Mar 302016
 

Je sais que l’actualité est rude en ce moment. Que la Belgique est encore sous le choc, à raison. On peut s’attendre a voir défiler les listes de noms des personnes qui on perdu [1] la vie lors de cette double attaque, que les stigmates des explosions seront encore là quelques temps.

Je ne vais pas parler de ça. D’autres l’ont très bien fait, dont le très talentueux Hamadi , ou des gens qui ont survécus, ou simplement qui ont vu ou qui était là.

Moi je n’y étais pas, je suivais les infos, bien contente de ne plus être à la capitale. Je ne vais donc pas faire un article dessus, c’est pas mon rayon, mon rayon c’est la vie de tous les jours, les débilités et les jeux de mots pas drôle, en plus de l’electrocution par électricité statique. C’est peut-être un signe que je devrais bouger plus.

Malgré tout, j’ai une pensée pour les victimes, les familles, tous ces gens qui continueront à vivre en ayant perdu qui un père, un époux, un frère,une soeur, une mère, un(e) ami(e) cher(e). Et mon coeur se sert pour eux. Et égoïstement,humainement surtout, je suis contente de n’avoir perdu personne dans cette catastrophe, et je sers un peu plus les filles contre moi [2]

Ma contribution aux attentats s’arrêtera là. Moi le seul truc ou je suis douée c’est raconter la vie quotidienne, les anecdotes a deux balles, celles qui font sourire ou rire, voire déclenche des facepalms chez ceux qui les entendent/voient. Je m’en vais donc te narrer l’une de mes dernières…
Imagine un grand magasin. Colruyt pour ne pas le citer, comme ca tu vois les longues allées nues, les linéaires remplis, les chariots de tous coté. Voilà, tu vois.

Maintenant imagine que j’ai posé mon chariot a moi à un bout d’une rangée, près d’un croisement. Et que je suis à l’autre bout, a la recherche de coton-tiges.

Que je me rapproche du chariot. Qu’arrivée a une quinzaine de mètre du chariot, ou un peu plus, je regarde mon sac de coton-tiges, là dans ma main et mon chariot. Et mes coton-tiges. Et mon chariot.

Tu peux imaginer a ce niveau que dans mon neurone diabolique s’élabore un plan à base de “Je suis Shaquille O’Neal. Comme ça oui. Avec l’ampoule qui s’allume au dessus de ma tête.

Je regarde à droite, à gauche, personne. Je me concentre, prend la pose du tireur au basket ball et pam, un superbe lancé en cloche. Pas de bol, juste à ce moment, une innocente passante à l’idée saugrenue de passer justement par là et manque s’évanouir face à cette masse blanche sur le point de se jeter sur elle.

Manque de chance [3],mon splendide lancé termine sa parabole pile poil au milieu de mon chariot sans en toucher les bords, marquant un formidable chariot à cinq points.

Grand moment de solitude, vu que je n’ai pas su retenir mon geste de victoire, alors que la femme tremblait comme une feuille et ne demandait qu’a vite se tirer loin de cette folle furieuse. J’ai quand même eu le bon gout de m’excuser, en retenant un rire nerveux en me mordant l’interieur de la joue.

Bref, j’ai fais un panier chariot a cinq point et j’en suis fière.
Oui, ma vie est tout a fin inintéressante, je sais

[1] Quelle drôle d’expression que perdre la vie. Un peu comme si hop, on se promenait et là tout cas paf, tu tombes raide mort, ta vie est sortie de ta poche, tu l’as perdue et t’avais rien remarqué. On peut perdre ses clefs, son téléphone ou son portefeuille; c’est peut-être définif pour l’objet, mais la vie continue. Tandis que quand on perd la vie, ben elle continue plus. Enfin pour soi, parce que pour les autres bien.
[2] Avant de m’arracher a nouveau les cheveux sur leurs relations conflictuelles.
[3] Ou coup de chance, ca se discute

Mar 212016
 

J’ai testé pour vous, et moi, la tout première édition du Comic Con de Bruxelles.

Comic Con, nous voila \o/

Comic Con, nous voila \o/

J’y ai passé tout le we, d’ailleurs pour l’occasion je m’étais même préparé un cosplay River Song, même s’il n’était pas fini, et qu’au final, mon honneur est sauf vu qu’il y a eu AU MOINS UNE SEULE PERSONNE a oser me demander pour me prendre en photo.

Immonde créature de l'espace, je vais te blasteriser

Immonde créature de l’espace, je vais te blasteriser


[1][2]

Mais a la base, on était pas la pour ça. Le but de notre venue ce we, c’était de raconter sur le quantum stage une histoire inédite de Doctor Who, enfin plus particulièrement de River Song.

Tu le sens bien là, le stress qui monte?

Tu le sens bien là, le stress qui monte?

Une histoire écrite à quatre mains, avec Setchaya que même Moffat, il tomberait dessus, direct il nous engagerait dans sa team scénaristique [3]. D’ailleurs rappelle moi de te parler de nous un peu plus tard, mais on a de gros projets sur le feu, tu vas voir ca va être chouette.

Bref, on devait donc faire DEUX uniques représentation, le samedi a 10h30, le dimanche à 13h. Sachant que l’ouverture des portes se faisait a 10h, on se doutait bien que le samedi y aurait pas grand monde. Une grosse dizaine de personnes au final. C’est bien ca faisait comme une générale.

Merci à toi public, de t'être déplacé en masse pour nous voir \o/ (non mais en vrai, il était 10h là )

Merci à toi public, de t’être déplacé en masse pour nous voir \o/ (non mais en vrai, il était 10h là )

Je te passe ma délicate façon de monter sur scène, qui nous a valu dès le lendemain un escalier créé a partir de valises “pour qu’on aie plus facile”, option équilibre instable et cri de bête effarouché en montant sur scène le dimanche. Paye ton sérieux.

Un petit speach d’entrée et c’est parti pour trente minutes d’histoire. Cette fois ci, pas de lapsus à la con style “arc de sexe” plutôt qu’arc de cercle, et c’est tant mieux, parce que dans le public il y avait un jeune garçon, fan de Doctor Who, qui est venu nous voir après pour nous dire a quel point il avait apprécié.

Sachant que les enfants/ado sont l’un des publics les plus difficile a contenter j’dois dire qu’on était pas peu fiers de notre réussite

Après ça changement de vêtements et déambulation pour voir a quoi ressemblait ce comic con.

Tour et Taxi c’est relativement grand. En l’occurrence ils avaient pris un ou deux hangars pour s’installer, avec une partie bouffe/cosplay/jeu videos et une partie merchandising. Aussi grand que ca soit, il y a vite du monde dans les allées et ca devient galère de s’y promener [4]. La nourriture n’est pas dégueu, mais pas spécialement bonne non plus et ne laisse que deux choix: hot dog ou pain garnis. Côté boissons, les softs habituels et plusieurs sortent de bières, de quoi contenter tout les assoiffés.

Dimanche 12h30. La salle est pleine… De gens qui mangent leur sandwiches…
13h on monte sur scène en guise de préambule, je demande parmis tout ces gens qui sont ceux qui sont là pour l’histoire. Une multitude main se lèvent. Grand blanc. Ah oui, kanmem’ réponds-je, incrédule [5].

Micro en main, on commence, le public sera ravi de la prestation. On en profite pour faire quelques selfies veni-vidi-vici avec son consentement et c’est déjà fini.

Là, tu vois, je t'avais bien dit qu'ils étaient gentils, souriants, et ne nous mangeraient pas

Là, tu vois, je t’avais bien dit qu’ils étaient gentils, souriants, et ne nous mangeraient pas

On a fait le Comic Con Bruxelles en tant que conteurs, et c’était un pied intégral.

On a profité de l’aprem pour faire quelques menus achats, quelques photos, boire manger et rentrer.

Mokilémignon, on a qu'une envie le poupouiller tout plein

Mokilémignon, on a qu’une envie le poupouiller tout plein

Enfin, rentrer on aurait bien voulu, ma vessie et moi. Non parce que vu le monde au Comic Con, j’avais pas trop envie de retraverser tout le hall pour aller aux toilettes. Ca tiendrait jusque la maison, après tout on en avait pour quoi, 20 minutes de route grand maximum. Ben c’était sans compter la manif. Qui nous a bloquer une bonne demie-heure. Une fois qu’on a fait demi-tour comme pas mal de gens, c’était pour se faire bloquer par le match de foot au heysel.

On a terminé le week-end en s’auto-congratulant, en voyant les points a améliorer et en se disant qu’il faudrait faire ça plus souvent. Bref, une super société de conteurs est né, et elle ne fait que commencé

[1] D’ailleurs il a fallu que Setchaya me le signale, sinon le pauvre gars l’aurait jamais eu sa photo, tellement j’étais à l’ouest.
[2] Et non, je n’en mettrai pas de photo, je tiens a préserver un minimum ma dignité
[3] C’est vrai, personne n’a eu d’acte de violence envers nous et les gens ont apprécié, c’est bien la preuve non?
[4] Regarder les stands qui vendent des tas de choses comme des pops, des comics, des pokemons, des trucs marvels,… S’en mettre plein les yeux en regardant des cosplay magnifiques,…
[5] Des années de théatre, de conte et d’impro, je te dis.