Nov 252015
 

Je me faisais la reflexion y a quelques temps de savoir quand est-ce qu’on devenait vieux. Est-ce que c’est comme une maladie, ça nous tombe dessus un matin, pouf, on est de l’autre coté de la barrière?

Est-ce que c’est quand le glissement se fait doucement, qu’on n’écoute plus Fun Radio, mais Classic 21, voire Nostalgie, qu’on se réveille un jour et qu’on aime ca? [1]

Ou alors quand on se réveille un matin avec la gueule de bois/l’haleine de mort/les yeux panda, qu’on se dit qu’on est trop vieux pour ces conneries et qu’on s’y tient? [2]

Peut-être que c’est quand on voit les amis se mettre en couple/faire des bébés/acheter des maisons et commencer a parler sérieusement [3]

Qu’on arrête de s’émerveiller pour des petits rien, comme un couché de soleil ou la forme des nuages? Ou que le débit de conneries diminue, que tes jeux de mots et calembours disparaissent peu à peu pour rentrer dans le sens commun? [4]

Ou quand tu ne sors plus, ne vois plus tes amis et refuses les invitations aux soirées jeux/déconne/whatever [5]

Peut-être est-ce quand tu vois le compteur d’âge de tes enfants augmenter. Avec des moments symboliques, comme celui ou on passe a deux chiffres, ou les changements d’écoles.

Ou alors quand tu ne tiens plus le sport, que courir plus de 100M t’es impossible et que quand tu t’essaies a l’aikido, outre le fait d’avoir fait découvrir aux autres le principe de l’équilibre du raton laveur bourré [6], tu découvres que si tu persévères, les prochaines semaines ne seront qu’une suite douloureuse de courbatures et articulations déboitées [7]

Quand tu te regardes le matin dans le miroir et que tu vois des cheveux blancs apparaitre, d’abord timidement puis se sentant en terrain conquis? Les rides d’expressions qui accentuent, j’espère que tu as éviter de trop faire la gueule toute ses années, et ces petites ridules qui arrivent là, au coin des yeux quand tu les plisses. Ne parlons même pas de ton front qui a l’outrecuidance d’être tout strié. [8]

Peut-être quand tu te rends compte que tu mémorises plus si facilement que ça tes textes. Oh, rien à craindre et ce qui concerne les propres tiens, ou du Laurence Bibo, voire du Sylvie Joly. Par contre les trucs en prose façon au hasard, la complainte de Ruteboeuf, la directement y a plus personne [9]

Bref, tout ca pour dire que demain Laglue© elle a 11 ans. ONZE PUTAIN d’années et que là, d’un coup, je me sens vraiment vieille. Et lasse. Et grosse. Et la tu te dis que
Oui que c’est le temps qui court. Ne me remercie pas pour ce clip, qui va bientot avoir vingt ans

Voilà, sinon promis bientôt sort la suite de mes aventures a San Francisco, et un post sur la brouette japonaise en aikido

[1] Je te rassure tout de suite, je n’en suis pas à ce point là. Je n’écoute plus Fun Radio, mais Classic 21 reste ma radio référence quand mon forfait data est mort.
[2] Oui enfin, plus que quelques jours aussi, faut pas déconner. D’ailleurs c’est ce que je me dis tous les soirs quand je repousse le moment d’aller me coucher, telle une sale gamine
[3] Boring. N’essayer jamais les soirées assurances et cantonnez-vous aux soirées jeux de role/jeux/ou sex-toys, sérieusement.
[4] Ah de ce coté là, j’ai pas grand chose à craindre
[5] Ah non pardon ca, ca s’appelle la dépression si c’est temporaire, la misanthropie si c’est récurrent. Je te déconseille le mixe des deux, ça fait mal
[6] Mais si mais si, t’as même pas besoin d’une poussée pour t’éclater la gueule en beauté sur les tatamis, tu te fais ippon toute seule comme une grande, sous le rire de ta partenaire. Oui je suis une catastrophe ambulante
[7] Ah non merde, ca c’est mon état naturel, totalement lamentable.
[8] Oh bordel, en vrai en fait, j’ai l’air d’une gorgone. Tu vois Cruella dans la petite sirène. Ben enlève un peu de tentacules et mets lui la peau blanche, c’est moi.
[9] Bonjour, on se connait? “Mais que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus” D’abord m’sieur j’ai pas d’amis du coup je peux pas vraiment savoir ce qu’ils sont devenus. “Et tant aimé” Berrrk aimer des gens, mais ca va pas la tête?

Nov 232015
 

Ce n’est un secret pour personne, je décroche l’award de la mère en carton sans aucun soucis. Que ce soit en manquant empoisonner les filles, en leur marchant dessus [1] ou plus prosaïquement comme mardi en laissant mes clefs enfermées a l’interieur

On rentre d’aikido avec Lagluant© avec son petit cahier, elle me fait une carte et me guide pour rejoindre la maison. C’est par là. Puis par là. Je lui avais promis une petite promenade dans le noir, dans le jardin, malgré le vent. Ce qu’on fait donc. Il est genre 20h30, elle a déjà mangé, reste plus qu’a rentrer et aller au pieu.

Sauf que. Devant la porte, je check mes poches. Double checK. Triple check. Rien. Nothing. Nada. Kepouik. Je dois me rendre à l’évidence, mes clefs ne sont pas là.

MonChéri, lui est occupé et indisponible. Bon je téléphone a Vanyel, qui heureusement habite pas loin et a un double. Chance, il est disponible et a follement envie de nous descendre les clefs dans le vent et le froid.

Le temps qu’il s’habille et arrive, je propose a la puce de continuer notre promenade dans le jardin, avec la lampe de poche et sa carte. Je manque me bouffer le saule, mais survis de justesse. Elle, elle est super contente, un peu de rab avant d’aller au lit et une promenade dans le noir, elle aurait tort de se priver.

On ouvre le verrou la porte du jardin en attendant, et la c’est le drame. La porte bouge toute seule. Flippée, Lagluante© se réfugie derrière moi et refuse d’avancer d’un iota.

Je suis derrière toi, vas-y toi, maman, dit elle courageusement en me poussant. Bon faut dire que le coucou Fantôme que j’ai lancé quand la porte s’est ouverte en grand, n’était peut-être pas le plus malin. Elle s’est finalement approchée, et du bout des lèvres a bien voulu reconnaitre que oui, c’était peut-être bien le vent qui avait bougé la porte.

Quand enfin notre sauveur est arrivé, Lagluante© aurait bien voulu encore un peu rester dehors, parce que c’est si chouette les histoires dehors. Après une âpre négociation “si tu montes tout de suite tu peux dormir avec Gros Nounours [2]” elle s’est finalement retrouvée au lit avec grattes-grattes et promesse de refaire le plus rapidement possible une promenade dans le noir. Et que si en plus c’était sous la neige, ce serait le top du top

[1] Mais quelle idée aussi de s’endormir au milieu du couloir, dans le noir après être allé pisser franchement.
[2] Quand je te dis que je suis une mère en carton

Nov 112015
 

Ca fait quelques temps que j’avais promis aux filles de faire une promenade nocturne. N’ont qu’elles n’en aient pas eu leur comptant cet été, mais voyez-vous, elles ne comprenaient pas pourquoi ça devait s’arrêter avec l’automne.

Vu le temps de ces dernières semaines, je ne peux décemment pas leur donner tort.

Nous sommes donc parties vers 16H00. Armées d’une lampes de poche et d’un plan des environs. Elles nous ont guidées a tour de rôle dans la “Forêt Désenchantée” qui longe le “Désert de l’OUbli”, mais dont un cours d’eau rempli de serpent se jette dedans.


Alors pendant qu’on nageait dans le lit de la rivière, il fallait doudoucer chaque serpent (grosse branche) qu’on croisait, parce que comme ca ils sssssronsronnaient.

Et puis parfois, il fallait remonter sur la berge pour en délivrer un ou observer un oiseau super rare.

Quand on est arrivé au fin fond de la rivière, il y avait un portail et un teleporteur pour repartir vers la maison des fantômes. Mais comme il commençait a faire noir, il fallait faire attention de ne pas les réveiller.

Quand il a fait vraiment trop noir que pour rester dans les bois sans lampe de poche, nous sommes parties vers le ravel, avec un timing méga serré. Pendant que l’une guidait, l’autre tenait la torche. Avec un roulement toutes les six minutes.

Et attention de ne pas marcher dans l’herbe au milieu sous peine de se transformer en fantôme. Et comment on sait qu’on est un spectre? Facile, on a plus de pieds.

On est rentrées en passant à travers champs, pendant que la grande râlait sur la petite qui n’éclairaient que ses pieds, et que quand même elle pouvait faire un effort de pas lui mettre la lumière dans les yeux. Et vice versa quand la torche changeait de main.

Finalement c’est une promenade d’un peu plus d’une heure trente et de cinq kilomètres qu’on aura faite, une grosse partie dans le noir.

Et y a pas a dire, elles ont aimé et pas qu’un peu. Le “pire” dans tout ça? L’imagination débordante dont elles font preuve.

Quand est-ce qu’on remet ça? Bah, le plus rapidement possible. Ha, oui si y a moyen, sans papa ont-elles dit. Ah et si on pouvait faire pareil de nuit, sous la neige, ca serait encore plus mieux.

Je crois que ces enfants ont hérité de moi. L’amour des balade nocturne et si possible dans un paysage enneigé, c’est mon coté sale gamine qui est resté.

Bon en attendant, on doit toujours rendre visite a la sorcière Crok-les-Os, et déposer de quoi manger aux fantomes.

Nov 072015
 

Ou comment je ne suis pas une mère parfaite. Oui prépare déjà les cailloux pour la lapidation, I deserve it.

C’était un soir ordinaire, pour faire plaisir a Lagluante© j’avais fais un repas boudin compote. ZE truc dont elle raffole. Encore plus quand on fait la compote maison. Ce qui pour une fois n’était pas le cas [1]. C’était un reste de compote achetée quelques jours plus tôt.

Plus tard dans la nuit “brrett brettt brettt” [2], Lagluante© s’approche de mon lit et avec sa petite voix chantonnante “maaamaaaaan j’ai vomis par terre sur mon lit et sur mon drap”.

Fort bien donc. Je retourne l’armoire en recherche d’un drap propre, le change, nettoie le lit et le sol en mode automatique, je te rappelle qu’il est 3H du mat, manque me tauler dans l’escalier en récupérant un bac à vomis. Remet Lagluante© au lit et me recouche, yeux grands ouverts, le temps de faire tout ca, je suis réveillée et plutot bien. J’observe le plafond pendant quelques minutes [3] et rebelote, petits pas de Lagluante© dans le couloir, elle a revomis, mais dans son bac cette fois ci.

Tentative de recouchage. A peine deux minutes, j’entend une course poursuite dans le couloir, c’est Lagluante© qui se rue aux toilettes. Pour vomir. Ke me penche pour lui tenir les cheveux et là l’horreur. Juste à coté des gogues, une énorme araignée. Alors si moi ça va, c’est le truc uber flippant pour la puce.

Mon neurone fonctionne a vitesse exponentielle, cherche une solution pour qu’elle ne voit pas l’araignée et vice versa. L’écraser avec mes pieds nus est totalement hors de question.

Je décroche donc mon bras, le laisse sur l’épaule de la petite et lui parle gentiment pendant que le reste de mon corps se rue chercher une chaussure pour écraser l’innocente qui n’avait eu que pour seule erreur de sortir à 3h00 du matin. Cependant, vu comment elle était placée elle aurait de toute façon été sacrifiée sous l’autel de mon pied nu tête dans le cul lors de mon pipi matinal.

Une mise au pieu, des bisous calins et grattes-grattes plus tard, elle est enfin rendormie. Me reste a trainer mon insomnie au lit avec moi. Elle dormira jusqu’a 10h30 le lendemain.

Après ce fut la journée de ses rêves: bain avec maman, lessive à la wasserette [4], avec promenade dans les bois et passage a la plaine de jeux le temps du lavage, on récupere Laglue© qui avait stage de plongée option taquinement du fond de la piscine et en route vers chez mamie.

Puis aikido, ou elles passaient leur premier grade. Première barrette jaune pour les deux, méga fières du coup. Surtout la petite qui était pas chaude pour y aller ce jour là. Dessiner chez mamie c’était beaucoup mieux, parait-il.

Si les  aikishugyosha volent bas, ca veut dire qu'il fera beau?

Si les aikishugyosha volent bas, ca veut dire qu’il fera beau?

Et puis la nuit. 2h30 du matin. Les petits pas, une petite voix dans mon oreille, toute ensommeillée [5] “Maaaamaaaaaan je crois que j’ai renversé mon bac à vomis.

Avant même de rentrer dans la chambre, l’odeur horrible. Elle pas renversé, elle a juste revomi tout sur sa couette dans son sommeil. Ah, et un peu par terre aussi, me dis-je en mettant le pied dedans.

Sur ses mains,le carnage total. J’embarque donc la couette et la petite et direction salle de bain, ou je carcherise le tout. Avant de remettre Lagluante© au pieu, avec le combo bisous-calins-grattes-grattes-du-dos.

Et le pire dans tout ca? C’est que malgré la chambre partagée, la lumière allumée et les bruits, la grande n’a jamais rien calculer.

Autant dire que le lendemain, on était un peu hors du monde hein. Or il se trouve que le lendemain matin, c’était aujourd’hui. Du coup j’avoue, je balise un peu pour cette nuit. Mais je sens bien que je vais rejoindre la #TeamHibou, de ceux qui se disent que dormir la nuit, c’est pour les faibles en fait. Ou les gens sans enfants.

Edit: en fait ce n’est pas ma tentative de meurtre sur Lagluante© qui l’a rendue malade mais plus un virus type gastro, vu que sa soeur est tombée malade elle aussi. Et j’avoue, ca gargouille un peu dans mon ventre. J’ai peur.

[1] Ce qui a toute son importance.
[2] Petits pas légers de Lagluante© dans la nuit, qui contrairement à sa mère ne se prend ni murs ni portes en cas de réveil nocturne
[3] Non je déconne, quite à ne pas savoir dormir, je lis sur mon téléphone
[4] Pour cause de machine à laver mourrute. On attend de voir si tel Lazare elle ressuscitera ou s’il faudra la changer
[5] La voix et l’oreille en fait. Team #TeteDansLeCul