Jan 032017
 

Ca fait longtemps que je ne suis pas passée par ici. Par manque de temps certainement, mais aussi parce que je me suis concentrée sur mes chroniques. Que les bêtises des filles passent et se ressemblent. Que je me sentais étouffée dans mon rôle de maman, chercheuse d’emploi qui ne veut pas se pointer.

Mes des choses ont changés. J’ai testé pour vous l’opération des yeux. Le combo myopie, astigmatisme. Mon seul regret: ne pas l’avoir fait plus tôt. Ca a complètement changé ma vie, je me casse moins la gueule dans mes propres pieds, je touche la balle quand je joue au tennis, je ne dois plus constamment ajusté mes pas. Bon je balisais convenablement pour cette opération, après tout on a que deux yeux, eu très peur avec le bug de la machine: “ah ben non madame, va falloir refaire les mesures, le laser ne les a pas prise”, tout ca alors que tu es déjà sanglée sur la table, le champs stérile sur la tronche et désinfection faite. Bon ben il a fallu se relever, toujours aussi myope, se prendre les murs, refaire les tests. Attendre. Attendre encore. Voir le chirurgien s’impatienter et finalement mettre tout sur une clef usb pour l’injecter sur la machine. A ce moment là, même avec le calmant, j’étais prête a me couler par terre et m’enfuir discrètement façon Kaa dans le livre de la jungle.

Mais fort heureusement, tout c’est bien passé, j’ai deux yeux qui voient merveilleusement bien et qui sont juste un peu secs et sensibles a la poussière. Bref, le lasik, j’te le conseille +++

Pour le reste, Laglue© a eu ses douzes ans et est entré de plein pied dans le monde ingrat de l’adolescence. La faute aussi certainement a l’entrée au collège qui n’a pas du arranger les choses.

La gamine, tu lui dit avant les vacances “c’est soit les trous dans les oreilles, soit les cours de plongées qui en plus coute un rein” et qui te tape une crise monstrueuse parce qu’elle a choisi le second et que “OUIIII MAIIIIIS TU AVAIIIIIIIIS PROMMMMMIIISSSS”, et qu’elle a piscine + gym a l’école et que j’ai moyen envie qu’elle se chope une infection monstrueuse pour avoir faire les trou genre 48H avant, mais ca tu vois, ca n’a pas l’air de la déranger plus que ca. Je crois que je vais me faire le genre de crise quant à l’industriel dont je rêve depuis trois ans mais que j’ai toujours pas fait justement a cause du délicat problème de la cicatrisation [1]

Lagluante© se conforte dans l’idée de la gamine de presque sept ans infectes qui est presque aussi tête a claques qu’une ado, mais qui en plus tiens tête et ne veut faire ce qu’elle veut. Et qui n’en a jamais assez. Tu lui as fait son gouter préféré, vous êtes passées a la patinoire, mais ca va pas, tu avais promis une promenade de nuit et elle la veut kanmem’ rien a faire que tu te sois peter le dos a l’empêcher de se tuer sur la glace. Et que tu te sois gelée convenablement dehors dans la neige en lui ayant en plus prêter tes gants, pour lui faire plaisir.

Bref, l’année qui commence ressemble furieusement a celle qui s’est terminée. Elle me donne juste envie de fuir très vite et très loin.

[1] Qui ne sera pas lunaire du coup.

Jun 062016
 

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, laisse moi te conter mes dernières péripéties.

Déjà, jeudi matin je devais être présente à genre 9h du mat a la capitale, pour passer la première partie de ma certification CCNP. Oui, avec les grèves de trains. Rentrer dans la ville, aller jusqu’au centre, toussa toussa.

J’ai préféré prendre les devant en y allant déjà mercredi soir et passer la nuit chez mes parents. Sauf que j’avais cours avant. Quand finalement je suis partie vers 21h10, le ciel avait une sale couleur jaune et les nuages semblaient avoir de sérieux soucis d’énurésie.

Le temps d’arriver sur l’autoroute, on ne voyait plus la route justement, le ciel était noir, c’était ligth party dans les nuages et pour se guider on suivait les anti-brouillards de la voiture devant.


C’est quand je pensais que ca pouvait pas être pire que l’inondation est arrivée: sous l’intensité des flots, 2-3 cm de flotte sur la route,aquaplanage tout du long, visibilité nulle avec ou sans essuies-glaces et tu pries pour rester dans les ornières du camion histoire de pas quitter la route. Vitesse de pointe, 30km/h et de plus en plus de monde sur la bande d’arrêt d’urgence. Je continue vaille que vaille, pas envie de me faire bourrer le cul en m’arrêtant. Le vacarme est assourdissant, c’est même pas la peine de tenter d’écouter la radio et je suis tendue a l’extrême, naviguant au petit bonheur la chance.Quand soudain, au mètre près ça s’arrête, d’un coup. [1]

J’arrive sans encombre. Le lendemain je vais pour passer la certif. Je suis obligée de prendre un ascenseur pour monter au troisième étage. Ascenseur qui bien évidemment reste bloqué quelques minutes entre deux étages. Je te passe l’alerte incendie pendant que je passais l’examen et l’ascenseur à nouveau à l’arrêt pendant ma descente. Normal life for me.

Du reste, elle est réussie, mais je t’avoue que j’hésite a aller passer les deux autres parties dans ce centre.

Samedi c’était au tour de Lagluante© de s’illustrer dans la maladresse. Ce jour là, on était en répétition dans une église pour l’examen du cours d’orgue, vu qu’ils présentaient la pièce le secret de Fifaro l’organiste et que nous on racontait l’histoire. Quand je dis nous, c’est une équipe de trois. Deux gars et moi. Tous égaux dans le pots de fleur à la tronche et les gentillesses gratuites. Comme qui dirait, on s’aime.

Bref, Lagluante© qui trouvait le temps long n’a rien trouver de mieux que de se fracasser la tronche sur l’autel, l’orgue couvrant ses hurlements et de revenir vers moi, la bouche en sang et l’incisive du bas branlante. Elle est tombée le vendredi suivant. Paye ta culpabilité.

Ce matin, j’ai pris quelques minutes pour me coiffer. Une tresse façon Frozen, enfermée dans un chignon, rapport à l’humidité ambiante. A midi mon poil de tête avait décidé de faire la fête sans moi et sans me prévenir. Résultat, même River Song avait l’air mieux peignée que moi. Je ne suis pas vexée DU TOUT. Saloperie de cheveux.

Pour parfaire cette journée, en reprenant ma voiture sur le parking aujourd’hui, elle a fait “Krong” au démarrage. Un bruit de taule qui n’augure rien de bon. A chaque démarrage elle faisait plus ou moins krong. Fort. En soi c’est pas grave hein, tu sers juste les fesses espérant pouvoir rentrer avant que ta bagnole ne dégueule son dessous de caisse.

Sauf que ce jour là justement, comme tous les autres jours, un flic faisait la circulation sur les rond-points. Et que une voiture qui fait Klong-Krong-Krrr ca ne passe pas forcément incognito. Vise donc le flic qui se retourne, l’arme au poing vers toi. Que tu hésites a lui faire un grand coucou avec la main, un sourire plein de dents vissé sur ta face ou a t’aplatir sur ton siège en espérant ne pas te faire canarder [2].

Heureusement pour moi, j’ai pu passer sans avoir la fouille de bagnole bizarre. J’ai serré les fesses pour arriver jusque chez bô-papa. Parce que le truc sous ma voiture même s’il ne faisait plus klong-krong-krrrrrrr sur l’autoroute faisait quand même bien falbalabalabla-glanglanglan [3], me faisant demander a quel moment au juste j’allais soit m’envoler vers l’infini et au delà soit tel un TARDIS me dématérialiser vers une autre époque/planète.

Fort heureusement pour moi, rien de tout ça. Je suis arrivée en un seul morceau. Quand bô-papa a récuperer la voiture elle faisait plus chkablank-krrrrr qu’autre chose, me faisant craindre le pire. Au final, c’est juste une plaque de protection d’alu qui s’était détachée pour vivre sa propre vie sous la bagnole. Depuis la réparation, elle est comme neuve.

Bon j’ai juste du rentrer avec les pleurs de Lagluante© dans les oreilles, outrée qu’on ai oublié de lui permettre de descendre dans la fosse pour voir à quoi ça ressemblait sous Cééé-Chaaan. Faut dire qu’elle avait été vraiment chiante tout du long et que ça donnait pas envie de lui faire plaisir.

Depuis j’ai juste une hâte, que cette série de la lose se termine et nous laisse un peu tranquille…

[1] Un peu comme ici en fait, à 43 sec
[2] Meunan je n’exagère pas, ou alors juste un peu.
[3] Le bruit d’une plaque qui s’agite et vibre dans la vitesse

Mar 302016
 

Je sais que l’actualité est rude en ce moment. Que la Belgique est encore sous le choc, à raison. On peut s’attendre a voir défiler les listes de noms des personnes qui on perdu [1] la vie lors de cette double attaque, que les stigmates des explosions seront encore là quelques temps.

Je ne vais pas parler de ça. D’autres l’ont très bien fait, dont le très talentueux Hamadi , ou des gens qui ont survécus, ou simplement qui ont vu ou qui était là.

Moi je n’y étais pas, je suivais les infos, bien contente de ne plus être à la capitale. Je ne vais donc pas faire un article dessus, c’est pas mon rayon, mon rayon c’est la vie de tous les jours, les débilités et les jeux de mots pas drôle, en plus de l’electrocution par électricité statique. C’est peut-être un signe que je devrais bouger plus.

Malgré tout, j’ai une pensée pour les victimes, les familles, tous ces gens qui continueront à vivre en ayant perdu qui un père, un époux, un frère,une soeur, une mère, un(e) ami(e) cher(e). Et mon coeur se sert pour eux. Et égoïstement,humainement surtout, je suis contente de n’avoir perdu personne dans cette catastrophe, et je sers un peu plus les filles contre moi [2]

Ma contribution aux attentats s’arrêtera là. Moi le seul truc ou je suis douée c’est raconter la vie quotidienne, les anecdotes a deux balles, celles qui font sourire ou rire, voire déclenche des facepalms chez ceux qui les entendent/voient. Je m’en vais donc te narrer l’une de mes dernières…
Imagine un grand magasin. Colruyt pour ne pas le citer, comme ca tu vois les longues allées nues, les linéaires remplis, les chariots de tous coté. Voilà, tu vois.

Maintenant imagine que j’ai posé mon chariot a moi à un bout d’une rangée, près d’un croisement. Et que je suis à l’autre bout, a la recherche de coton-tiges.

Que je me rapproche du chariot. Qu’arrivée a une quinzaine de mètre du chariot, ou un peu plus, je regarde mon sac de coton-tiges, là dans ma main et mon chariot. Et mes coton-tiges. Et mon chariot.

Tu peux imaginer a ce niveau que dans mon neurone diabolique s’élabore un plan à base de “Je suis Shaquille O’Neal. Comme ça oui. Avec l’ampoule qui s’allume au dessus de ma tête.

Je regarde à droite, à gauche, personne. Je me concentre, prend la pose du tireur au basket ball et pam, un superbe lancé en cloche. Pas de bol, juste à ce moment, une innocente passante à l’idée saugrenue de passer justement par là et manque s’évanouir face à cette masse blanche sur le point de se jeter sur elle.

Manque de chance [3],mon splendide lancé termine sa parabole pile poil au milieu de mon chariot sans en toucher les bords, marquant un formidable chariot à cinq points.

Grand moment de solitude, vu que je n’ai pas su retenir mon geste de victoire, alors que la femme tremblait comme une feuille et ne demandait qu’a vite se tirer loin de cette folle furieuse. J’ai quand même eu le bon gout de m’excuser, en retenant un rire nerveux en me mordant l’interieur de la joue.

Bref, j’ai fais un panier chariot a cinq point et j’en suis fière.
Oui, ma vie est tout a fin inintéressante, je sais

[1] Quelle drôle d’expression que perdre la vie. Un peu comme si hop, on se promenait et là tout cas paf, tu tombes raide mort, ta vie est sortie de ta poche, tu l’as perdue et t’avais rien remarqué. On peut perdre ses clefs, son téléphone ou son portefeuille; c’est peut-être définif pour l’objet, mais la vie continue. Tandis que quand on perd la vie, ben elle continue plus. Enfin pour soi, parce que pour les autres bien.
[2] Avant de m’arracher a nouveau les cheveux sur leurs relations conflictuelles.
[3] Ou coup de chance, ca se discute

Feb 112016
 

Le fait d’avoir des enfants peut conduire a des arrêts momentanés de l’intelligence et/ou de la sériousité de l’adulte. Bon après si tu es comme mo à la base, tu pars quand même avec un fameux malus, vu que tu as et auras toujours quatre ans dans ta tête, qu’en plus tu es conteuse, et pire, tu fais parler les objets, que ce soit des peluches, des doudous [1] ou des objets [2]

Alors tu penses bien que quand tu cummules stress, inutilité et enfermement avec ton enfant hospitalisé, FORCEMENT, ca va partir en couille a un moment ou un autre.

Oui, je sais, Laglue© a 11 ans. Du coup elle n’est peut-être pas très réceptive à l’idée, je l’infantilise toussa. Ou peut-être que justement, elle apprécie ce coté complètement fou, en privé. Bref, de ce que je sais, c’est elle qui a demandé sur son lit de douleurs et de drogues et je me suis fait un plaisir d’acceder à sa demande.

Enfin toujours est-il, que pour l’accompagner dans son malheur, elle avait ressorti de sous sa couche de poussière, ce bon vieux Monsieur Lapin, doudou zombie devant l’éternel, toujours vaillant malgré les multiples réparations.

Et que bon, faut dire que Monsieur Lapin, il s’emmerdait un peu tout seul, là, à l’hopital, avec comme seul compagnon Gros Nounours et Roger la potale. Alors il a profiter d’un moment d’inattention de la part de tout le monde pour tenter l’ascension de Roger Baxter par la face nord.

Jusqu'ici, tout va bien

Jusqu’ici, tout va bien


Mhhhprfffff aller, courage on y est presque. Ne surtout pas regarder en bas

Mhhhprfffff aller, courage on y est presque. Ne surtout pas regarder en bas


Ho-hisse, la saucisse, ho-hisse a saucisse ... ... Ce qu'on m'oblige a faire, franchement...

Ho-hisse, la saucisse, ho-hisse a saucisse

… Ce qu’on m’oblige a faire, franchement…


Tadaaaaa, Monsieur Lapin win  */o/*

Tadaaaaa, Monsieur Lapin win */o/*

Tu pourrais te dire que c’est trop, que c’est bon, on va me garder en psychiatrie. Mais j’te ferais pas dire, qu’au vu des dessins de la demoiselle, y avait du challenge niveau drogue hein

Allo oui say la brigade anti-drogue, on nous a appelé pour une créature bizarre

Allo oui say la brigade anti-drogue, on nous a appelé pour une créature bizarre

En même temps, je crois savoir que pas mal de monde nomme son baxter, vu la promiscuité qu’il induit, le fait d’être toujours dans tes pieds, ses tentatives pour te faire tomber ou diffuser les perfs. Donc nous on l’avait appeler Roger. D’ailleurs il était triste Roger quand on l’a remisé, il se sentait un peu comme moi, inutile.

Bon tu me diras, ca se serait arrêté là, ce n’était pas SI grave. Sauf que non. On a été un cran plus loin. A cause des médicaments, la demoiselle était malade. Nausées, vomissements. Et sur un estomac vide depuis 48h c’est pas joyeux crois moi. Alors entre les gémissements, on a inventé le Harry Doctor. Un doctor who boite, qui pouvait se regénérer, mais qui contrairement au vrai gardait la même apparence. Livré avec deux sentiments: content et heureux ou triste et fâché. Voilà.

The 4th doctor.

The 4th doctor.

Voilà, a ce stade, les infirmières du service me regardait avec suspicion, tandis que je les regardais avec mon plus beau et innocent sourire [3]

Je crois qu’on les a complètement perdues et qu’elles ont fait un signalement à la protection de l’enfance quand elles ont vu ça:

Laissez-moi sortir d'ici, elles sont folles, je veux rentrer a ma maison, Oskouuur

Laissez-moi sortir d’ici, elles sont folles, je veux rentrer a ma maison, Oskouuur

Gros Nounours qui tentait une sortie en schlide alors qu’on nous avait annoncé une nuit supplémentaire à l’hôpital, et que vu que c’est un peu mon avatar(te) il exprimait ce que je ne pouvais décemment pas dire.

Voilà voilà, dans la famille “Fou a lier” je demande la mère et l’ainée … Même si j’avoue, j’ai eu droit aux levés d’yeux au ciel et autre “mais maman t’es vraiment TROP bête, alors qu’elle riait sous cape. C’est qu’elle a une réputation a tenir hein.

[1] D’ailleurs tous nommés
[2] Nommés eux aussi, je suppose que si tu es un lecteur régulier, tu te souviens de Gary Cooker, mon cuiseur à riz. D’ailleurs mon éplucheur à légumes s’appelle Roger et mon lave-vaisselle Andy Wash.
[3] Tutafé, un sourire des yeux de la bouche, TGCM.

Feb 082016
 

Alors que je cumule dans le meilleur des cas quatre heures de sommeil par nuit pour ces quatre dernières nuits, que j’ai du dealer avec ma peur des hôpitaux, ma misanthropie, le lit bouffeur d’accompagnant du service, les chaises inconfortables, le soutien à Laglue© qui avait mal après son opération, le fait de pas savoir quand elle allait sortir, mon dos qui me faisait souffrir de plus en plus, les nuits hachées par le passage de l’infirmière, le réconfort, et la bouffe d’hosto, inutile de te dire qu’au quatrième jour de ce traitement, j’étais moyen jouasse, malgré la gentillesse de l’équipe du service gyneco-uro, rapport qu’on avait été délocalisé vu qu’il n’y avait plus de place en pédiatrie.[1]

D’autant que y avait aussi le stress pour la gamine, quand même, tu as beau savoir qu’une appendicectomie c’est pas grand chose, que les chirs ont l’habitude, toussa, du coup tu t’inquiètes pas vraiment trop pour l’opération [2]

Quand une grosse heure après avoir quitté ta fille, le chirugien (!) [3] t’appelle et te dis que c’est bon, tout c’est bien passé et tu peux venir la voir en salle de réveil-mais-pas-a-plus-que-un, c’est le moment gênant ou tu te rends compte que tu sais foutre rien d’ou ce trouve la fameuse salle et encore moins la chirugie, vu que tu es sorti par les urgences.
Tu te présente innocemment a l’accueil général de l’hôpital, histoire d’éviter le fait divers “perdue dans la clinique, on la retrouve dix ans plus tard”.


Sauf que. 1. J’avais la tête dans le cul. 2. J’étais passablement stressée, parce que quand même, ma fille pleurait quand elle m’a quitté 3. Que malgré tout c’était une opération, je n’étais peut-être pas aussi aware que d’habitude.

J’ai exposé mon cas à la dame de l’accueil: Drago Jéraison née Jesétou, blonde à moustache et aussi aimable qu’une porte de prison. Qui m’a soutenu derechef que non PERSONNE [Madame la demeurée, d’ailleurs tu l’as eu à quel âge ton gosse, tu parais a peine sortie de l’adolescence] n’était jamais, et ne serait-jamais admis en salle de réveil que c’était en chambre EPICETOU. J’ai bien dit que le docteur Kikoup avait bien précisé que je pourrais être là, que le bloc pré-op me l’avait confirmé, rien à faire, elle ne démordait pas, insinuant que j’étais totalement débile et qu’elle ne me dirait même pas ou se situait la chirugie. De guerre lasse, je lui ai juste demandé ou étaient les urgences et je suis passée par eux.

Curieusement à l’accueil des urgences, on m’a indiqué le chemin, et je suis arrivée devant la porte. Fermée. Brefle, une fois prévenue de mon arrivée, on m’a donné la blouse si seyante, la charlotte si féminine et les sur-chaussures tellement glissantes, que tu dois mobiliser tous les muscles de tes jambes pour ne pas faire le grand écart sur le lino simplement en restant debout.

Bien contente de revoir ma fille, qui du reste s’en foutait royalement, vu comment elle bavait sur son matelas au milieu des bips et pings de la salle, j’aurais pu attendre qu’elle monte en chambre qu’elle ne s’en serait même pas aperçu.

On est donc parti pour quatre jours, même si on ne le savait pas encore d’hospitalisation. J’ai pu faire la connaissance du lit bouffeur d’accompagnant, que tout parent d’enfant hospitalisé et/ou futur papa connait, lit pliant, qui une fois que tu es dedans ne te recracheras que de mauvaise grâce parce que tu l’as forcé façon “roulé-boulé chute avant réception au sol entre la table et le frigo 10/10 clap clap clap”

Je te passe les multiples anecdotes de ce séjour, le courage de Laglue© les nuits difficiles pour arriver directement à la sortie.

13h40 la chir est passée, a délivré le précieux sésame de sortie, à nous la liberté. L’Homme m’avait prévenu, il y avait une caution a récuperer pour la carte télé, que je devais aller demander a l’accueil.

Sauf que. Je tends la carte. La nana en face me dit que non, y a pas de caution c’est une carte personnel, qu’en plus en pédiatrie la télé c’est gratuit et que donc YAPA. Elle insiste la bougresse, me regarde de haut derrière ses lunette et sa moustache. Je me dis que peut-être, je me suis trompée, après tout, elle doit savoir de quoi elle cause [4]

Depuis la voiture, je téléphone au Merlinou, qui me le confirme, caution il y a, il l’a donné en liquide, mais n’a pas eu de reçu [5].
Retour chez Drago Jéraison née Jesétou. En plus d’avoir de la moustache, elle a des écailles et pas que sur les lunettes. Commence alors une situation ubuesque.
De mon coté c’est simple: il a donné une caution en liquide, la dame des admissions l’a prise, glissé dans un papier et rangé. De son coté c’est simple aussi : l’ordinateur-il-dit-que-non-je-ne-peux-pas-vous-rembourser-une-somme-qui-n’existe-pas[Connasse de demeurée menteuse que je toise de haut]-je-ne-peux-rien-faire-pour-vous[Si tu continues a m’emmerder en me demandant ton dû j’appelle la sécurité]-faut-voir-avec-les-admissions[Connasse d’emmerdeuse, de toute façon je ne t’écoute pas] pendant bien cinq minutes.

J’utilise tout mon self-controle, et Chtulhu sait qu’après ces jours je n’en ai plus beaucoup pour ne pas exposer le fond de ma pensée a cette dame et caresse l’idée de la crise de pleurs dans ce hall d’accueil bondé, mais vu que Laglue© est avec moi, je reste sage.

De guerre lasse, encore, je prends donc un ticket pour les admissions. Expose ma requête. Ah, mais me dit-on ce n’est pas nous qui nous occupons de ça c’est l’accueil, fais-je en la coupant, oui je sais, ce sont eux qui m’envoient.

Retour de dialogue ubuesque entre accueil et admissions. A base de “on peut pas rembourser c’est pas dans l’ordinateur” et “mais elle fait chier celle là a vouloir récuperer son dû”.

Après enquête rapide, la personne qui a fait la carte et merdé, est retrouvée. Je la vois de mes yeux, elle avoue même, et sans honte ni complexes ne me regarde même pas et se tire, sans même un mot d’excuse, me laissant là, comme deux ronds de flan, avec mon problème toujours pas réglé et mieux encore, l’argent dans la nature.

Moment de flottement. La nana qui a pris mon cas aux admissions me présente ses plus plates excuses, glissées sous la porte et va voir ce qu’elle peut faire pour moi. Pendant une dizaine de minutes, parce que l’argent est parti en caisse centrale et que donc voilà, on sait pas comment le récupérer.

Pendant ce temps, Laglue© qui a insisté pour venir avec moi, devient pâle et se sent mal. Une glace plus tard ca va mieux.

Quand enfin le problème est résolu, je m’épanche a ma sauveuse que quand même, Drago Jéraison née Jesétou, elle est vraiment pas cool, que je me demande comment c’est possible qu’elle ne se soit pas [encore] fait casser la gueule par des gens moins zen et patient que moi, que pour du première ligne prendre les gens de haut, de manière si hautaine et de les traiter de demeuré au mieux, menteur au pire n’était peut-être pas la meilleure manière de traiter des humains; j’ai juste eu droit a un haussement d’épaules et un sourire polis.

C’est dans la voiture que j’ai percuté que cette connasse à moustache était la même personne qui m’avait soutenu que PERSONNE n’était JAMAIS autorisé en salle de réveil. Si on avait pas déjà quitté le parking, je crois que j’y serais retournée, pour le lui dire, et exiger des excuses pour la manière dont elle m’avait traité.

Et puis je me suis dis zut. Que ça n’en valait pas la peine, qu’elle n’en valait pas la peine. Que de toute façon je n’étais qu’une merde a ses yeux et que ça n’allait pas changer gros chose. Et je me suis dis que de toute façon vu qu’elle était humaine, elle était peut-être dans un mauvais jour semaine et que de toute façon, si elle était comme ca avec tout le monde elle se ferait forcément remettre a sa place à un moment ou un autre.

Mais j’ai vraiment cru, après avoir tenu pendant quatre jours sans pleurer, quand on a suspecté une appendicite, quand on a attendu toute la nuit aux urgences sans savoir avec la gamine qui avait mal, l’opération, la douleur pour elle, les nuits trop courtes; que j’allais m’effondrer là en pleurs, au milieu de ce hall bondé à cause d’une connasse sans aucune empathie et en me regardant tel un déchet organique. Et en contraste avec l’équipe médicale qui était éminemment sympathique et humaine, ça a été une sacrée claque.

Si un jour tu me lis Drago Jéraison née Jesétou, ce dont je doute, sache que je ne t’en veux pas, et que je te plains sincèrement, parce que pour être aussi méchante, il faut vraiment que ta vie soit misérable. Allez, bisous quand même.

[1] Retiens, c’est important pour la suite
[2] D’autant qu’en mère totalement indigne, une fois que tu l’as laissée partir en salle d’op, t’as été attendre dans ta bagnole et que par le truchement d’une courte nuit et d’un manque total d’empathie tu t’es endormie comme un masse après t’être rongé les ongles a sang. De toute façon on t’appellerait après l’opération et tu pourrais rejoindre l’infante en salle de réveil. Youpie-joie.
[3] Ouais, le chirugien lui-même. J’ai toujours cru que c’était quelqu’un d’autre qui appelait les familles pour dire quand c’est fini. En fait, je pensais carrément que tout le monde attendait en salle d’attente,comme dans les films. Sauf que là, la salle d’attente c’était 3 chaises dures devant les ascenseurs
[4] A ce stade, avec le manque de sommeil et l’énervement, j’ai pas encore capté que c’était Drago Jéraison née Jesétou. A vrai dire, je ne percuterai qu’une fois dans la voiture.
[5] Ben non, forcément, ceut-été trop facile sinon

Jan 152016
 

Oui mais de préférence pas sur moi.

C’est en gros la conclusion de ce vendredi matin neigeux.

La neige, aaaaah la neige. L’or blanc que j’implore chaque hiver, mais de préférence pas quand je dois prendre la bagnole pour aller à l’autre bout du pays et que malgré toute la bonne volonté du monde, ben ça va pas être possible

Rouler? Ben écoute, ca va pas être possible là toussuite, tousssuite

Rouler? Ben écoute, ca va pas être possible là toussuite, tousssuite

Bon déjà tu t’es réveillée de super bonne humeur, rapport que ton chéri t’as dit y a plein de neige, partout. Levé le plus rapide depuis quelques temps. Tu vas a ta fenêtre et effectivement, y a de la neige. Partout partout.
neige2

Tu t’habilles, n’a pas besoin de cravacher Laglue© pour une fois; la petite, ce sont ses grands parents qui gère la fougère; aux dernières nouvelles, tu ne sais toujours pas si ils sont arrivés a l’école ou pas.

Et puis tu sors. Sous la neige. Drue et froide, qui te fouettes le visage et est traitre sous tes pieds.
Dépose la grande a l’école, rapport au trajet dangereux en temps normal avec une nationale a traverser, mortelle avec la neige et les gens qui pense maitriser le freinage sur bouillie glissante. La déposer à l’école, non sans avoir manqué se rompre le cou quelques fois et trouvé très jolie la plaine de jeux sous la neige

Kikikcé kiveu faire un tour de tobogan?

Kikikcé kiveu faire un tour de tobogan?

Faire demi-tour, aller jusqu’à la voiture, toujours sous la neige qui tombe fort. Voire les voitures bloquées sur la route un peu plus loin, mais bon,c’est pas grave, c’est juste passagé. Arriver a la tienne et la voir sous son igloo de neige.

Ouvrir les portières. Tenter d’ouvrir le coffre. Rentré se réfugier dans la bagnole alors que tu as de la neige fondue qui te dégouline dans les yeux et le cou et que la totalité de la neige qui était sur le toit de ta voiture se retrouve désormais sous tes fesses.

Mettre la clef dans le contact, lancer le dégivrage. Actionner les essuies-glace. Rien. Te demander ou tu as mis cette putanerie de racle glace et être interrompu par un coup de fil, t’annonçant qu’en fait la route ca bloque pas juste chez toi mais partout.

Ressortir de la bagnole et regarder la situation bien en face

Quand ca veut pas...

Quand ca veut pas…


Je rentre chez moi donc. Mais le trottoir me semble pas top, d’autant que y a une benne dessus et que j’ai moyen envie de glisser. Du coup je reste sur la route.

Un gros bruit derrière moi je me retourne, et la neige qui était restée sagement sur le toit de la maison vient de tomber a exactement cinq centimètres de mon pied, et donc de ma tronche. J’aurais été sur le trottoir, je me serais transformée en Lolaf, ou pire me serai finalement rompu le cou.

L’automobiliste hors de sa voiture qui a regardé vers moi a ce moment là était au moins aussi mort de rire que moi. Et déçu de pas pouvoir filmer quelqu’un se faire emplâtrer comme ca.

Du coup je suis chez moi, devant le poêle, regardant la neige tomber et travaillant mon cisco, un oeil sur l’écran, l’autre sur la fenêtre…

Jan 042016
 

Et on commence donc l’année sur les chapeaux de roue. On a terminé 2015 avec une chute de cathédrale gateau au chocolat de la mort qui tue, qui logiquement donc était kamikaze.

Ma première vraie bonne gamelle aura donc attendu le 2 janvier pour se faire.
J’ai acheté mes chaussures chez décathlon. Un conseil, ne fait pas pareil et fuis. Achète toi des vraies chaussures. Je les ai prises en juillet, a plus de 60 boules et elles sont déjà mortes. C’est avec elles que j’ai failli me tuer dans le Yosemite, après avoir dévaler sur le cul les escalier taillés à flanc de montagne.
C’est avec elle aussi que j’ai failli me bouffer le mur en rattrapant une balle vicieuse au squash, le parquet faut croire que ça glisse. Je me suis vengée en coinçant la balle, qui soit dit en passant, était neuve, entre la vitre spectacteur et le plafond.

C’est toujours avec elles que j’me tape ma première commotion de l’année, faite en toute beauté et simplicité. Je te plante le décor.

Il faisait noir. On allait au resto fêter l’anniversaire de ma belle mère. J’avais un joli pantalon noir, une blouse desigual [1], mon manteau doudoune et un super sac Maliki beige que même pas en rêve tu le laves.

Il y avait juste une légère pente boueuse, aka a 45 degrés et d’a peine 1m que Lagluante&copy et son père on franchit sans encombre.

Mon tour venu, j’ai glissé chef , suis tombée sur le cul et ma tête a violemment heurté la bordure. J’ai pas eu besoin de soigner une blessure a l’amour propre tellement ce genre de connerie est habituelle avec moi et qu’en plus il y avait plein de zolies étoiles explosives dans ma tête.

QUand je me suis relevée cahin-caho, j’étais juste dégueux et avait envie de me cacher avec mon mal de tête dans le premier trou venu. C’est donc en crabe et en longeant les murs que j’ai gagné ma place.

Je pensais m’en être tirée a bon compte. Que nenni. Pendant le repas, j’ai commencé a avoir un peu mal en haut du cou. Un peu comme quand tes ganglions ils gonflent. Puis quelques heures après, j’ai eu carrément mal. La nuit a été monstrueuse. Tu sais tu t’endors, puis tu bouges et paf, tu te réveilles en hurlant de douleur [2]

Le lendemain étant un dimanche, j’ai pris mon mal en patience. Activé la démarche Robocop avec le moins de mouvement de tête possible et surtout, surtout évité de bouger.

Ce matin, vu que ca n’allait pas mieux, je suis finalement allée chez le médecin. Qui a diagnostiqué une entorse cervicale.En me faisant bien mal au passage, histoire de vérifier que y avait rien de plus grave. Youpie [3]

Je suis ressortie de la avec une ordonnance pour du valium. Je comprends pourquoi on parle d’éléphant rose associé avec maintenant. Parce que si je ne les vois pas, je les ressens très fortement dans mon corps là. Je me sens lourde a tendance pachydermique et sans énergie. Limite la gelée anglaise de Jurassick Park a plus de tonus que moi. Et en plus, j’ai toujours mal

J’étais optimiste quant à mon potentiel pour 2016, je crois que je vais réviser un brin mon jugement…

Et sinon concernant les chaussures, je crois bien que je vais les découper, les brûler et aller enterrer les cendres dans un autre état. Hmmm genre au Japon tiens, histoire d’exorciser la malédiction de ces chaussures de merde.

[1] La seule de toute le magasin qui n’était pas psychédélique, je crois que c’est une erreur du styliste. En plus elle est jolie dans ses tons de bleus.
[2] Ca doit être mon coté petite nature je pense
[3] Non parce qu’en ce qui concerne les traumas cranien ou l’entorse cérébrale, je suis plutôt à l’abris, n’étant pas équipée pour

Jan 032016
 

Depuis quelques années, il est devenu traditionnel d’inviter quelques potes a la maison pour fêter le nouvel an. Cette fois ci, nous étions 14. Autant dire qu’on était un peu coller serrer sur les canapés.

Bon dans ces 14 personnnes, il faut compter six enfants, qu’on a lâchement abandonner dans une autre pièce. J’avais rentrer une stère de bois pour qu’on ai pas froid.

Puis les gens sont arrivés, chacun apportant son lot de victuailles et de cadeaux. Qui le dessert, qui l’apéro, et les trouze mille bouteilles allant avec, d’autre l’entrée ou le foie gras.


Le potentiel murphiesque était au taquet, d’après les déclaration de certain, même au delà. Faut dire que Vanyel avait démarrer fort la journée, après une nuit blanche pour cause de rage de dents.


On papote et on bois gentiment. Puis on entend Chapupute©, la panthère psychopathe cracher et feuler. Y avait de quoi, les enfants avaient eu l’idée lumineuse de lui mettre un collier de Lagluante© autour du corps. Un collier élastique a grosses perles, lui donnant l’aérodynamie d’un sablier. Non parce que c’était pas autour de son cou hein, mais plutôt entre pile poil au milieu de son corps. Alors si ca a été facile a lui enfiler, lui retirer n’a pas été de tout repos.

Les enfants ont essayé, en vain. Après trois yeux crevés, deux pertes de pouces et une hémorragie jugulaire, Merlin a tenter de s’y coller. On a toujours trois doigts a récupérer au fond du gosier de la bête.

J’ai tenté après. Alors déjà, j’ai apprécié moyen de devoir soulever le sapin de 3m de haut et 42 tonnes pour récupérer le chat qui s’était tassé sous le pied du conifère.

Pour récupérer l’objet litigieux, j’ai utilisé la technique dite de la crêpe, ouske tu applatis le chat par terre suffisament fort pour qu’il ne puisse pas fuir et ne puisse bouger ses pattes que sur un plan. Malheureusement je ne l’ai pas fait assez fort et si je suis parvenue a retirer le collier, je peux présentement voir la gaine des tendons de ma main luire doucement à la lueur des guirlandes du sapin.

Entre les plats, Vanyel, qui a toujours un peu peur qu’on crève de faim quand il est là, avait fait un trou normand, composé donc de sorbet à l’alcool. Cette partie est importante pour la suite.

Puis pour terminer l’année en beauté, on a eu un petit accident. Le gatal au chocolat, qui soit dit en passant est une tuerie et porte le doux nom de “Death by Chocolate” était sur la table de la cuisine, passablement encombrée. Pour éviter qu’il ne lui arrive malheur, une personne dont on préservera l’anonymat en l’appelant Pangolin, s’est dit que ce serait bien de le proteger en le posant sur le couvercle du congélateur.

Vanyel ne se doutant de rien, va pour remettre son sorbet en place. Ouvre la porte de la pièce, n’allume pas la lumière, et patatra, le gateau et son assiette glisse derrière le congélo.

Stupéfaction dans la salle. Ca ressemble a une mauvaise blague de série Z. Les gens se regardent, fou-rire nerveux.

Le confectionneur de gateaux, dans le salon ignore tout du drame en cours. Moi aussi du reste, je suis rester avec lui et quelques autres. Quand tout à coup on m’appelle en cuisine.

J’arrive et regarde ce qu’on me montre. Je ne réalise pas tout de suite qu’il s’agit d’un demi gatal un peu écrasé et qui a perdu sa ganache. Le temps que l’info arrive au cerveau, je percute et saisi la portée du drame. ON me demande d’aller annoncer ça a Setchaya.

Dans ma tête passent différentes façons de lui annoncer la chose:

  • Tiens Setchaya, tu vois ton gateau? Et bien y a plus, casser, tomber, destroyer. *rire démoniaque*
  • Tu connais l’histoire du gateau et sprotch?
  • J’ai un truc pas cool a t’annoncer et je sais pas trop comment te le dire. Sois brave, ca va être dur, mais ne pleure pas

Et trente six mille autres raisons de lui annoncer la chose. Non parce que sérieusement, comment tu veux annoncer une chose pareil a un mec qui a passer trois heures en cuisine pour te faire son gateau?

J’ai finalement opté pour un rire nerveux, et un “ahahaha, la bonne nouvelle c’est que heureusement tu as fait des photos de ton gateau avant, parce que la, ben comment dire, il lui est arrivé un petit accident, mais il en reste encore”.

La demie-heure qui a suivi a été un peu tendue, rapport aux fous-rires nerveux contenus difficilement et aux envies de meurtres du patissier.

Pour commencer 2016 en beauté, on s’est dit que ca serait sympa de lancer des lanternes dans le ciel. On en avait 4, au final on en a utilisé que deux. Rapport que la première a failli resté coincée dans le saule en lui foutant le feu, et que la deuxième on s’est demandé si elle n’allait pas atterrir sur une maison voisine et l’incendier quand malgré les flammes on la vue descendre à fond les ballons. Heureusement elle a finalement décidé de reprendre de l’altitude et de vivre sa vie de lanterne en papier.

Au final, le gateau a été tout mangé et apprécié à sa juste valeur, et l’anecdote du gateau kamikaze restera de nombreuses années dans nos mémoires, personne n’est mort attaqué par le chat et les lanternes n’ont brulé personne.

Sur ce, il me reste a te souhaiter une pas-si-pire au pire et une bonne au mieux année 2016. Que ce cru soit sympathique est tout le mal que je te souhaite.

Dec 232015
 

Ouaaaais, c’est les vacances, crient les filles en faisant des bons de joie partout.

Ouaaaaaais, c’est les vacances, pense leur mère, donc moi, en se trainant péniblement et en regardant avec envie le Rotisha faire dodo.

Non parce que faut pas croire, c’est pas les vacances pour tout le monde hein. Parce que les deux filles, faut éviter qu’elles s’entretuent. Les pousser au cul pour qu’elles rangent, avec option mélodramatiques voire hurlements quand j’ose jeter un vieux dessin tout crasseux que limite le chat aurait pissé dessus, elles auraient voulu le garder aussi.

La joie de faire le tri dans leurs jouets, et le jour d’après retrouver ni vu ni connu, le vieux truc en plastique pourrit, pourtant jeté la veille au fin fond de la poubelle réapparu sur un tas qui n’était pas là hier.

La sensation d’être Sisyphe sauf qu’en fait de rocher, c’est des playmobils et autres petits ponays/barbies/lego que tu ranges dans des boites.

Gérer les demandes pour les cadeaux de fêtes et d’anniversaires pour les filles qui ont eu le mauvais gout de naitre genre moins d’un mois avant/après Noël. Et te retenir de dire des conneries.

En tout cas tu sais que le prochain qui offre un truc qui prend de la place ou qui a de multiples pièces, voire une poupée Frozen chantante, tu vas juste le frapper avec jusqu’à ce que mort s’en suive.

Ah et puis le supplice du sapin. Monté mais pas encore tout à fait terminé. Avec des décorations qui d’après ta fille de onze ans ont copulés, rapport au nombre qui progresse malgré tout.[1]

Et puis la perspective des fêtes. Ton foie est déjà parti faire un tour, ta tête est déjà dans un étau et ta tripaille crie grasse devant cette débauche calorifique qui va te faire absorber en trois jours l’équivalent d’un mois de pierrade à la tartiflette de raclette a tous les repas.

Puis la balance va te dire merde. Et toi, tu ne pourras pas dire merde aux gens. Parce que tu sais pas trop pourquoi, mais contrairement a tes principes misanthrope, tu as invité des gens pour nouvel-an.

Beaucoup en fait. En plus des gens qui n’ont aucun sens de la mesure. Pour qui une personne normalement constituée boira trois bouteilles d’alcool sur la soirée pour faire passer les 4kgs de nourriture. Des bons vivants en plus.

Du coup, on peut pas dire qu’on passe directement à janvier dites? On garde les paillettes, le sapin; ou alors je fais ni les réveillons ni Noël et je reste tranquillous sous ma couette, avec un thé, mon ordi et mon pyjama tout doux en pilou, avec les chats pour palier au fait que ma graisse et moi n’avons rien à nous mettre pour les fêtes et aucune intention d’aller faire les boutiques pour trouver des fripes.

[1] Oui, oui, coppulé. C’est bien le bon mot. Je sais pas encore trop bien ce que je dois faire d’elle, mais la je me renseigne sur les nonnes.

Nov 252015
 

Je me faisais la reflexion y a quelques temps de savoir quand est-ce qu’on devenait vieux. Est-ce que c’est comme une maladie, ça nous tombe dessus un matin, pouf, on est de l’autre coté de la barrière?

Est-ce que c’est quand le glissement se fait doucement, qu’on n’écoute plus Fun Radio, mais Classic 21, voire Nostalgie, qu’on se réveille un jour et qu’on aime ca? [1]

Ou alors quand on se réveille un matin avec la gueule de bois/l’haleine de mort/les yeux panda, qu’on se dit qu’on est trop vieux pour ces conneries et qu’on s’y tient? [2]

Peut-être que c’est quand on voit les amis se mettre en couple/faire des bébés/acheter des maisons et commencer a parler sérieusement [3]

Qu’on arrête de s’émerveiller pour des petits rien, comme un couché de soleil ou la forme des nuages? Ou que le débit de conneries diminue, que tes jeux de mots et calembours disparaissent peu à peu pour rentrer dans le sens commun? [4]

Ou quand tu ne sors plus, ne vois plus tes amis et refuses les invitations aux soirées jeux/déconne/whatever [5]

Peut-être est-ce quand tu vois le compteur d’âge de tes enfants augmenter. Avec des moments symboliques, comme celui ou on passe a deux chiffres, ou les changements d’écoles.

Ou alors quand tu ne tiens plus le sport, que courir plus de 100M t’es impossible et que quand tu t’essaies a l’aikido, outre le fait d’avoir fait découvrir aux autres le principe de l’équilibre du raton laveur bourré [6], tu découvres que si tu persévères, les prochaines semaines ne seront qu’une suite douloureuse de courbatures et articulations déboitées [7]

Quand tu te regardes le matin dans le miroir et que tu vois des cheveux blancs apparaitre, d’abord timidement puis se sentant en terrain conquis? Les rides d’expressions qui accentuent, j’espère que tu as éviter de trop faire la gueule toute ses années, et ces petites ridules qui arrivent là, au coin des yeux quand tu les plisses. Ne parlons même pas de ton front qui a l’outrecuidance d’être tout strié. [8]

Peut-être quand tu te rends compte que tu mémorises plus si facilement que ça tes textes. Oh, rien à craindre et ce qui concerne les propres tiens, ou du Laurence Bibo, voire du Sylvie Joly. Par contre les trucs en prose façon au hasard, la complainte de Ruteboeuf, la directement y a plus personne [9]

Bref, tout ca pour dire que demain Laglue© elle a 11 ans. ONZE PUTAIN d’années et que là, d’un coup, je me sens vraiment vieille. Et lasse. Et grosse. Et la tu te dis que
Oui que c’est le temps qui court. Ne me remercie pas pour ce clip, qui va bientot avoir vingt ans

Voilà, sinon promis bientôt sort la suite de mes aventures a San Francisco, et un post sur la brouette japonaise en aikido

[1] Je te rassure tout de suite, je n’en suis pas à ce point là. Je n’écoute plus Fun Radio, mais Classic 21 reste ma radio référence quand mon forfait data est mort.
[2] Oui enfin, plus que quelques jours aussi, faut pas déconner. D’ailleurs c’est ce que je me dis tous les soirs quand je repousse le moment d’aller me coucher, telle une sale gamine
[3] Boring. N’essayer jamais les soirées assurances et cantonnez-vous aux soirées jeux de role/jeux/ou sex-toys, sérieusement.
[4] Ah de ce coté là, j’ai pas grand chose à craindre
[5] Ah non pardon ca, ca s’appelle la dépression si c’est temporaire, la misanthropie si c’est récurrent. Je te déconseille le mixe des deux, ça fait mal
[6] Mais si mais si, t’as même pas besoin d’une poussée pour t’éclater la gueule en beauté sur les tatamis, tu te fais ippon toute seule comme une grande, sous le rire de ta partenaire. Oui je suis une catastrophe ambulante
[7] Ah non merde, ca c’est mon état naturel, totalement lamentable.
[8] Oh bordel, en vrai en fait, j’ai l’air d’une gorgone. Tu vois Cruella dans la petite sirène. Ben enlève un peu de tentacules et mets lui la peau blanche, c’est moi.
[9] Bonjour, on se connait? “Mais que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus” D’abord m’sieur j’ai pas d’amis du coup je peux pas vraiment savoir ce qu’ils sont devenus. “Et tant aimé” Berrrk aimer des gens, mais ca va pas la tête?