Jun 152005
 

Je suis une mauvaise tendance sadique. Même (qui a dit “surtout”) avec ma fille.
Vous en doutiez? Voici une nouvelle preuve: je déteste, je hais et j’execre quand elle fait ses pleurs colères “mais pitain, jouez avec moi au lieu de vaquer à vos occupations importantes.” Généralement, ce sont des pleurs qui vrillent les tympans, touillant dans la cervelle comme une cuillère dans un milkshake, l’apport calorifique en moins. On sent le vide intracranien se mettre a vibrer et les aspégics se rapprocher à vitesse grand V sous peine de balancer la sangsue contre le mur.
Donc elle est là en train de pleurer, je check rapidement ses besoins:

nourriture? OK
Propre?OK
Jouer?OK, je viens de passer 45minutes avec elle dans les bras, à jouer, chanter et faire l’andouille.
Il en reste qu’elle pleure/hurle/fulmine/colère/tempête (biffer la/les mentions (in)utiles et qu’elle commence vraiment à me les (selon l’expression consacrée) briser menus (je parle ici bien entendu de mes tympans)
Et comme je le disais dans un autre post, faut jamais, mais au grand jamais me chercher quand je suis énervée, fatiguée, douloureuse ou encore pire, tout ca à la fois.
Elle, elle l’a fait. Et elle l’a payée, fille ou pas, l’adition a été salée.
Elle a un tapis de jeu a quatre bras qui peut être mis dans des positions invraissemblables.
Comme par exemple à l’envers sur le bras de son mobile. Ca fait comme une petite tente dans laquelle elle est toute seule et peut jouer a attraper tout ce qui lui passe sous la main. Ca suffit à la calmer… momentanément bien sûr. Ce n’est pas ma fille pour rien. Mais quelques minutes plus tard, elle repart de plus belle.
Qu’à celà ne tienne; le mal de tête qui me taraudait jusque là a laisser la place a une douce vengeance: elle a envie d’attraper des choses? Très bien, je vais lui donner satisfaction. A ma manière…

Le tapis est remis à sa place, Maëva dessus, faisant mine de se remettre a hurler de toute la force de ses poumons étant tout sauf frèles. Je ne sais plus si je l’ai déjà dit, mais la miss à un mouton offert par son parrain auquel elle tient particulièrement. Mouton qui à la particularité d’avoir les pattes flexibles. Très flexibes. Et aisément accrochable au montant du tapis.
Figure 1: Mouton *claquement de langue* mouton *reclaquement de langue*(sur le modèle du “lapin tktkt lapin tktkt” de la pub Kisscool)
Sitôt dit, sitôt fait. Le mouton est mis en équilibre instable à portée des petites mains mais pas trop. Faut pas non plus trop lui facilité la tâche, des fois qu’elle s’habituerait à avoir les choses toutes cuites direct dans la bouche. (Mais aussi pour la jouissance de la voir se ramasser le mouton dans la figure alors qu’elle s’y attendait absolument pas et prendre l’air plus que surpris à ce moment.)

figure 2: Mais c’est quoi ce mouton qui vient de me tomber dessus?

Qui a dit qu’il fallait obligatoirement qu’une mère soit douce et aimante limite coulante sur son enfant? Hein qui?
Pas moi en tout cas, je suis une tortionnaire d’enfant et j’aime ca. Il n’y a donc pas de risques que j’arrête de si tôt.

Jun 062005
 

Maêva adore attirer l’attention sur elle. De n’importe quelle maniere que ce soit.
Par exemple alors que égoistement je suis sur mon pc, la laissant tranquillement jouer sur son tapis, quelle mère indigne que je fais, elle trouve encore le moyen de faire des conneries.
Admirez la manoeuvre: figure 1: Maëva joue normalement sur son tapis

Tout à coup, l’atmosphere change. Fini les areuh areuh, papapa et autres dlings dlings du tapis.
Un grand silence se fait entendre, entrecouper par le bruit feutré d’un tapis glissans sur le sol. Puis plus rien. Juste un grand soupir, augurant de la puissance destructrice des décibels a venir.
Maëva est en difficulté et ne va pas tarder à le faire savoir. figure 2: Maëva vient de se faire bouffer par le tapis carnivore

Bien sûr, la demoiselle est incapable de se tirer de ce mauvais pas elle-même; elle ne sait déjà pas comment elle en est arrivée là
En déspoir de cause, elle lachera le cri qui tue pour que je vienne a son aide.
Juste le temps de prendre cette petite photo et je l’ai délivrée. Ralalala, je l’aurai pas volé mon surnom de tortionnaire d’enfant