Oct 132018
 

On a donc passé deux nuits a Séville. Dans un hotel bien sympa à environ ¾ d’heure du centre, que ce soit a pieds ou en transport en commun. Pratique. Du coup, on aura jamais mis le pied dans un bus ou un tram, mais tout fais à pied, ou en taxi pour la partie rejoindre l’aéroport le dernier jour.

Le programme était chargé mais pas trop: le premier jour: la cathédrale et ses environs, le deuxième jour: l’Alcazar et ses environs.

Avec visite prévue vers 11H les deux jours, histoire de ne pas trop cuire. Alors oui, il faisait vachement bon dans la cathédrale. Cathédrale qui a réussi a faire ce que je n’ai jamais réussi sans aide de chaterton ou de calmants: faire taire les filles.

Déjà de l’exterieur elle est impressionnante, de l’interieur, c’est encore pire. De hautes voutes, de beaux vitraux, des orgues a couper le soufle, c’est clair, on est en plein dans le gothique.

Et un nombre impressionnant de sculptures et de peintures. Pour passionner la petite, rien de plus simple: faire des jeux. Compter le nombres d’angelots sur un tableau/sculpture. Lui faire trouver un petit détails dans ceux-ci. Raconter ce qu’on voit dans les tableaux.

Faire une longue pose devant les orgues et lui raconter l’histoire de ré bémol et de mi dièse [1], faire une escapade du coté de Fifaro l’Organiste et de sa fée maléfique [2], alors que le compteur accuse déjà 7km de déplacements depuis qu’on a quitté l’hotel.

Pendant ce temps, Laglue© et son père visite aussi de leur coté. On regarde toutes les salles accessibles, le tombeau de Christophe Colomb, les autres gisants.

Puis prenant notre courage a deux mains, l’ascension par la face nord de la tour de la cathédrale, ancien minaret qui du haut de ses beaucoup de mètres domine là ville.

Pour grimper la haut, c’est un peu comme un cauchemar: pas d’escaliers mais une pente pentue qui fait le tour de la tour. Une dizaine de mètres, un angle à 90°, une dizaine de mètres, un autre coude. Ainsi de suite. Pendant de longues minutes.

Des meurtrières a distances régulières, de temps en temps une terrasse permettent de voir qu’effectivement, ça grimpe. Sans ça, ce serait la même montée monotone avec juste les numéros qui augmentent tous les 4 palliers. Si tu as tendance a la claustrophobie, ca doit être un bon avant-gout de l’enfer.

Et quand enfin se pas de vis se termine, c’est pour déboucher sur un escalier de quelques dizaines de marches et enfin, son clocher. Et sa vue fabuleuses sur la ville et la vingtaine de cloches qui l’occupent. [3] Dont 4 bourdons

Une petite recherche internet pour connaitre le nom des cloches, une histoire inventée à la va-vit, une vision panoramique de la ville, et hop, on redescent. Lagluante© cavalant comme une damnée avec le diable aux trousses, qui me dira plus tard, une fois rattrapée et copieusement engueulée “mais maman, c’était trop pentu, je savais pas m’arrêter; mais j’ai essayé j’te jure” [4]

Non parce que descendre ce truc rapidement, mais pas assez pour la récuperer à chaque tournant, c’est quand même un peu stressant à force. Elle a eu le temps de tout redescendre puis de remonter a ma hauteur sur le temps ou moi je me faisais un tier de la tour. Et pas lentement. N’ayant pas entendu de cris, je suppose qu’elle n’est rentrée dans personne durant ce laps de temps ou je ne l’avais pas sous les yeux.

Une dernière visite des salles pas encore vues, un remplissage des bouteilles déjà vidées et remplies un grand nombre de fois; c’est qu’il fait chaud malgré tout; et nous voilà dehors.

Il est quelque chose comme 14h30. Le moment parfait pour se chercher à manger. Un bar à tapas plus loin, nous voilà repus.

Pour la suite on voulait visiter le pavillon nautique. Le temps de se faire les 5kms a pieds et sous un soleil de plomb avec plus de 40° [5]jusque là, pour finalement arriver devant le batiment, fermé. Que évidement le site uniquement en espagnol indiquait pourtant ouvert. Youpidou.

C’est un peu vénère qu’on est revenu vers le centre ville, avec Lagluante© passemblement éreintée. Tellement éreintée qu’elle s’est fendue d’une petite sièste improvisée dans un parc tandis que son père allait chercher des boissons fraiches.

Pour finir, on s’est trainés vers le Champignon, sculpture bizarre s’il en est, mais bien à l’ombre et confortable pour se reposer un peu. Et surtout superbe point de vue sur la ville une fois que passé par ses entrailles on arrive au sommet. Ou se trouve un petit bar pas trop cher et rafraichissant.

Le temps d’attendre gentiment le couché du soleil, de prendre quelques photos et d’écouter enfin les cloches de la cathédrale. Avant de se trainer vers le carrefour express près de l’hotel et de se prendre de quoi manger et boire pour le soir, avant de s’endormir rapidement, abattus par les plus de 15kms fait ce jour là.

[1] Un superbe conte de Maupassant. Fantastique juste ce qu’il faut mais qui fait trembler dans les chaumières grâce à sa légère odeur souffrée.
[2] Y a pas, c’est pratique d’être conteur, ça ouvre la porte a un pannel d’histoires déjà écrites par des auteurs talentueux ou ses propres créations faites a partir de détails entrevus dans les visites ou a l’inspiration du moment.
[3] Et qui heureusment ne sonnent pas pendant les heures de visites, parce que crois moi, ca fait un boucant de dieu le père (LoL)
[4] Ben voyons, et si je crois celle là, tu m’en raconte une autre?
[5] Ce qui n’est pas totalement vrai, il y avait pas mal de parties ombragées, mais il faisait quand même très chaud…

Sep 152018
 

Généralement partir en vacances, ça signifie aussi gouter la gastronomie locale. D’essayer des trucs que tu n’as pas chez toi. Gouter des trucs qui ont l’air vivants ou commander des plats dont tu n’as absolument aucune idée de ce que qu’il y a dedans [1]

Ca tombe bien parce qu’en Espagne, a priori, tu prends peu de risques de te retrouver avec de la panse de cochon farci au pied de chèvre [2], meme si au détour d’un bar a tapas tu peux avoir certaines surprises dans la sélection, facilement escamotable dans le pot de la plante verte d’à coté [3]

Sauf que quand tu te balades avec des gamins relous qui n’aiment rien, ça peut virer facilement au cauchemar le bar à tapas [4], quand malgré l’épluchage de la carte, il semblerait que rien ne puisse convenir à la prunelle de tes yeux, alors que toi, tu as déjà bavé au moins 4 litres, rapport à cette carte prometteuse.

Du coup, tu tente de trouver ce qui se rapproche le plus de spaghetti bolo SANS FROMAGE, de boulettes sauce tomate, ou éventuellement de pizza mais avec ANANAS

Et quand y a pas, tu essayes de faire au mieux. Tu prends pour toi cette délicieuse viande de porc saisie au gros sel, et tu partages. Et vu la tendresse et le gout de la viande, ce jour là, je n’ai pas pu manger grand chose de mon plat. L’objectif était atteint, l’infante ne mourrait pas d’inannition ce jour là.

Parce que bon, c’est pas qu’elle veut pas hein, qu’elle nous dit, d’ailleurs la preuve c’est qu’elle goute, c’est bien qu’elle n’est pas de mauvaise volonté. Oui enfin, ce serait vrai, si à la base elle avait pas déjà décidé qu’elle n’aimerait pas l’aliment proposé.

Ce qui est du reste très marrant, quand la moue de dégout affichée avant meme d’avoir gouter se transforme en ravissement après la première bouchée, et que ton assiette disparait dans l’estomac satisfait et passablement rassasié de Lagluante©

Bon, après reste le problème qu’elle n’aime pas le poisson. Ni les coquillages. Ni les calmars ou les crevettes, ce qui est plutot balot quand tu es en bord de plage et que tu en trouves a profusion, pas cher et de qualité au mercadona du coin [6]

Y a juste une chaine de “restaurants” qui passe sans problème pour le moment. Et encore, parce qu’il y a un truc. Valable pour les deux filles du reste. Chaque fois qu’on est dehors, il y a supplications pour aller manger au Burger King. On a déjà cedé deux fois. La première parce qu’il n’y avait plus que ca ouvert à Séville et qui ne coute pas un rein dans le coin ou on était [7] la deuxième parce que perfidement ma tante avait proposer un Burger King avant son départ. Sauf que. On est quatre. Elles sont deux. Tu la vois venir l’entourloupe? Ouais,exactement, la voiture est une cinq places.

Nous voilà donc partis, Merlinou, Laglue© Lagluante© Princhesse© et moi pour une virée BK tandis que ma tante restait manger avec son frère une bonne paella. Inutile de dire que ma vengance sera terrible. Déjà deux enfants c’est terrible à gerer dans ce genre de truc [8], alors quand en plus tu dois gérer le Triangle de l’Infamie, c’est encore pire.

Alors le truc, c’est pas tellement qu’elles soient fans de la nourriture du Burger King, mais bien parce que pour le moment, Ladybug est à l’affiche des jouets et que justement , elles sont fans de Ladybug. Mais que pas de chance, la figurine en avant était Papillon pour la première fois et Chat Noir pour la deuxième. Inutile de dire que depuis les filles nous tannent les cotes, des fois que ce soit Ladybug a l’honneur cette fois ci.

J’ai peur que le message “Ladybug devait etre la première figurine disponible et que nous sommes arrivés trop tard pour l’avoir” ne passent pas les premiers neurones. Tant que y a de la Ladybug à l’affiche, y a de l’espoir.

Depuis les filles sont devenues de super détecteurs a Burger King, dès fois que leur père ou moi cederait à leurs demandes.

A l’heure ou j’écris ces lignes, il reste quelques jours de vacances. Si les filles ne sont pas morte de faim, c’est qu’elles ont su survivre de petits repas à base de sauce tomates, de riz et de boulettes. Et de pas mal de pastèques pour Lagluante© ….

[1] Et que dans certains coins, pour ta sanité d’esprit et le confort de ton estomac, tu ne VEUX pas savoir de quoi était composé ce plat chelou, mais globalement bon qui est arrivé devant toi. Surtout si tu veux garder en toi le contenu du dit estomac
[2] Encore que, je ne jurerais de rien chaque gastronomie ayant ses hmmm disons “particularités horribles à certains palais”
[3] Toute ressemblance avec une situation réellement vécue étant comme de bien entendu parfaitement fortuite, on est bien d’accord
[4] D’autant que le pannel d’aliments ingérables par Lagluante© se compte sur les doigts d’un lépreux non soigné [5]
[5] Oui, je sais, ça fait partie de mes blagues préférées que je ressors assez souvent
[6] Encore plus quand c’est ton père qui se fait un point d’honneur à cuisiner, ne te laissant pas approcher de la cuisine et que les trois quart du temps, tes enfants goutent leur assiette la lapidant d’un beurk lacunaire et définitif, avant de se ruer sur les boulettes sauce tomate préparées pour elle parce que les perles, les pourceaux et la confiture. Paye ta honte parentale quoi.
[7] Séville en pas centre-ville, le dimanche soir c’est mort. Tiens le toi pour dit
[8] Quand après avoir dit trouze mille fois on mange BORDAYL avant d’aller jouer dans les jeux et ses variations “termine ton hamburger et ta glace avant de partir” tu te résouds à aller chercher la troutrouteuse pneumatique et et t’en servir pour les garder sur place