendant ce temps Beau-Papa propose de payer à ma place. Limite si je montre pas les dents en grognant. J’avais ma carte ce matin et *TILT* je me rappelle que j’ai fais le plein et n’ai pas eu le temps de la ranger, rapport que y avait plein de gens derrière moi qui attendait pour prendre de l’essence. Triomphante, je sors la carte de ma poche et peux enfin payer; non sans me gourationner dans le tapage de mon code secret. Mais l’honneur est sauf, j’ai pu payer.

Je crois que je viens de passer les cinq plus longues minutes de solitude extrême de l’année 2013 qui commence définitivement sur les chapeaux de roues.

[1] Et le premier qui me dit, des jours tous les jours se prend une mandale, vu?

Vis ma vie de procastrinatrice… ou pas

Hmmmm aujourd’hui était une journée comme je les aime: reposante, pas du tout casse-pied et totalement shootante.
Levée matin, direction syndic’ avec environ 30m³ de papiers en tout genre, rapport que pour chaque formation c’est un contrat in, un contrat out, et une feuille de présence par mois. Uber jouissif quand tu en a plusieurs sur un mois. Limite si ta carte de pointage elle passe encore par la boite au lettre.

Arrivée sur place a 8h40 pour profiter du fait que c’est pas encore ouvert et que donc y devrait y avoir moins de monde, il y a déjà 4 personnes qui sont là. Chic. Heureusement j’ai un gros bouquin avec moi, genre brique anti-agression [1], que si on t’emmerde tu la retourne dans la tronche du gars, il est décapité sur l’instant. Pas de chance pour moi, j’ai à peine le temps de lire 58 pages que c’est déjà à moi.

Je dépose mon container de paperasse devant la nana qui trie assidûment les différents C9*, miracle j’ai fini, je suis presque en ordre, me manque plus qu’un papier que je dois demandé a mon centre de formation et je suis définitivement en ordre… pour le moment.

Suite au delaize, il me faut genre 30 minutes pour trouver des putaneries de cahouettes qui ne sont pas salées et agresser le frigo pour pouvoir récuperer de la coriandre fraîche. Passage au Brico pour récuperer de quoi traiter les poutres, un super produit chimique plein d’insecticides et autres joyeusetés histoire d’être sûr de tuer Fabi tous les vers qui auraient pu élire domicile dans les madriers.

La suite de ma tâche sera en plusieurs partie:

  1. Traiter les vieux madriers [2] avec mon produit incolore qui tue-tout-même-les-Fabi
  2. Traiter les nouveaux madriers [3] avec le produit coloré qui-pue-encore-plus-même-que-Fabi-essaye-de-pas-vomir-quand-elle-se-penche
  3. Aérer très beaucoup la pièce, parce qu’en plus de puer, ce truc a des vapeurs qui rendent bourré
  4. Reremplir périodiquement mon récipient à poison sans en foutre plein a coté
  5. Jouer du pinceau sur chaque face de la poutre
  6. Ensuite, les vapeurs aidant viennent

  7. Essayer de pas se casser la gueule de la poutre, ca ferait mauvais genre d’atterir dans le salon
  8. Bouger seule les nouveaux madriers bien lourds, parce que sans ca on peut pas peindre partout
  9. Prendre deux heures pour tout faire et être à peine à la bourre pour aller voir une copine et son bébé [4]
  10. Se rendre compte qu’en fait on a plus du tout de force dans les jambes parce qu’avec toutes les flexions-extensions faites pour peindre ces putains de poutres, ben les muscles oubliés ils se rappellent à ton souvenir en se tirant. Hop, comme ca [5]

Après option chercher les filles, faire les courses et lancer la bouffe, c’est avec un soupir de joie et de félicité que je me suis assise dans le canapé. Dont je ne suis pas sûre de parvenir a me relever, même si ma vie en dépendandait…

Alors je sais que je vais souffrir, j’ai déjà bien mal aux jambes maintenant, que ca va puer sévère en haut pendant encore deux jours au moins et que vendredi, les beaux-parents débarquent pour la suite des travaux.

Hmmm… Comment te dire, j’espère décéder de mon tétanos avant? Au s’cours, je vais toute mourur

Bonus track: on est pas dans la merde pour demain, avec option brouillard givrant à couper au couteau, que même avec tes anti-brouillards tu a l’impression de rouler dans un nuage

*Zwiiiiiiiiiiip* Chériiiiiiiiiieeeeeee, ca va glisser

Ah c’est sûr que c’était très intelligent d’aller faire l’andouille comme ca sur un parking. Avec en prime, le seau d’eau balancé sur le trottoir.

[1] Faëris de Raymond Feist, environ beaucoup de pages, trop pour faire un cale meuble en tout cas
[2] 3×4,16m, 3×1,60m et 1×140.. Y en a un peu plus je vous le met quand même
[3] Les mêmes longueurs que les premiers, qui ont en fait quelques cms en plus
[4] Bonus sentir le produit chimique a plein nez parce que malgré la douche, c’est une odeur tenace. Penser aussi a se nettoyer complètement bien sous les ongles avant de se grater les yeux
[5] Avec le toujours hyper classe “boum par terre y a plus personne, cassez-vous y a rien à voir

J’ai testé pour vous: “ouais mais on va faire qu’isoler la chambre”

Avant toute chose, une bonne année, toussa. P’être même que je ferai un post exclusif à une retrospective 2012, ce que j’attends de 2013, mes voeux et tous le toutim. Mais on a le temps pour ca [1]

Bon il y a bien sûr les sempiternelles résolution de début d’année, celles qu’on ne tiens pas [2] et puis les autres. Celles que ca fait des mois qu’on en parle, et que par le calendrier du temps ben ca tombe pile poil en début d’année [3]

Un peu comme ca fait genre un an facile qu’on parlait de refaire la salle de bain. Enfin en vrai transformer la chambre des filles en salle de bain, la chambre d’amis en chambre des filles et la salle de bain actuelle en chambre d’amis.
Un super roulement quoi. Genre “tiens ca va faire cinq ans qu’on est ici, si on changeait un peu les choses.”

Ah ca pour changer, ca a changer. On savait qu’il allait falloir isoler cette fameuse chambre d’amis, qui donne sur dehors et le grenier. Du coup on avait dit qu’avant de faire les gros travaux de salle de bain [4], qu’on isolerait simplement cette pièce avant d’y faire basculer les filles.

Oui, sauf que par le truchement de je ne sais quel ingénieur [5] et considérations familiales, il a été décidé de faire juste un peu plus.

Déjà, on a démonté un mur/cloison pour faire une chambre plus grande.

Un mur, un giproc, le combat du siècle, coté pile

Ben ca a pas l’air comme ca, mais il faut beaucoup de giproc pour faire une belle cloison. Il a donc fallu bousiller le giproc puis démonter l’armature métallique.

Pour le giproc, j’ai pu taper que sur une plaque. Tout le reste ce sont les hommes qui ont fait. Aux femmes la charge de se taper les escaliers pour descendre tout ce fatras dans l’escalier et le balancer dans la cours.

Une fois ca terminer, on avait une belle pièce bien grande.

Il n'y a plus de mur. Le mur est une création de l'esprit.

Sauf que après, le plancher, il bouge un peu, l’est pas stable toussa, alors on va un peu ouvrir ca et voir à quoi ca ressemble…

Ho mon planchéhééhééhéé, tou é le plus bôôô des planchééééés ♪♫

Ouvrir un peu j’ai dit? Ah ben non en fait, on va tout arracher pour en faire un plus mieux

Ho la jolie marelle améliorée. Zut j'ai oublié de fermer la fenêtre

Pendant que les hommes détachent les planches amoureusement clouées des années plus tôt des gros madriers, les faibles femmes descendent le bois en tas, dans la cour pour le mettre a coté des giproc et en faire un “petit tas”

Un "petit" tas de bois

Alors la déjà pour le giproc, c’était over joussif parce que l’escalier il est un peu en angle droit en plus d’être légèrement glissant. Je te raconte pas l’orgasme avec des planches d’au moins 1m50 de long [6].

Après il a fallut tout charger les déchets dans la remorque. C’est fou comme ca peu laisser des traces dans la cour. Mais si regarde, en plissant les yeux, tu verras ce qui reste par terre

Ici, gisait environ 2 tonnes 1/2 et 42m³ de giproc

Et enfin nettoyer tout le plancher qui est en fait tout le dessus du plafond, en marchant sur les madriers et sans passer au travers, rapport que en dessous c’est la salle à manger et une table en chêne massif qui ne demande qu’a te casser les reins.

Devinette: Qu'est-ce donc que cette image?

Bilan de ces deux derniers jours donc:

  • J’ai failli tous mourur au moins une centaine de fois par ma propre maladresse
  • Belle-maman à voulu me tuer au moins une centaine de fois, as usual, mais ce n’est absolument pas personnel
  • Je n’ai plus de bras, de dos, ni de muscles, je ne suis plus qu’un corps perclu de douleurs
  • Pas la peine d’aller à la salle de sport, ni de dépenser des centaines d’euros en abonnement. refaire une chambre ca revient au même, mais en plus mieux, parce en plus tu rends ta maison plus belle [7]. En plus ca te fait des sous pour payer l’isolation
  • Que les filles ont été relativement sages [8] et n’ont pas trop bramer le manque d’attention chronique qu’on leur à porté ces 40 dernières heures.
  • Que putain, on a pas le cul sorti des ronces, le plus gros n’est pas derrière nous et il va falloir rentrer des énormes poutres et plaques que je sais pas comment et que je suis sûre que je vais finir tuée, écrasée entre deux murs lors de la manoeuvre

Brèfle, l’année commence en beauté. On rajoute a ça normalement quatre jours de formation sur les firewall juniper [9], le week-end prochain formation conte, avec le mardi d’après une soirée beuverie dégustation oenologique, le jour d’après une soirée “contes en pratique”; je sens que je démarre sur les chapeaux de roues. Rajoutons à ca l’étude pour enfin la CCNA [10]

Voilà voilà, et bien comme on dit dans ces cas là, bonne année hein…

[1] C’est jusqu’en février non?
[2] Je vais maigrir- arrêter de fumer- de boire- faire du sport-…
[3] Comme se marier faire des [gros] travaux dans la maison.
[4] Aka arracher le plancher, mettre du contreplaqué marin puis du carrelage avant de faire les sanitaires
[5] Ha mais en fait si, coucou beau-papa
[6] Oups j’ai glissé chef, c’est grave si en plus j’ai abîmé tout l’escalier et en plus cassé le vitrail?
[7] Bien que pour le moment ca ne soit pas du tout, mais alors pas du tout le cas
[8] Ou en tout cas s’en sont sorties vivantes
[9] Rien à attendre
[10] Parce que j’avoue avec les vacances, j’ai pas vraiment étudier, puis avec les fêtes et les filles, voilà quoi

Jour 18: je vous apporte les emmerdes

Y a des jours comme ça, ou on a l’impression que tout ce qui peut merder le fera, et qu’en prime on aura le bonus “emmerdements gratuits”.br>
Ben aujourd’hui à été ce genre de journée.

Je louchais sur la suite logique de ma formation CCNA, seulement voilà, apparement le monde de la formation qualifiante s’apparente à ce lui du boulot, beaucoup d’appelés, peu d’élus.
Il faut dire que avec 30 candidats pour 12 places, forcément, ca allait faire des malheureux; de plus avec ce genre de ratio, les probabilités pour que je sois prise s’amenuisent encore plus [1], rajoutons à ca le facteur Murphy [3]

Déjà j’le sentais mal avec le petit laïus “pas beaucoup de places, beaucoup de monde, gnagnagna, pas de remises en cause de vos compétences/motivation/plan de carrière [4], blablbala, on vous rappellera pour voir ce qu’on peut faire d’autre”

Alors certe, l’intention est sincère et louable, mais ca ne t’empêche pas d’avoir l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur et de retomber dans l’incertitude quant aux prochains mois. Que faire? Chercher du boulot? Faire une autre formation par dépit? Faire un enfant?? Trembler sur le fait d’être à nouveau hors course?

Bref, de la perspective réjouissante en cette veille de fin du monde de fêtes de fin d’années [5].
Donc l’impression d’être une merde et de se sentir comme tel. On admire au passage le coup de grâce du mail annonciateur, commençant par “monsieur”. Que c’est bon de se sentir totalement reniée dans sa féminité. [6]

Enfin je suis donc du genre énervée et pas jouasse. J’avais déjà Lagluante© qui hurlait en fond sonore dans son siège auto parce qu’elle voulait pas quo’on soit garées.
C’est ce moment précis qu’a choisi la nana de la bagnole d’à coté pour ouvrir sa portière DANS MA VOITURE et ne même pas prendre la peine de vérifier, pensant sans doute que la voiture était inoccupée.
Elle a quand même eu l’outrecuidance de d’abord dire que “mais non ca n’a pas touché” avant d’admettre du bout des lèvres que si ca avait touché, “c’était juste la poignée”

Un enterrage de vieille bique plus tard, on attend Laglue©. La petite assagie [7] joue tranquillement à coté de moi. Il fait noir et je peux juste deviner ce qu’elle fait.
Ce n’est qu’au moment ou elle s’est mise à hurler que j’ai compris qu’elle jouait avec l’allume-cigare. J’ai pas pris le temps de regarder, je l’ai attrapée sous le bras et direction au pas de charge les toilettes de l’académie, mettant sur orbite au passage trois nanas qui bloquaient le chemin.

Passé quelques minutes sous l’eau et regarder l’étendue des dégats, avec une vague nausée, rapport a l’odeur de peau brûlée qui se dégage de l’index.

Cloque de cochon grillé sur petit doigt délicat de Lagluante

Récupéré la boite de film photo dans laquelle il y a l’eau pour la anche de mon hautbois et y remettre de l’eau fraîche, histoire que la pauvre gamine y garde le doigt trempé

Et attendre, attendre, attendre, que sa soeur termine son cours et daigne revenir. Les embarquer fissa dans la voiture et aller vers la pharmacie. Tout ça avec une Lagluante© courageuse qui ne moufte pratiquement pas, juste pleurnicher un peu en disant que ca fait très mal.

La pharmacienne a été étonnée du courage de cette petite fille, expliquant que “moi brûlée, vilaine, vilaine,vilaine blessure. Une fois crème et pansement récuperés, on est rentrée et Lagluante© s’est blottie dans mes bras, toute collée serrée. Son papa, arrivé peu après la soignée, avant de la prendre en charge vu que j’avais répétition pour un concert.

Quand je suis revenue, une heure et demie plus tard, elle pétait la forme. Elle a courageusement supporté le changement de pansement et a été au lit sans se plaindre de son doigt ni faire d’histoire.
Cette petite est décidément très courageuse.

Et moi? Moi j’espère que cette série va se terminer que je ne vais pas devenir folle devant cet avenir soudain flou et que les choses vont vite rentrer dans l’ordre. Avant que je ne pète convenablement un plomb. Le stress, saymall….

[1] Coucou, c’est moi le malus femme plus informatique; a part en comptant être prise via les engagements de minorité, j’ai peu de chance de trouver place dans ce monde [2]
[2] Non puis râlé c’est plus facile que de se remettre en question
[3] Généralement couplé dans l’entourage au “syndrome de la porte qui claque mais qu’une autre s’ouvre, t’inquiète pas, tu verras tu trouveras autre chose”, équivalent du “une de perdue, dix de retrouvées” qui est aussi un appeau à la réponse “ma main, ta gueule, deux secondes”
[4] Ouais c’est une idée tiens, j’me sens d’humeur a aller faire le plan de la carrière de Mol sans combinaison ni bouteilles
[5] Quoique ca revienne un peu au même dans le fond
[6] Nan j’déconne, ca m’a bien fait rire. Puis après tout j’étais la seule nana du tas. Ils auraient quand même dû me garder pour le quota féminin moi j’dis.
[7] Convenablement bâillonnée et battue comme plâtre